Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200053(TA87-2200053)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la SARL Tannerie Gal, qui demandait la condamnation solidaire de la commune de Bellac, de l'État et de l'entreprise Sade à lui verser 180 000 euros pour des dommages subis par son bâtiment-musée. Le tribunal a estimé que le lien de causalité entre les travaux d'extension du réseau d'assainissement et le basculement du bâtiment n'était pas établi, les expertises ayant mis en évidence des causes préexistantes comme l'érosion naturelle de la rivière et la vétusté de l'ouvrage. La solution retenue s'appuie sur les principes de la responsabilité pour dommages de travaux publics, sans application de textes spécifiques, faute de démonstration d'un préjudice anormal et spécial imputable aux travaux.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200498(TA87-2200498)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, détenu condamné pour meurtre, qui contestait le refus du garde des Sceaux de l’affecter au centre pénitentiaire de Saint-Denis de La Réunion pour se rapprocher de sa famille. Le tribunal a jugé que la décision de changement d’affectation constitue une mesure d’ordre intérieur insusceptible de recours, sauf atteinte à une liberté fondamentale, ce qui n’était pas établi en l’espèce. Il a considéré que le requérant n’apportait pas la preuve de l’existence ou de la fréquence des liens familiaux invoqués, et que l’éloignement familial est une conséquence inévitable de la détention. La requête a été rejetée sur le fondement des articles 717 du code de procédure pénale et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200949(TA87-2200949)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête des consorts A, propriétaires d’un plan d’eau à Saint-Amand, qui demandaient l’annulation de l’arrêté préfectoral du 10 février 2022 régularisant le statut de leur pisciculture avec prescriptions spéciales. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment l’incompétence du préfet, le défaut de motivation, la méconnaissance du contradictoire, l’existence d’une autorisation antérieure de 1992, l’atteinte au droit de propriété et le détournement de pouvoir, pour les écarter comme infondés. S’appuyant sur les articles L. 214-3 et R. 181-2 du code de l’environnement, le tribunal a jugé que le préfet était compétent pour imposer des prescriptions particulières afin d’assurer la protection des intérêts environnementaux, sans que cela constitue un retrait illégal de droits acquis. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2300968(TA87-2300968)

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté du 7 avril 2023 du directeur départemental de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations de la Corrèze infligeant à M. Olivier Rebeyrotte un blâme et une exclusion temporaire de fonctions de trois jours avec sursis. La juridiction a relevé d'office que ce cumul de sanctions disciplinaires n'était pas prévu par les articles L. 533-1 et L. 533-3 du code général de la fonction publique, qui énumèrent limitativement les sanctions applicables. En prononçant deux sanctions pour les mêmes faits, l'autorité administrative a méconnu ces dispositions, entraînant l'annulation de la décision sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Les conclusions de M. Rebeyrotte au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2301456(TA87-2301456)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus de son admission en première année de Master "droit pénal et sciences criminelles" à l'université de Limoges. Le tribunal a jugé que la délibération fixant les capacités d'accueil et les modalités de sélection avait été régulièrement publiée et transmise au recteur, conformément aux articles L. 612-6 et L. 719-7 du code de l'éducation. Il a estimé que les critères de sélection, basés sur l'examen du dossier, ne méconnaissaient pas le principe de libre accès aux études universitaires. Enfin, le tribunal a considéré que la décision de refus n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2301537(TA87-2301537)

