37 025 décisions disponibles — page 232/1852
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la commune de Sainte-Foy-lès-Lyon, qui contestait l'arrêt par la Métropole de Lyon de la collecte des déchets des marchés forains. La juridiction a jugé que le courrier électronique du 3 octobre 2023 n'était pas une décision faisant grief, mais une simple information confirmant une orientation antérieure du 21 juin 2022, devenue définitive. Par conséquent, la requête en excès de pouvoir a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens de fond relatifs à la répartition des compétences entre la commune et la métropole.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., artisan en aménagement d'espaces verts, qui demandait la décharge de ses cotisations foncières des entreprises (CFE) pour les années 2019 à 2023. Le tribunal a jugé que M. B... ne pouvait pas bénéficier de l'exonération prévue à l'article 1452 du code général des impôts, car il n'a pas démontré que son activité de terrassement impliquait un travail manuel prépondérant, condition nécessaire pour être qualifié d'« ouvrier » au sens de ce texte. La solution retenue est le rejet de la demande, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par l'administration fiscale concernant la tardiveté de la réclamation pour les années 2019 à 2021.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D... contestant la décision du 7 décembre 2023 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La cessation était fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif qu'elle avait quitté son hébergement. Le tribunal a jugé que les éléments fournis par la requérante, notamment son souhait de suivi de grossesse, étaient insuffisants pour justifier ce départ et que sa vulnérabilité avait été prise en compte. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. A... tendant à la décharge de la taxe sur les logements vacants due pour 2023. Le requérant, propriétaire d’un appartement vacant depuis 2012, n’a pas démontré que cette vacance était indépendante de sa volonté, notamment en n’établissant pas que son prix de vente correspondait à la valeur du marché. La solution retenue s’appuie sur l’article 232 du code général des impôts et les réserves d’interprétation du Conseil constitutionnel.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A... contestant le refus de la région Auvergne-Rhône-Alpes de lui accorder une subvention de 200 euros pour le permis de conduire B, au motif qu'il avait 18 ans au moment de sa demande. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la différence de traitement entre les jeunes de 17 ans et ceux de 18 ans, instaurée par les délibérations régionales, était justifiée par un objectif d'intérêt général et proportionnée. Il a considéré que le requérant n'établissait pas de discrimination ni d'erreur de droit ou d'appréciation, et a validé l'application des délibérations des 20 octobre 2023 et 9 février 2024, fondées sur le code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de M. A... contre la décision de l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (Anah) lui retirant le bénéfice de la prime « MaPrimeRénov ». En cours d’instance, l’Anah a octroyé la prime, rendant les conclusions du requérant sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les demandes d’annulation et d’injonction. Il a condamné l’Anah à verser 1 500 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C..., ressortissant arménien, contestant l'arrêté du préfet de la Loire du 27 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également estimé que la décision fixant le pays de destination était légale et que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention, étaient infondés. Enfin, le non-lieu à statuer a été prononcé sur les conclusions aux fins de suspension de la mesure d'éloignement, la Cour nationale du droit d'asile ayant déjà rejeté le recours de l'intéressé.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet des Yvelines du 9 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'erreur de fait, le défaut d'examen, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en relevant que l'intéressé ne justifiait pas d'une présence habituelle en France depuis plus de six ans et disposait d'attaches familiales au Maroc. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante congolaise, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par la préfète du Rhône. Le tribunal a estimé que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation et que le refus ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a jugé que la présence de sa fille et de sa petite-fille en France ne suffisait pas à démontrer que le centre de ses intérêts familiaux s'y trouvait, compte tenu de ses attaches dans son pays d'origine. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les requêtes de M. A... contestant un arrêté préfectoral d’éloignement et un refus implicite de titre de séjour. Le juge a annulé l’arrêté du 3 novembre 2024 du préfet de l’Isère, incluant l’obligation de quitter le territoire, le refus de délai de départ volontaire et l’interdiction de retour, en raison d’une incompétence de l’auteur de l’acte. Il a également annulé la décision implicite de la préfète du Rhône refusant la délivrance d’un titre de séjour, au motif d’une méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, il a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la situation de M. A... dans un délai d’un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision du 16 décembre 2024 par laquelle l'administration a clôturé la demande de titre de séjour de Mme A... B..., ressortissante brésilienne, présentée sur le fondement de l'article L. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (victime de la traite des êtres humains). La solution retenue est fondée sur l'incompétence de l'auteur de l'acte, dès lors que seul le préfet territorialement compétent pouvait édicter un refus de titre de séjour, et que la décision ne mentionnait pas le nom de son signataire en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de la Loire de poursuivre l'instruction de la demande dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 16 décembre 2024 par laquelle l'administration avait clôturé la demande de titre de séjour de Mme B..., ressortissante brésilienne se présentant comme victime de la traite des êtres humains. La requérante contestait cette décision, notamment pour incompétence de son auteur. Le tribunal a accueilli ce moyen, constatant que la clôture constituait un refus de titre de séjour qui ne pouvait être édicté que par le préfet, et que l'identité et la délégation de l'agent signataire n'étaient pas justifiées, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a annulé la décision et enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B... dans un délai de deux mois, sans astreinte.
