Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2400264(TA87-2400264)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, qui contestait le retrait d’un point de son permis de conduire par le ministre de l’intérieur suite à une infraction commise le 5 septembre 2023. Le tribunal a jugé qu’il n’était pas compétent pour examiner l’imputabilité de l’infraction, celle-ci relevant de la juridiction pénale. Il a également estimé que la réalité de l’infraction était établie conformément à l’article L. 223-1 du code de la route, en raison du paiement de l’amende forfaitaire ou de l’émission d’un titre exécutoire, sans que le requérant ne prouve avoir formé une requête en exonération.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2400244(TA87-2400244)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre un titre exécutoire émis par le syndicat mixte Evolis 23, lui imposant une astreinte de 501,60 euros pour inexécution de travaux de mise en conformité de son installation d’assainissement non collectif. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par le syndicat, considérant que le litige, portant sur une astreinte liée à une mission de contrôle et de police relevant de prérogatives de puissance publique, relève de la compétence de la juridiction administrative. Sur le fond, il a examiné les moyens tirés de l’absence de signature et de bases de liquidation sur le titre exécutoire, ainsi que l’erreur d’appréciation liée à une servitude d’eau pluviale. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’appuie sur les articles L. 2224-8 et L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales, ainsi que sur l’article L. 1331-1-1 du code de la santé publique.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2302014(TA87-2302014)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de M. A, ancien agent communal radié des cadres pour invalidité non imputable au service, qui contestait le refus de la commune de Laguenne-sur-Avalouze de lui verser l’allocation d’aide au retour à l’emploi. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, la décision initiale ne comportant pas les mentions obligatoires des voies et délais de recours. Sur le fond, il a jugé qu’il lui appartenait, en tant que juge de plein contentieux, d’examiner directement les droits de l’intéressé sans se prononcer sur les vices propres de la décision attaquée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2301978(TA87-2301978)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 679,62 euros. Saisi en plein contentieux, le juge unique a examiné la situation de précarité et la bonne foi de la requérante, conformément à l’article R. 845-3 du code de la sécurité sociale. Il a estimé que, malgré une bonne foi non contestée, le quotient familial de 983 euros ne caractérisait pas une précarité suffisante pour justifier une remise de dette. La solution retenue est le rejet de la demande, tout en laissant la possibilité à Mme D de solliciter un échéancier de remboursement.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2301932(TA87-2301932)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté l'opposition formée par Mme A contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Corrèze pour le recouvrement d'un indu d'aide personnalisée au logement de 817,43 euros. La requérante contestait le bien-fondé de l'indu, mais le tribunal a jugé cette contestation irrecevable car elle n'avait pas préalablement saisi la commission de recours amiable, comme l'exigent les articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation. En application de ces textes, le débiteur ne peut contester le bien-fondé de l'indu à l'occasion d'une opposition à contrainte sans avoir exercé ce recours administratif préalable obligatoire. La requête a donc été rejetée comme irrecevable.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2301690(TA87-2301690)

Le Tribunal administratif de Limoges rejette la requête de Mme B contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 916,89 euros. La requête est jugée irrecevable pour tardiveté, la décision de la caisse d’allocations familiales de l’Indre ayant été régulièrement notifiée le 27 juin 2023, alors que le recours n’a été enregistré que le 29 septembre 2023, soit au-delà du délai de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal applique également l’article R. 421-5 du même code concernant l’opposabilité des délais de recours.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2301651(TA87-2301651)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de la caisse d'allocations familiales de l'Indre lui accordant une remise partielle de 266,53 euros sur un indu d'aide personnalisée au logement de 1 066,13 euros. Le juge a estimé que la remise de 25 % était suffisante au regard de la situation financière du requérant, dont le quotient familial était de 752 euros, et qu'aucune détérioration grave n'était intervenue depuis. La bonne foi de M. A n'étant pas contestée, le tribunal a considéré que la caisse avait tenu compte de sa précarité et qu'il bénéficiait d'un échelonnement pour rembourser le solde. La décision s'appuie sur les articles L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation et les principes régissant les remises gracieuses d'indu.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2300538(TA87-2300538)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de l'Ehpad Pélisson-Fontanier, qui sollicitait la condamnation de la société Assurances Pilliot à lui verser 122 600 euros pour manquement à ses obligations contractuelles et devoir de conseil. Le tribunal a jugé que la société Assurances Pilliot, en tant que simple courtier et mandataire, n'était pas redevable des obligations de l'assureur CBL Insurance Europe DAC, et qu'aucune solidarité n'était prévue au contrat. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 511-1 et suivants du code des assurances, relatifs à l'intermédiation en assurance.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2301531(TA87-2301531)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de la SARL Comelec 19, qui sollicitait le remboursement d’un crédit de TVA de 4 280 euros généré par l’acquisition d’un véhicule Fiat Doblo Cargo. Le tribunal a jugé que ce véhicule, doté de cinq places assises et de quatre portes, était conçu pour un usage mixte (transport de personnes et de marchandises) et non exclusivement utilitaire. En application des articles 271 du code général des impôts et 206 de l’annexe II de ce code, la TVA grevant l’acquisition d’un tel véhicule n’est pas déductible, indépendamment de son usage réel. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2301149(TA87-2301149)