Le Tribunal administratif de Limoges a annulé un arrêté du 21 juin 2023 du président du SDIS de la Corrèze infligeant un blâme à un lieutenant de sapeur-pompier professionnel. Le juge a estimé que la sanction était insuffisamment motivée, car elle se bornait à des griefs généraux sans préciser les faits reprochés, en méconnaissance des articles L. 533-1 du code général de la fonction publique et L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration. Cette annulation a été prononcée sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2401464(TA87-2401464)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. B, étudiant en licence Accès Santé, contestant la délibération du 5 juillet 2024 du jury de l'Université de Limoges rejetant sa candidature en deuxième année de médecine. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'université, estimant que l'inscription provisoire de M. B, ordonnée par le juge des référés, ne privait pas d'objet le recours en annulation. Sur le fond, le tribunal a annulé la délibération litigieuse au motif que le jury avait méconnu le principe d'égalité en appliquant une note seuil non prévue par les textes, en violation de l'arrêté du 4 novembre 2019 et du code de l'éducation. En conséquence, il a enjoint à l'université de réexaminer la candidature de M. B dans un délai d'un mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401488(TA87-2401488)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté préfectoral du 5 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure lié à la notification de l'arrêté, jugeant que les modalités de notification sont sans incidence sur la légalité de la décision. Il a également estimé que les activités d'insertion alléguées par le requérant ne constituaient pas un motif exceptionnel ou humanitaire justifiant une admission au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401491(TA87-2401491)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté préfectoral du 30 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen, jugeant l'arrêté régulier. Il a également considéré comme inopérant le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la CEDH contre l'obligation de quitter le territoire, cette décision ne fixant pas le pays de renvoi. Enfin, le tribunal a estimé que la décision d'interdiction de retour pour un an n'était pas disproportionnée au regard de la vie privée et familiale de l'intéressé, et a rejeté la demande d'annulation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401500(TA87-2401500)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante bangladaise, contestant l'arrêté préfectoral du 2 août 2024 lui retirant son attestation de demandeur d'asile, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3.1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant légalement justifié sa décision au regard de la situation personnelle et familiale de l'intéressée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401501(TA87-2401501)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en formation de 1ère chambre, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 2 août 2024. Cet arrêté prononçait le retrait de son attestation de demande d'asile, une obligation de quitter le territoire français, une interdiction de retour d'un an et fixait le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier les articles L. 611-1, L. 612-8 et L. 721-4, ainsi que sur les conventions internationales applicables.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2401503(TA87-2401503)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. D C, ressortissant marocain, contestant l’arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 22 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a annulé cet arrêté au motif qu’il méconnaissait les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, en raison de l’atteinte disproportionnée portée à la vie privée et familiale du requérant, compte tenu de la présence en France de son épouse et de ses enfants, dont un fils mineur atteint d’autisme. La solution retenue s’appuie également sur les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401508(TA87-2401508)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D, ressortissante macédonienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. La requérante invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et une méconnaissance des articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que Mme D ne justifiait pas d'une entrée régulière en France ni de liens personnels et familiaux stables, son époux étant en situation irrégulière et faisant l'objet d'une mesure d'éloignement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401540(TA87-2401540)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante bangladaise, contestant l'arrêté préfectoral du 24 juillet 2024 portant retrait de son attestation de demande d'asile, obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant l'arrêté régulièrement signé par délégation et suffisamment motivé au regard du rejet définitif de sa demande d'asile. S'agissant de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH), le tribunal a estimé que la requérante n'apportait pas de justification suffisante sur la réalité et la stabilité de ses liens personnels en France par rapport à ceux conservés au Bangladesh. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401541(TA87-2401541)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, un ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 12 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était légal, car M. A ne justifiait pas d'un visa de long séjour requis par l'article L. 412-1 du CESEDA, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'accord franco-tunisien et de l'article 8 de la CEDH étaient infondés. Les décisions d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination ont également été validées, le tribunal écartant les moyens de vice de procédure et d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401585(TA87-2401585)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de Mme B et M. D, ressortissants algériens, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Haute-Vienne du 17 juin 2024 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien de 1968. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation ni méconnu son pouvoir discrétionnaire. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2300095(TA87-2300095)

Refus de titre de séjour pour soins annulé par le tribunal administratif de Limoges (2ème chambre). Le requérant, ressortissant guinéen, contestait le refus du préfet de la Haute-Vienne du 21 octobre 2022. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le préfet avait produit l'avis du collège de médecins de l'Ofii et que ce dernier avait valablement estimé que l'intéressé pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. La décision s'appuie sur l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article R. 425-11 du même code.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200144(TA87-2200144)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de la décision implicite du préfet de l'Indre refusant de suspendre les arrêtés d'homologation des circuits de moto-cross et automobile des Tourneix. Le requérant invoquait le non-respect du décret n° 2017-1244 du 7 août 2017 et des articles R. 1336-5, R. 1336-7 et R. 1336-8 du code de la santé publique relatifs à la prévention des nuisances sonores. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de solution alternative dans l'extrait fourni. La décision s'appuie notamment sur le code du sport, le code de la santé publique et le code de l'environnement.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200467(TA87-2200467)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'arrêté du maire de Bellac instituant une servitude de passage pour le déploiement de la fibre optique sur la façade de son immeuble. Le tribunal a jugé que la procédure prévue aux articles L. 45-9 et suivants du code des postes et des communications électroniques avait été régulièrement suivie, et que l'opposition du propriétaire ne fait pas obstacle à l'institution de la servitude. Il a également estimé que l'arrêté ne méconnaît pas le droit de propriété, dès lors que la servitude est légale et que son emplacement a été choisi dans des conditions respectueuses de l'environnement et de la qualité esthétique des lieux. La requête a donc été rejetée, de même que les conclusions de la commune de Bellac au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401586(TA87-2401586)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par deux ressortissants algériens, Mme B et M. D, d'un recours en excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux du 17 juin 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale des intéressés au regard des textes applicables.

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