Le Tribunal administratif de Lyon annule la décision du 16 décembre 2024 par laquelle l'administration a clôturé la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant brésilien se présentant comme victime de traite des êtres humains. Le juge retient que cette décision, qui constitue un refus de titre de séjour, a été prise par une autorité incompétente, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il enjoint au préfet territorialement compétent de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. D... et autres demandant l'annulation de l'arrêté du 18 janvier 2024 par lequel le maire de Trelins a refusé un permis d'aménager pour un lotissement de cinq lots en zone de montagne. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le projet, situé en discontinuité des parties urbanisées de la commune, ne respectait pas le principe de continuité prévu à l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme. Il a également jugé que le maire n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant cet article, le terrain étant bien soumis aux dispositions spécifiques à la zone de montagne. Enfin, le tribunal a donné acte du désistement de M. H... E... et a rejeté les conclusions des requérants, sans condamnation aux dépens.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B... contestant des retraits de points sur son permis de conduire pour plusieurs infractions routières. Le tribunal a jugé irrecevable la contestation relative à l'infraction du 22 octobre 2020, le point retiré ayant été restitué avant l'introduction de la requête, rendant les conclusions sans objet. Pour les infractions des 31 août 2020, 16 septembre 2020, 24 août 2021 et 5 novembre 2021, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que le paiement de l'amende forfaitaire majorée par le requérant établissait qu'il avait reçu l'avis d'amende contenant les mentions requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision du 26 mai 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur a retiré quatre points du permis de conduire de M. C... pour une infraction commise le 1er octobre 2022. La solution retenue est fondée sur le défaut de preuve de la délivrance de l'information préalable obligatoire prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, formalité substantielle garantissant les droits du conducteur. Le tribunal a jugé que l'administration n'a pas démontré que M. C... avait reçu les informations requises, ni par la signature du procès-verbal électronique, ni par la notification de l'avis de contravention.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. C... contestant le retrait de points de son permis de conduire et son invalidation. Le tribunal a constaté que le ministre de l'intérieur avait retiré les décisions contestées, rendant sans objet les conclusions relatives à l'infraction de 2019 et à la décision "48 SI". Concernant les autres infractions, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant que la réalité de l'infraction du 27 août 2022 était établie par une condamnation pénale définitive et que l'administration avait satisfait à son obligation d'information préalable. La requête a donc été rejetée pour le surplus.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... contestant la suspension de huit mois de son permis de conduire. Le juge a estimé que le délai de trente minutes après la dernière absorption d'alcool, prévu par l'arrêté du 8 juillet 2003, avait été respecté et que l'absence de mention de l'homologation de l'éthylomètre dans l'arrêté préfectoral n'était pas une obligation légale. La décision s'appuie sur les articles L. 234-1 et R. 234-4 du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. C... contestant la décision "48 SI" du 14 décembre 2023 du ministre de l'intérieur, qui retirait six points de son permis de conduire et constatait sa perte de validité, ainsi que plusieurs décisions antérieures de retrait de points. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives à sept infractions (20 septembre 2015, 12 mars 2016, 23 septembre 2016, 5 juin 2017, 26 décembre 2019, 10 octobre 2021 et 28 août 2022), car les points correspondants avaient été restitués avant l'introduction de la requête, rendant ces demandes sans objet. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, rappelant que cette notification ne conditionne pas la légalité des retraits. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les articles L. 223-3, L. 223-6 et R. 223-3 du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de M. C... visant à engager la responsabilité de l'État pour l'illégalité de l'arrêté préfectoral du 28 février 2022 suspendant son permis de conduire pour cinq mois, annulé par un jugement du 4 avril 2023. Le tribunal a reconnu que cette suspension illégale constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Cependant, il a limité l'indemnisation aux seuls frais justifiés de la visite médicale d'aptitude, soit 36 euros, rejetant les autres demandes pour défaut de lien de causalité direct ou de préjudice certain. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 224-2 du code de la route et les principes de la responsabilité administrative pour faute.