Le Tribunal administratif de Limoges a examiné la requête de Mme B E contestant une décision de la caisse d'allocations familiales (Caf) de l'Indre lui accordant une remise partielle sur un indu de prime d'activité. Le tribunal a constaté que la Caf avait annulé l'indu en cause après l'introduction du recours, rendant sans objet les conclusions dirigées contre la remise partielle. Par ailleurs, suite à une décision du juge aux affaires familiales, le fils de la requérante a été considéré à sa charge, ce qui a entraîné un recalcul de ses droits, justifiant le rejet du surplus des conclusions. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur l'annulation de la décision et un rejet du surplus, sans application de textes spécifiques autres que le code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401985(TA87-2401985)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme A visant à obtenir une provision de 11 338,80 euros du CHU de Limoges et de son assureur. Cette demande faisait suite au décès de son époux, survenu après une prise en charge contestée pour une occlusion intestinale en octobre 2021. Le tribunal a retenu que l'obligation du CHU n'était pas sérieusement contestable dans son principe, en raison d'une faute médicale ayant entraîné une perte de chance pour le patient. Cependant, le montant de la provision a été réduit à 2 000 euros, le juge estimant que le taux de perte de chance et l'évaluation des préjudices étaient incertains et ne justifiaient pas une somme plus élevée à ce stade.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401334(TA87-2401334)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B A, qui contestait l'absence de proposition de titularisation ou de CDI par la CMA Nouvelle-Aquitaine. La juridiction a considéré que la requête était manifestement irrecevable, car elle ne contenait pas l'exposé des faits, moyens et conclusions exigé par l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En l'absence de requête conforme, le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la demande sans invitation à régulariser.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA87-2402023(TA87-2402023)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du jury d’admissibilité du concours interne de technicien territorial principal, qui avait annulé sa copie pour rupture d’anonymat. Le requérant s’est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 13 janvier 2025. Par ordonnance du 10 février 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement, considéré comme pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500006(TA87-2500006)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du conseil départemental de l'ordre des médecins de la Corrèze de ne pas saisir la chambre disciplinaire suite à sa plainte contre un médecin. Le juge a estimé que la requête ne comportait que des moyens de fait non assortis de précisions de droit, rendant impossible l'appréciation de son bien-fondé. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement infondées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401228(TA87-2401228)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande des ayants droit de M. A G, décédé d’un choc septique après une hospitalisation au centre hospitalier de Haute Corrèze. L’expert, spécialisé en cardiologie, devra déterminer si la prise en charge du patient, notamment l’absence d’antibiothérapie malgré des signes d’infection, constitue une faute engageant la responsabilité de l’établissement. La décision se fonde sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d’ordonner toute mesure d’expertise utile en vue d’un litige potentiel.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500180(TA87-2500180)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le montant de son complément indemnitaire annuel sans formuler de conclusions précises ni exposer de moyens juridiques, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code, a été rendue le 6 février 2025.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2500115(TA87-2500115)

Le Tribunal administratif de Limoges annule l'arrêté du 16 janvier 2025 par lequel le préfet de la Corrèze a assigné à résidence M. B, ressortissant algérien, dans ce département pour 45 jours. Le juge estime que le préfet a commis une erreur d'appréciation en assignant l'intéressé en Corrèze, où il ne dispose ni de domicile ni d'attaches, alors que sa famille (mère, sœur, père) réside en Gironde et peut l'héberger, méconnaissant ainsi l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500208(TA87-2500208)

Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par deux requérantes d’un litige portant sur la liquidation d’une succession, actuellement en cours devant le tribunal judiciaire. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Il a rappelé que le juge administratif ne peut connaître que de litiges mettant en cause une décision administrative, ce qui n’était pas le cas en l’espèce. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence matérielle.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500120(TA87-2500120)

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision du 16 janvier 2025 par laquelle le directeur territorial de l'Ofii refusait à Mme et M. E, ressortissants irakiens demandeurs d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen sérieux de leur situation personnelle et familiale, notamment en raison de la présence d'un très jeune enfant et de la demande d'asile de leur fille. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500152(TA87-2500152)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B A, ressortissant tchadien demandeur d'asile, d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du 23 janvier 2025 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen de sa situation personnelle et une méconnaissance de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en raison de sa vulnérabilité. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de M. A à l'aide juridictionnelle et a examiné la légalité de la décision au regard des dispositions du CESEDA et de la directive 2013/33/UE. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision finale sera fondée sur l'application des articles L. 551-8 et suivants du CESEDA.

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