Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2300495(TA87-2300495)

Le Tribunal administratif de Limoges a annulé la décision du 13 mars 2023 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Haute-Corrèze a radié M. E des cadres pour abandon de poste. Le tribunal a jugé que l'agent, placé en congé pour invalidité temporaire imputable au service (Citis) et ayant produit un certificat médical, ne pouvait être considéré comme ayant rompu le lien avec le service. La radiation a donc été prononcée en méconnaissance des principes applicables à l'abandon de poste, sans que la procédure disciplinaire préalable ne soit nécessaire. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2301674(TA87-2301674)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, était saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la caisse d’allocations familiales (CAF) de la Haute-Vienne du 21 septembre 2023. Cette décision n’accordait qu’une remise partielle de 102,68 euros sur un indu d’allocation de logement sociale de 410,72 euros. Le tribunal, exerçant un plein contentieux, a annulé cette décision et accordé une remise supplémentaire de 25 % (soit 102,68 euros) sur le solde restant, en raison de la situation de précarité de la requérante et de sa bonne foi, sur le fondement des articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale. Les conclusions subsidiaires tendant à un échelonnement du paiement ont été rejetées comme irrecevables, cette mesure relevant de la seule compétence de l’administration.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2300269(TA87-2300269)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (Civen) de l'indemniser pour une hyperthyroïdie séquellaire. Le tribunal a jugé que cette pathologie ne figure pas sur la liste des maladies radio-induites fixée par le décret du 15 septembre 2014, pris en application de la loi du 5 janvier 2010. Par conséquent, M. A ne remplit pas les conditions légales pour bénéficier de la présomption de causalité, et sa demande d'indemnisation a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2301572(TA87-2301572)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les requêtes de M. C, lieutenant de sapeurs-pompiers volontaires suspendu pour défaut d’obligation vaccinale (loi du 5 août 2021). Pour la requête n° 2301059, le tribunal a rejeté la demande d’annulation du refus implicite de réintégration, considérant que le certificat de rétablissement après infection au Covid-19 ne valait pas présentation d’un schéma vaccinal complet. Pour la requête n° 2301572, il a rejeté comme tardives les conclusions contre l’arrêté de suspension du 6 octobre 2021 et a jugé légal l’arrêté du 8 juin 2023 fixant la durée de suspension à 1 an 7 mois et 17 jours, incluant les périodes d’inaptitude médicale et de refus légitime de réintégration. Les demandes indemnitaires ont été rejetées, faute de préjudice établi.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2301466(TA87-2301466)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D contestant un trop-perçu d’aide personnalisée au logement (APL) de 1 352,94 euros mis à sa charge par la caisse d’allocations familiales de la Creuse. Le juge a considéré que l’indu était fondé, l’erreur de saisie de la caisse étant sans incidence sur l’obligation de remboursement, sauf précarité. Toutefois, la demande de remise gracieuse a été jugée irrecevable faute de recours préalable auprès de l’administration compétente. La décision s’appuie sur les articles L. 821-1, L. 823-9 et L. 825-2 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2300565(TA87-2300565)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C contestant un indu d’allocation de logement sociale de 1 204,34 euros, réclamé par la caisse d’allocations familiales de la Haute-Vienne pour la période de février à novembre 2022. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation financière précaire pour obtenir une remise de dette. Le tribunal a jugé que l’indu résultait d’une omission de déclaration de pensions alimentaires, et que Mme C n’avait pas fourni d’éléments suffisants pour démontrer sa précarité. La décision s’appuie sur les articles L. 821-1 et R. 822-3 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401696(TA87-2401696)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne refusant de lui délivrer un certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait correctement instruit sa demande sur le fondement des stipulations de l'accord franco-algérien. Il a également estimé que Mme B, en raison de son mariage avec un compatriote titulaire d'une carte de résident, relevait du regroupement familial et ne pouvait donc pas invoquer utilement le 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401640(TA87-2401640)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corrèze lui refusant le séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que la promesse d'embauche et les efforts d'insertion de M. A ne constituaient pas des circonstances humanitaires ou des motifs exceptionnels justifiant la délivrance d'un titre. Par conséquent, la décision portant obligation de quitter le territoire français, dont l'illégalité n'était pas établie, a été maintenue.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401040(TA87-2401040)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire à la demande du centre hospitalier de Valençay concernant des fuites d'eau récurrentes survenues depuis 2019 dans un Ehpad et une unité de soins, construits en 2013. L'expert devra déterminer les causes des désordres, notamment un défaut d'équilibrage des réseaux et des problèmes de corrosion, susceptibles d'engager la responsabilité décennale du maître d'œuvre et du titulaire du lot n°15. La mission de l'expert a été étendue à la société ECI, impliquée dans l'étude des réseaux fluides, et à son assureur. La décision se fonde sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500110(TA87-2500110)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 14 novembre 2024 par lequel le préfet de l'Indre a prononcé la saisie définitive des armes et munitions de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intérêt privé du requérant à exercer un loisir (la chasse) ne suffisait pas à caractériser une urgence justifiant la suspension, face à l'objectif de sécurité publique poursuivi par la décision. