Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2402324(TA87-2402324)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 18 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de dix ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également rejeté les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la situation irrégulière du requérant et de ses condamnations pénales. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2402337(TA87-2402337)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les recours de M. B, ressortissant arménien, contre un arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 17 juin 2024 lui refusant le séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour, ainsi que contre un arrêté d'assignation à résidence du 16 décembre 2024. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas la décision d'exécution (UE) 2022/382 du 4 mars 2022 relative à la protection temporaire des personnes déplacées d'Ukraine, et que les autres moyens, notamment ceux tirés de l'erreur d'appréciation, de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et du défaut d'examen des critères de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étaient infondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA87-2402332(TA87-2402332)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. E, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités suédoises, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le non-respect de l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement, et l'existence de défaillances systémiques en Suède. Il a jugé que la Suède, en tant qu'État membre de l'Union européenne, présente des garanties suffisantes pour l'examen de la demande d'asile, et que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'activant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement.
N° TA87-2402321(TA87-2402321)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. C, ressortissant marocain, contestant un arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 10 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté bénéficiait d'une délégation de signature régulière et que les moyens soulevés, notamment l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2402345(TA87-2402345)
Le Tribunal administratif de Limoges a annulé l'arrêté du 16 décembre 2024 par lequel le préfet de la Corrèze avait assigné à résidence M. D, ressortissant congolais, pour une durée de quarante-cinq jours dans ce département. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors que l'intéressé résidait et travaillait à Clermont-Ferrand, et non en Corrèze. La solution retenue se fonde sur les dispositions de l'article L. 730-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent l'assignation à résidence des étrangers faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français.
N° TA87-2402331(TA87-2402331)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme A, ressortissante nigériane demandeuse d'asile, pour contester le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. L'Ofii avait motivé son refus par le dépôt tardif de la demande d'asile, au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours suivant l'entrée en France. Mme A invoquait sa vulnérabilité en tant que femme enceinte et victime de traite, estimant que la décision méconnaissait l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a admis Mme A au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et a examiné le bien-fondé de sa demande d'annulation.
N° TA87-2402320(TA87-2402320)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. C, ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 10 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que le moyen tiré d'une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale n'était pas fondé. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2402342(TA87-2402342)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A B, qui contestait un arrêté du préfet de la Corrèze l’obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de dix ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’absence de convocation personnelle à l’audience, faute de demande d’extraction formulée par son avocat. Il a également jugé que le préfet n’avait commis aucune erreur de droit en n’envisageant pas une réadmission en Espagne, l’intéressé n’établissant pas y avoir séjourné et les autorités espagnoles n’ayant pas reconnu sa présence. Enfin, le moyen de disproportion de l’interdiction de retour a été rejeté faute de précisions suffisantes. La décision se fonde notamment sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et le code pénitentiaire.
N° TA87-2402315(TA87-2402315)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. D, ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 11 décembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que la décision avait été prise par une autorité compétente, que la procédure contradictoire avait été respectée, et que le préfet n'avait pas méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les textes précités.
N° TA87-2401403(TA87-2401403)
Le Tribunal administratif de Limoges a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 mai 2024 suspendant son permis de conduire. La requête en excès de pouvoir est donc classée sans examen au fond. Les conclusions de Mme B présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2400907(TA87-2400907)
Le Tribunal administratif de Limoges a pris acte, par ordonnance du 31 décembre 2024, du désistement pur et simple de M. C B de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester la décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant sa demande de recrédit de points et d'annulation de l'invalidation de son permis de conduire. Le tribunal a fait application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte de ce désistement.
N° TA87-2402338(TA87-2402338)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant macédonien, qui contestait un arrêté du préfet de la Haute-Vienne lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans. Le tribunal a estimé que le préfet avait suffisamment motivé sa décision en se fondant sur les critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment la menace pour l'ordre public représentée par les multiples infractions commises par le requérant (conduite sans permis, stupéfiants, violences intrafamiliales). La durée de cinq ans n'a pas été jugée disproportionnée au regard de la gravité des faits et de l'absence de liens familiaux stables en France, et l'atteinte à la vie privée et familiale garantie par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été écartée. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA87-2400988(TA87-2400988)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête en référé suspension de M. C D, qui contestait la suspension administrative de son permis de conduire et demandait à pouvoir conduire pour ses besoins professionnels. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation adressée via l'application Télérecours le 13 novembre 2024, le requérant n'a pas produit la requête en annulation au fond nécessaire dans le délai imparti de quinze jours. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 612-1 du code de justice administrative pour prononcer cette irrecevabilité.
N° TA87-2401539(TA87-2401539)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B C, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté préfectoral du 24 juillet 2024 qui retirait son attestation de demande d'asile, l'obligeait à quitter le territoire et prononçait une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et fondé sur un examen approfondi de la situation personnelle du requérant. Elle a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni ne méconnaissait l'intérêt supérieur de l'enfant prévu par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la brièveté du séjour et du rejet définitif de la demande d'asile.
N° TA87-2300405(TA87-2300405)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande indemnitaire de la SAS Akka Forest, qui contestait son éviction d’un marché public de travaux d’abattage et d’élagage attribué par la Dirco. La société invoquait un défaut de précision des critères de sélection et une méconnaissance de l’article R. 2181-3 du code de la commande publique. Le tribunal a jugé que les critères étaient suffisamment clairs et que la société n’avait pas été empêchée de présenter une offre compétitive. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2300271(TA87-2300271)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral refusant de lui délivrer un titre de séjour et prolongeant une interdiction de retour. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et fondé sur un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que la préfète n'était pas tenue de saisir à nouveau la commission du titre de séjour, faute d'éléments nouveaux depuis l'avis défavorable de 2021. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 423-13 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA87-2300152(TA87-2300152)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui contestait le refus de la préfète de la Haute-Vienne de lui délivrer une carte de résident de dix ans. La juridiction a estimé que la condition de communauté de vie avec son épouse française, exigée par l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas remplie, les éléments du dossier démontrant une rupture de la vie commune et une procédure de divorce en cours. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, la décision de refus et le rejet du recours gracieux ont été jugés légaux.
N° TA87-2300145(TA87-2300145)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation du refus de la préfète de la Haute-Vienne de changer son statut d'étudiant en "vie privée et familiale". Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que le moyen tiré de sa condition d'albinos comme motif humanitaire était inopérant, car le refus n'impliquait pas une mesure d'éloignement. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 435-1 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne.
N° TA87-2301071(TA87-2301071)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B C, qui contestait la décision du centre hospitalier universitaire de Limoges lui imposant le remboursement de 4 887,38 euros de frais de formation pour l'obtention du diplôme d'infirmier anesthésiste. Le tribunal a jugé que M. C, en quittant la fonction publique hospitalière pour le service de santé des armées, n'avait pas respecté son engagement de servir, conformément à l'article 9 du décret n° 2008-824 du 21 août 2008. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986, confirmant l'obligation de remboursement proportionnel au temps restant à servir.
N° TA87-2301006(TA87-2301006)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la communauté de communes Brenne-Val de Creuse, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 11 avril 2023 fixant sa contribution financière à l'école privée sous contrat Sainte Thérèse. Le tribunal a écarté le moyen tiré du non-respect du délai de trois mois pour statuer, jugeant que la naissance d'une décision implicite ne faisait pas obstacle à une décision expresse ultérieure. Il a également rejeté le moyen relatif à l'absence de consultation du conseil départemental de l'éducation nationale, estimant que cette consultation n'était pas requise pour la fixation du forfait d'externat. La solution s'appuie sur les articles L. 442-5-2 et R. 235-11 du code de l'éducation.