Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2402265(TA87-2402265)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la société ENEDIS d’une requête en annulation d’un titre exécutoire émis par le syndicat des énergies de la Haute-Vienne (SEHV). La société ENEDIS s’est ensuite désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 20 janvier 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue.
N° TA87-2401656(TA87-2401656)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A contestant le refus du service des retraites de l'Etat de lui verser des mois de pension. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité manifeste de la requête, car le requérant n'a pas produit le titre de pension contesté, malgré une demande de régularisation restée sans suite. Cette irrecevabilité est prononcée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2401817(TA87-2401817)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. C d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Châteauroux du 7 juin 2024 prononçant une exclusion temporaire de deux jours. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté par une décision du 13 novembre 2024, ce qui a rendu le litige sans objet. Le tribunal a donc constaté le désistement de la requête et rejeté la demande de M. C au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative). La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2401835(TA87-2401835)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C A contestant l’annulation de son permis de conduire pour solde de points nul. La décision attaquée, notifiée le 24 juin 2024, n’a été contestée que le 4 octobre 2024, soit après l’expiration du délai de recours de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable pour tardiveté.
N° TA87-2402346(TA87-2402346)
Le Tribunal administratif de Limoges, par une ordonnance du 20 janvier 2025, a pris acte du désistement pur et simple des sociétés requérantes (SAS Chantiers Modernes Nouvelle-Aquitaine et autres) dans le cadre d’un litige en plein contentieux les opposant à la communauté urbaine Limoges Métropole. Les sociétés demandaient initialement le paiement d’un solde de marché de 648 284,53 euros HT, assorti d’intérêts moratoires. Le désistement a été accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu’aucune condamnation aux dépens ne soit prononcée.
N° TA87-2402322(TA87-2402322)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, qui demandait une injonction au maire d’Aubusson pour sécuriser la route D 941. La juridiction a constaté que la requête ne visait pas l’annulation d’une décision administrative, mais une injonction directe, ce qui est manifestement irrecevable en dehors des procédures d’exécution de décisions de justice ou de référé. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2500082(TA87-2500082)
Le tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a désigné un expert pour examiner un bâtiment situé à Magnac-Laval, dont le toit s’est effondré, afin d’évaluer le danger et proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision fait suite à la requête de la commune, fondée sur l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, qui permet au maire de solliciter une expertise préalable à un arrêté de péril. Le bien appartenait à une personne décédée sans héritier, sa succession étant déclarée vacante et gérée par le service des Domaines, conformément à l’article 539 du code civil. L’expert devra rendre son rapport dans les vingt-quatre heures suivant sa désignation, en présence des parties concernées.
N° TA87-2401868(TA87-2401868)
Le Tribunal administratif de Limoges, saisi en référé provision par M. A, estime que la créance dont il se prévaut n'est pas sérieusement contestable. L'illégalité de la décision de retrait des conditions matérielles d'accueil du 14 août 2018, annulée par un précédent jugement, constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii). Toutefois, le juge considère que les versements déjà effectués par l'Ofii (1 407,60 € en 2021 et 1 531,80 € en 2024) réparent suffisamment le préjudice matériel et les troubles dans les conditions d'existence, et que la perte de chance d'obtenir l'asile n'est pas établie. En conséquence, la demande de provision est rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2500039(TA87-2500039)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension de l’arrêté préfectoral du 12 décembre 2024 ordonnant son expulsion vers l’Algérie et le retrait de son titre de séjour. Le juge a constaté que M. B était placé au centre de rétention administrative de Bordeaux, ce qui rendait le tribunal de Limoges territorialement incompétent en application de l’article R. 776-16 du code de justice administrative. En vertu de l’article R. 522-8-1 du même code, il a rejeté l’intégralité des conclusions sans renvoyer l’affaire, faute de compétence territoriale.
N° TA87-2500064(TA87-2500064)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a été saisi par des ressortissants irakiens demandant la suspension de la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) du 2 janvier 2025 mettant fin à leurs conditions matérielles d'accueil pour défaut de présentation aux autorités. Le juge des référés a rejeté la requête comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans constater d'urgence ni de doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a toutefois admis les requérants au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 555-1 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2500008(TA87-2500008)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant pakistanais, qui demandait l'annulation des arrêtés du préfet de la Haute-Vienne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'exception d'illégalité du refus de séjour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2402406(TA87-2402406)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a annulé la décision du 30 décembre 2024 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) a refusé à M. B, ressortissant guinéen, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était entachée d'un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment au regard de sa minorité alléguée et de son placement en attente d'un administrateur ad hoc. Il a enjoint à l'Ofii de réexaminer la situation de M. B dans un délai de 24 heures, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur les articles L. 551-10, L. 551-15, D. 551-16 et R. 551-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.