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500126(TA87-2500126)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B visant à obtenir la restitution en urgence de son permis de conduire suspendu par un arrêté préfectoral. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai, les pièces produites (ordonnances médicales et relevé d'allocation adulte handicapé) étant insuffisantes. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du fond, conformément à l'article L. 522-3 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA87-2500078(TA87-2500078)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. C pour contester le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps) de renouveler sa carte professionnelle d'agent de sécurité. En cours d'instance, le Cnaps a finalement délivré la carte professionnelle à l'intéressé le 22 janvier 2025, rendant sans objet les conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le Cnaps a été condamné à verser 800 euros à M. C au titre des frais de justice, ce dernier n'ayant obtenu satisfaction qu'en cours d'instance.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2500121(TA87-2500121)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Lye fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune sollicitait la désignation d'un expert en raison du péril imminent causé par l'effondrement d'un mur et la menace d'écroulement d'un pignon sur la voie publique. Le juge a désigné un expert avec pour mission d'examiner le bâtiment appartenant à M. et Mme A, de constater l'existence d'un danger grave et imminent, et de proposer des mesures de mise en sécurité. L'expert devra accomplir sa mission dans un délai de vingt-quatre heures et déposer son rapport au greffe.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500109(TA87-2500109)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, mère d'un enfant de 8 ans, qui vivait dans la rue avec son fils depuis plusieurs jours. Le juge a constaté que la carence persistante de l'État à proposer un hébergement d'urgence à cette famille, malgré sa situation de vulnérabilité, portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit à un hébergement d'urgence et à l'intérêt supérieur de l'enfant. En application des articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles, il a enjoint au préfet de la Haute-Vienne de proposer un hébergement d'urgence à Mme B et son enfant sous 48 heures, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500038(TA87-2500038)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne en situation irrégulière, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Indre du 2 janvier 2025 l'assignant à résidence dans ce département pour 45 jours. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 66 de la Constitution. Le tribunal a estimé que la mesure, prise pour assurer l'exécution d'une obligation de quitter le territoire français devenue définitive, ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, faute d'éléments établissant des charges familiales, des problèmes de santé ou une activité professionnelle. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500007(TA87-2500007)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale normale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que M. B n'apportait pas la preuve de la réalité et de la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France, ni de l'absence de tels liens dans son pays d'origine. La solution retenue est fondée sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500099(TA87-2500099)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B contestant le refus du préfet de la Haute-Vienne de réexaminer la suspension de son permis de conduire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les éléments fournis par le requérant (ordonnances médicales et notification d'allocation adulte handicapé) ne démontrant pas de circonstances particulières justifiant une intervention à très bref délai. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500013(TA87-2500013)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B C, ressortissant algérien, qui contestait les arrêtés du préfet de la Haute-Vienne du 4 novembre 2024 et du 2 janvier 2025. Ces arrêtés lui imposaient une obligation de quitter le territoire français sans délai, une interdiction de retour de trois ans et une assignation à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la violation du droit à être entendu, de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), et de l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402274(TA87-2402274)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du préfet de la Corrèze du 3 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le juge a estimé que la décision ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni le 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, compte tenu de la durée et des conditions du séjour en France de l'intéressée. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402273(TA87-2402273)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Corrèze du 3 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le juge a estimé que le refus ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni le 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, compte tenu de la durée et des conditions du séjour en France. La décision a également écarté les moyens tirés de la violation de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant et de l'erreur d'appréciation. En conséquence, les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination ont été rejetées par voie de conséquence.

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