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Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de juge unique, a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d'activité de 3 750,24 euros. Le juge a rappelé que, dans le cadre d’un recours de plein contentieux contre un refus de remise gracieuse, les moyens tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte ou de l’absence de motivation sont inopérants, et que l’illégalité de la décision de récupération de l’indu ne peut être invoquée. Faute pour la requérante de justifier de sa bonne foi ou de sa précarité, la demande a été rejetée, sur le fondement de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation sociale, a rejeté la demande de Mme B... qui contestait un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 145,33 euros pour la période d’avril 2022 à novembre 2023. La requérante soutenait avoir déclaré une somme d’argent placée sur son compte courant sans en percevoir d’intérêts. Le tribunal a appliqué les articles L. 262-2, L. 262-3, L. 132-1 et R. 132-1 du code de l’action sociale et des familles, rappelant que seuls les revenus des biens ou leur évaluation forfaitaire (3 % des capitaux) sont pris en compte, et non le capital lui-même. La solution retenue est le rejet de la requête, le département de la Loire ayant justifié le bien-fondé de l’indu.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux sur la demande de Mme A... B..., était saisi d'un recours contre une décision de la caisse d'allocations familiales du Rhône lui accordant une remise partielle de sa dette de prime d'activité. Le tribunal a rejeté sa demande de remise totale, en application de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Il a estimé que la requérante, ayant omis de déclarer les salaires de sa fille lors de ses déclarations trimestrielles, ne pouvait être regardée comme de bonne foi, condition nécessaire pour obtenir une remise gracieuse, indépendamment de sa situation de précarité.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... qui contestait l'injonction du maire de Lyon de procéder au ravalement de la façade de sa propriété. Le tribunal a jugé que le maire n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation, l'état de propreté de la façade étant insuffisant au vu des photographies produites. La décision a été prise en application des articles L. 126-2 et L. 126-3 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que de l'arrêté municipal du 22 mars 2021.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 18 décembre 2023 par laquelle la préfète du Rhône a refusé de fixer un rendez-vous à M. C... pour déposer sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que ce refus était illégal, car l'administration ne peut refuser un rendez-vous pour une demande de titre de séjour relevant de l'article R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sauf si la demande est abusive ou dilatoire, ce qui n'était pas démontré. La solution retenue est l'annulation de la décision, avec injonction à la préfète de fixer un rendez-vous dans un délai d'un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Les textes appliqués sont les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de la chambre sociale, a rejeté les requêtes de Mme A... contestant les décisions de la CAF du Rhône ordonnant la récupération d’un indu d’aide exceptionnelle de solidarité de 100 euros (2022) et de deux indus d’aide exceptionnelle de fin d’année de 304,90 euros (2021 et 2022). Le tribunal a jugé que la preuve de l’assermentation de l’agent contrôleur n’était pas exigée pour ces aides, que les dispositions de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles n’étaient pas applicables à leur récupération, et que les droits de la défense n’avaient pas été méconnus. Il a également estimé que Mme A... ne justifiait pas de sa résidence stable et effective en France, condition nécessaire pour bénéficier du RSA et des aides litigieuses, et a refusé la remise de dette en raison de l’absence de bonne foi démontrée.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C..., ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet de la Loire le 4 décembre 2024. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée récente en France à l'âge adulte et de ses attaches familiales conservées en Côte d'Ivoire. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français, fondée sur ce refus légal, n'est pas illégale et ne méconnaît pas davantage l'article 8 de la Convention.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en référé suspension de la société « Clinique de la vue Roanne », qui contestait le refus implicite de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Auvergne Rhône-Alpes de conclure un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens. La société invoquait l’urgence financière et des moyens tirés d’un droit à conclure ce contrat ainsi que d’une contrariété au droit de l’Union européenne. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans se prononcer sur l’urgence. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SCI Lagrand, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 3 novembre 2022 par lequel la maire de Sainte-Foy-lès-Lyon avait refusé de lui délivrer un permis de construire pour des travaux dans une ancienne chapelle inscrite aux monuments historiques. Le tribunal a jugé que la décision de refus était légale, se fondant sur l'absence d'accord préalable de la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) et sur l'avis défavorable de la commission d'accessibilité, conformément aux articles R. 421-16 du code de l'urbanisme et au code du patrimoine. La solution retenue confirme que le refus était justifié par l'impossibilité de régulariser des travaux entrepris sans autorisation et par le non-respect des règles d'accessibilité.