Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2201121(TA87-2201121)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le tribunal a jugé que le signataire de la décision était compétent et que le refus était légal, car M. A ne justifiait pas du visa de long séjour exigé par l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que le préfet avait bien exercé son pouvoir d'appréciation et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA87-2300276(TA87-2300276)
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision implicite du préfet de l'Indre refusant de délivrer un titre de séjour "parent d'enfant français" à Mme A, mère d'une enfant française mineure. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en appliquant l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car Mme A avait produit une ordonnance du juge aux affaires familiales relative à la contribution à l'entretien de l'enfant, ce qui suffit à remplir la condition de contribution de l'autre parent français, sans qu'il soit nécessaire d'examiner son exécution. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA87-2201578(TA87-2201578)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, gérant de la SCEA des Mas, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Mailhac-sur-Benaize du 17 octobre 2022. Cette décision mettait en demeure la société de cesser la divagation de ses bovins et porcs. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car M. A, agissant en son nom personnel, ne justifiait pas d'un intérêt à agir contre un arrêté visant uniquement la société, et non ses droits propres, en application de l'article 1849 du code civil. À titre surabondant, le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les faits de divagation étaient établis.
N° TA87-2402019(TA87-2402019)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. A, qui contestait deux arrêtés du préfet de la Haute-Vienne refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour n'était pas entachée d'incompétence, d'erreur de droit, ni d'une violation disproportionnée de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également estimé que l'obligation de quitter le territoire était légale et que la demande de suspension fondée sur l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était infondée. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais irrépétibles ont été rejetées.
N° TA87-2401652(TA87-2401652)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D épouse C, ressortissante libanaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 9 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en raison d'une délégation de signature régulière. Le tribunal a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'article 7 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA87-2401654(TA87-2401654)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant libanais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 9 juillet 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi, fondées sur ce refus légal, ont également été validées.
N° TA87-2401674(TA87-2401674)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les recours de M. A contre deux arrêtés préfectoraux (12 juillet et 26 août 2024) lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur de droit au regard de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légales. Aucune injonction ni frais n'ont été mis à la charge de l'État.
N° TA87-2500023(TA87-2500023)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme B contestant l'arrêté du 4 novembre 2024 du ministre de l'intérieur renouvelant une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance sur le fondement des articles L. 228-1 et L. 228-2 du code de la sécurité intérieure. La requérante invoquait notamment des vices de forme et de procédure, une méconnaissance du droit d'être entendu, une erreur de droit et de fait, ainsi qu'un détournement de pouvoir. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que l'arrêté était régulier et proportionné, et a confirmé la légalité de la mesure de trois mois imposant à Mme B une interdiction de quitter la Haute-Vienne et une obligation de présentation quotidienne au commissariat.
N° TA87-2401649(TA87-2401649)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 17 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision de refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables en France. Par conséquent, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire, l'interdiction de retour et la fixation du pays de renvoi, fondés sur l'illégalité du refus de titre, ont également été écartés.
N° TA87-2402226(TA87-2402226)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A contestant l'arrêté du préfet de l'Indre suspendant son permis de conduire pour 12 mois. Le requérant s'est borné à relater les circonstances de l'accident, sans soulever de moyen de droit pertinent. Le juge a estimé que ce moyen était manifestement insusceptible de venir au soutien de la requête. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
N° TA87-2402259(TA87-2402259)
Le tribunal administratif de Limoges a été saisi par renvoi du Conseil d'État d’un recours pour excès de pouvoir formé par l’association pour la défense du droit au recours. Cette association contestait le refus du tribunal administratif de Mayotte de l’autoriser à être entendue par visioconférence à l’audience. L’association s’est ensuite désistée de sa requête. Par ordonnance du 20 janvier 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2500094(TA87-2500094)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Le requérant invoquait des atteintes graves à ses libertés fondamentales (harcèlement moral, violences, séquestration) imputées à l'université de Limoges, sans toutefois identifier précisément les faits ni les mesures demandées. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée et que la demande était manifestement mal fondée, conduisant à son rejet sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA87-2500076(TA87-2500076)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 21 novembre 2024 ordonnant la suspension de l'activité de pension pour chiens de la SARL Doggies et Compagnie à Chaillac. La société requérante invoquait l'urgence en raison d'une perte de chiffre d'affaires et d'un risque de cessation de paiement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la société de fournir des éléments suffisants sur sa situation financière globale et sur l'impact réel de la perte alléguée sur la pérennité de l'entreprise. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision.
N° TA87-2500062(TA87-2500062)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 18 novembre 2024 par laquelle le président du conseil départemental de la Corrèze avait suspendu l'agrément d'assistante familiale de Mme C pour une durée maximale de quatre mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante bénéficiait du maintien de sa rémunération durant la suspension, conformément à l'article L. 423-8 du code de l'action sociale et des familles, et n'avait pas apporté d'éléments suffisants démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation financière.
N° TA87-2500002(TA87-2500002)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C contestant un mail de son chef de service redéfinissant ses missions à titre conservatoire. Le juge a qualifié cette mesure de simple mesure d'ordre intérieur, insusceptible de recours, car elle ne portait pas atteinte aux droits statutaires, aux libertés fondamentales, ni à la rémunération de l'agent. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2300154(TA87-2300154)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme C pour contester une sanction d’exclusion temporaire de deux mois infligée par le centre hospitalier d’Aubusson. La requérante s’est désistée de son recours en plein contentieux. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, Mme C a été condamnée à verser 1 200 euros au centre hospitalier au titre des frais de justice.
N° TA87-2300975(TA87-2300975)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme E, qui demandait l'exécution d'une décision de la MDPH de Tulle accordant une aide humaine individuelle à son fils. La rectrice de l'académie de Limoges ayant démontré que l'enfant bénéficiait effectivement d'un accompagnement par une AESH depuis la rentrée 2023, le litige a perdu son objet. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2302130(TA87-2302130)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. C A d’un litige portant sur le non-paiement d’indemnités d’encadrement de séjours de cohésion du service national universel. En cours d’instance, le recteur de l’académie d’Orléans-Tours a indiqué que les sommes dues avaient été versées en janvier 2024, et M. A s’est désisté de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement, constatant qu’il était pur et simple.
N° TA87-2400328(TA87-2400328)
Le Tribunal Administratif de Limoges, par une ordonnance du 20 janvier 2025, a donné acte du désistement de l’Union Bélâbraise, qui contestait un contrat de vente immobilière conclu entre la commune de Bélâbre et la SCI Ametis. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Le tribunal a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA87-2401434(TA87-2401434)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A C d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Châteauroux du 7 juin 2024 prononçant une exclusion temporaire d’un jour. En cours d’instance, le maire a retiré cet arrêté par une décision du 3 septembre 2024, rendant la requête sans objet. M. C s’étant désisté, le tribunal lui a donné acte de ce désistement par ordonnance du 20 janvier 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Sa demande de frais irrépétibles au titre de l’article L. 761-1 du même code a été rejetée.