N° TA87-2500015(TA87-2500015)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. C et Mme A demandant l'annulation de la décision du 17 juillet 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) leur a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux, sans que les requérants ne justifient de circonstances particulières permettant de proroger ce délai. Cette solution est fondée sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, relatifs aux délais de recours.
N° TA87-2402380(TA87-2402380)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 29 juin 2023 déclarant d'utilité publique le projet d'aménagement de la RD 704 au Vigen. Les requérants, propriétaires fonciers, contestaient la procédure et le bilan du projet. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, et que la condition d'urgence n'était pas remplie. La décision s'appuie sur les articles L. 554-12 du code de justice administrative et L. 123-13 du code de l'environnement.
N° TA87-2500049(TA87-2500049)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a été saisi par la commune de Saint-Mathieu sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour constater l'état de dégradation avancée de bâtiments inoccupés appartenant à des propriétaires britanniques, menaçant de s'effondrer sur la voie publique et la propriété voisine. Le juge a fait droit à cette demande en désignant un expert, dont la mission est d'examiner les lieux, de déterminer si les bâtiments présentent un danger grave et imminent, et de proposer les mesures nécessaires pour y remédier. L'expert devra accomplir sa mission dans les vingt-quatre heures suivant sa nomination et déposer son rapport dans les plus brefs délais.
N° TA87-2402277(TA87-2402277)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que, en l’absence de réponse de l’administration dans un délai de quatre mois, une décision implicite de rejet de sa demande de carte de séjour « travailleur temporaire » était née, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, faire droit à la demande de récépissé aurait pour effet de faire obstacle à l’exécution de cette décision implicite, sans que la situation ne constitue un péril grave justifiant une dérogation. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2400112(TA87-2400112)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé provision sur demande du SDIS 19, a rejeté la requête tendant à obtenir des provisions pour des désordres affectant un bâtiment logistique (infiltrations). Le juge a estimé que l’obligation des constructeurs (architecte, société CLM, Socotec) était sérieusement contestable, notamment en raison de la réception sans réserve des travaux et de l’absence de preuve suffisante de leur responsabilité. Aucune provision n’a été accordée, et les conclusions fondées sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative ont été écartées.
N° TA87-2401407(TA87-2401407)
Le tribunal administratif de Limoges est saisi par l'université de Limoges d'une demande de désignation d'un expert, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer les causes des désordres affectant les façades du centre de biologie et de recherche en santé, notamment le détachement de plaques de bardage et le pourrissement des ossatures bois. La requête expose que les travaux ont été réceptionnés avec réserves en 2014 et que des incidents récurrents sont survenus à partir de 2019, malgré une expertise amiable en cours depuis 2022. L'université justifie l'utilité de la mesure par la nécessité de travaux urgents de remise en état et par l'absence de reconnaissance de responsabilité des constructeurs et de leurs assureurs. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais la demande est présentée comme susceptible de relever d'un litige de plein contentieux relevant de la juridiction administrative.
N° TA87-2401455(TA87-2401455)
Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi par l'université de Limoges sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise pour déterminer les causes et l'étendue des désordres affectant les façades du centre de biologie et de recherche en santé, notamment le détachement de plaques de bardage et le pourrissement des ossatures bois. La requête vise à établir les responsabilités des constructeurs (entreprise générale Eiffage, maîtrise d'œuvre, sous-traitants et bureau de contrôle) dans le cadre d'un litige potentiel en matière de garantie décennale. Le tribunal a fait droit à la demande, considérant l'utilité de l'expertise pour éclairer les actions en responsabilité à venir, sans préjuger du fond du droit.
N° TA87-2402177(TA87-2402177)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A B visant à désigner un expert pour constater ses conditions de détention à la maison centrale de Saint-Maur. Le juge a estimé que la mesure était dépourvue d'utilité, car les faits allégués (superficie de la cellule, état des sanitaires, aération, fonctionnement des brouilleurs de téléphone) étaient déjà suffisamment documentés par les pièces du dossier, notamment le rapport du contrôleur général des lieux de privation de liberté et les éléments fournis par l'administration pénitentiaire. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge considérant que la constatation des faits n'était pas nécessaire pour un éventuel litige indemnitaire.