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant sa suspension du droit d'exercer la médecine pour cinq mois, prise par l'agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes. Le requérant n'avait joint qu'une copie incomplète de la décision attaquée, sans motifs ni dispositif, et n'a pas régularisé sa requête malgré une demande du greffe en ce sens. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A... d’une requête en plein contentieux visant à obtenir l’annulation du refus de la caisse d’allocations familiales de la Loire de lui accorder une remise gracieuse de sa dette de prime d’activité de 864,93 euros. La requérante a toutefois informé le tribunal de son désistement par un mémoire enregistré le 24 septembre 2025. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, statuant en formation de juge unique sur le fondement des articles R. 222-13 et R. 772-5 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par un jugement du 23 octobre 2025. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la commune de Tassin-la-Demi-Lune visant à annuler un arrêté préfectoral du 27 septembre 2024 délivrant un permis de construire à la SCCV HPL Villenauxe Lagrande pour une résidence étudiante de 91 logements. La commune soutenait que le projet méconnaissait l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et les règles du PLU-H de la métropole de Lyon, notamment sur l'intégration des coloris et le respect du périmètre d'intérêt patrimonial. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que les teintes retenues s'intégraient harmonieusement dans un environnement bâti hétérogène. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant kosovar, contestant les décisions du préfet de la Loire du 14 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée très récente en France et de l'absence d'attaches personnelles ou familiales sur le territoire. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par la société Réside Etudes Séniors d’une demande en décharge d’une cotisation de taxe d’habitation de 684 euros pour l’année 2023. L’administration fiscale ayant accordé le dégrèvement des impositions en litige le 11 septembre 2025, le juge constate, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que la requête est devenue sans objet et qu’il n’y a pas lieu d’y statuer. Les conclusions de la société au titre de l’article L. 761-1 du même code sont rejetées.
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a délivré à l’intéressé une carte de séjour temporaire d’un an sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal constate, par ordonnance, que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et qu’il n’y a plus lieu d’y statuer. Il rejette également la demande de frais irrépétibles présentée par M. B....
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A..., a examiné la légalité des décisions du préfet de la Loire refusant son titre de séjour pour raisons médicales, l’obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant que le préfet n’avait pas justifié de la régularité de la procédure d’avis médical prévue à l’article R. 425-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a rejeté le surplus des conclusions. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 425-9 et R. 425-11 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné deux requêtes de Mme B... contestant des refus de permis de construire pour la réhabilitation d’une ferme en exploitation agricole avec logement à Saint-Georges-de-Reneins. Le tribunal a annulé les arrêtés des 7 mars et 26 septembre 2023, ainsi que le rejet du recours gracieux, en retenant que les motifs de refus n’étaient pas fondés. Il a notamment jugé que le projet ne méconnaissait pas les articles R. 151-25 et R. 421-14 du code de l’urbanisme (absence de changement de destination), ni l’article N11 du règlement du PLU (ouvertures et toitures conformes). En conséquence, le tribunal a enjoint à la commune de délivrer le permis dans un délai d’un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné la commune à verser 3 000 euros à Mme B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Entreprise 26. Celle-ci contestait l'attribution du marché subséquent n°4 d'un accord-cadre de travaux par la communauté de communes Rhône Crussol. Le juge a constaté que l'acte d'engagement avait été signé le 9 octobre 2025, soit avant l'enregistrement de la requête le 20 octobre 2025. En application de l'article L. 551-1, le juge des référés ne peut être saisi qu'avant la conclusion du contrat ; la requête, introduite après la signature, a donc été jugée manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par plusieurs associations environnementales d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 24 février 2023 autorisant la société CN’Air à construire un parc photovoltaïque sur une ancienne carrière classée en zone naturelle (Nc). Les requérantes contestaient notamment l’insuffisance de l’étude d’impact, l’incompatibilité du projet avec le règlement d’urbanisme (zone N) et les risques pour l’environnement et la sécurité. Après avoir écarté les autres moyens, le tribunal a estimé que les illégalités relatives à l’incompatibilité du projet avec la zone N et à l’insuffisance de l’étude d’impact sur les techniques d’ancrage étaient susceptibles d’être régularisées. En application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, il a sursis à statuer et accordé un délai de huit mois à la société pétitionnaire pour obtenir un permis de construire modificatif régularisateur.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du 29 septembre 2023 par lequel le président de la métropole de Lyon avait exercé le droit de préemption sur un bien situé à Villeurbanne. La juridiction a jugé que la décision était insuffisamment motivée au regard de l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme, faute de préciser le projet d'action ou d'opération d'aménagement poursuivi. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande de la société requérante, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.