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Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 23 novembre 2023 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé de rétablir les conditions matérielles d'accueil de M. A..., un ressortissant afghan demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que l'OFII a commis une erreur d'appréciation en se fondant sur l'absence de M. A. à un rendez-vous du 20 février 2023, alors que celui-ci avait été transféré dans le Rhône le 9 février 2023 et s'était présenté à tous les rendez-vous ultérieurs. La décision a été prise en application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mmes C... d’une demande d’indemnisation et d’injonctions contre la commune de Saint-Laurent-du-Pape, en raison de la carence du maire dans l’exercice de ses pouvoirs de police des immeubles menaçant ruine (code de la construction et de l’habitation). Les requérantes estimaient que cette carence leur avait causé des préjudices (de jouissance, matériel et moral) et sollicitaient des mesures d’exécution forcée à l’encontre du propriétaire voisin défaillant. La commune a conclu au rejet de la requête, contestant le bien-fondé des moyens soulevés. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de Mmes C..., sans faire droit à leurs conclusions indemnitaires ni à leurs demandes d’injonction et d’expertise.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la Société Hasco France d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et de retenue à la source, assorties de majorations et intérêts de retard, pour les exercices 2019 et 2020. La société s’est ensuite désistée purement et simplement de son instance et de son action. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement. La solution retenue est donc l’extinction de l’instance sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de dix-huit mois et une assignation à résidence. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par une autorité délégataire et suffisamment motivé en droit et en fait. Sur le fond, il estime que la mesure ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. La décision est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme et M. D.... Ceux-ci demandaient d'enjoindre au maire de Sainte-Foy-lès-Lyon de dresser un procès-verbal d'infraction et de prendre un arrêté interruptif de travaux à l'encontre de M. F... pour non-conformité au permis de construire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, les travaux étant achevés ou en voie d'achèvement, et qu'aucune atteinte grave et immédiate aux intérêts des requérants n'est démontrée. Il considère également que les mesures sollicitées ne présentent pas d'utilité suffisante, les illégalités alléguées étant contestées et susceptibles de régularisation. La requête est donc rejetée, et les requérants sont condamnés à verser solidairement 1 500 euros à la commune et 1 500 euros à M. F... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire du 25 septembre 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours dans le département. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment fondé en droit et en fait. Il a également estimé que la mesure était proportionnée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de vie privée et familiale stable en France. La décision s'appuie sur les articles L. 732-1, L. 732-7, L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant roumain, contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de circulation d’un an. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment l’irrégularité de notification, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d’être entendu et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en estimant que la mesure était proportionnée au regard du comportement de l’intéressé, défavorablement connu des services de police. La solution retenue confirme la légalité de la décision d’éloignement et de la rétention administrative, en application du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en urgence, rejette la requête de MM. A... contre l'arrêté du 16 octobre 2025 par lequel la préfète de l'Ain les a mis en demeure de quitter un parking situé à Neyron dans un délai de 48 heures. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et d'illégalité de l'arrêté municipal du 3 mai 2018, jugeant que la sous-préfète disposait d'une délégation de signature régulière et que l'arrêté municipal était exécutoire. Il estime que le stationnement illicite des caravanes, en dehors des aires aménagées, portait atteinte à la salubrité et à la sécurité publiques, justifiant la mise en demeure préfectorale sur le fondement de l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil des gens du voyage. Enfin, le tribunal considère que le délai de 48 heures pour quitter les lieux n'est pas entaché d'erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d’une requête en responsabilité de Mme A... C... contre les Hôpitaux Drôme Nord pour une faute lors d’une opération du nerf ulnaire le 3 mai 2021, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3, R. 221-3 et R. 312-14 du code de justice administrative, il constate que le fait générateur du dommage s’est produit à Romans-sur-Isère (Drôme), relevant du ressort du Tribunal Administratif de Grenoble. Par ordonnance du 22 octobre 2025, il transmet le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a relevé que l'étranger n'avait pas encore déposé de demande de titre de séjour, son rendez-vous en préfecture étant fixé à une date ultérieure. En application de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration n'est pas tenue de délivrer un récépissé en l'absence de demande régulièrement déposée. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en vertu de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D..., qui demandait l'exécution d'une décision de la commission de médiation du Rhône du 15 octobre 2024 le reconnaissant prioritaire pour un logement T4. La préfète du Rhône a démontré avoir adressé une proposition de logement T4 à M. D... le 13 mai 2025, que ce dernier a refusée sans motif impérieux. Le tribunal a jugé que ce refus, motivé par l'aménagement intérieur du logement, ne constituait pas un motif impérieux au sens de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Par conséquent, M. D... a perdu le bénéfice de la décision de la commission de médiation, déliant l'administration de son obligation de relogement.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A... pour obtenir l'exécution d'une décision de la commission de médiation droit au logement opposable du Rhône du 19 novembre 2024, qui l'avait reconnue prioritaire pour une place en hébergement d'urgence. En défense, la préfète du Rhône a fait valoir que cette décision avait été abrogée le 9 septembre 2025, après l'introduction de la requête. Le tribunal a constaté que les conclusions de Mme A... étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les frais de justice ont été rejetés.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B... d’une demande d’exécution d’un jugement du 1er septembre 2025. Après que la préfète du Rhône a informé le tribunal de l’exécution de ce jugement, Mme B... s’est désistée de son instance. Le tribunal, par une ordonnance du 22 octobre 2025, a admis l’intéressée au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de la loi du 10 juillet 1991 et a donné acte de son désistement. Il a également rejeté sa demande de frais irrépétibles, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 15 septembre 2025 suspendant le permis de conduire de M. B... pour une durée de quatre mois et quinze jours. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, l'absence d'infraction et le caractère disproportionné de la sanction, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, faute d'éléments probants. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge considérant que les conditions de l'urgence et du doute sérieux n'étaient pas réunies. Les textes appliqués sont le code de la route et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de la chambre sociale, a examiné la requête de M. B... visant à obtenir l'exécution d'une ordonnance du 11 décembre 2023 enjoignant à la préfète du Rhône de le reloger. Le requérant, reconnu prioritaire par la commission de médiation droit au logement opposable (DALO) le 17 janvier 2023, n'avait pas reçu de proposition de logement adaptée à ses besoins, notamment en raison de son handicap. Le tribunal a constaté que la préfète n'avait pas exécuté l'injonction et a ordonné le relogement de M. B... sous astreinte, en application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est donc l'injonction assortie d'une astreinte pour contraindre l'administration à exécuter la décision de la commission de médiation.
Suspension d'un refus implicite de titre de séjour. Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... pour défaut d'urgence. Le juge estime que le requérant ne peut se prévaloir de la présomption d'urgence applicable au refus de renouvellement, sa demande ne constituant pas une telle demande. En l'absence de justifications suffisantes sur les difficultés alléguées et compte tenu de son séjour irrégulier prolongé, la condition d'urgence n'est pas remplie.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un permis de construire modificatif délivré par le maire de Feyzin. Le requérant invoquait notamment un défaut d’affichage sur le terrain et une violation des règles d’urbanisme relatives aux prospects et aux vues directes. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. La décision est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par Mme D... pour obtenir l’exécution d’une décision de la commission de médiation du droit au logement opposable du Rhône du 29 avril 2025, qui l’a reconnue prioritaire pour un hébergement. La requérante soutenait qu’aucune proposition adaptée ne lui avait été faite depuis cette décision. Le tribunal a fait droit à sa demande en application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation. Il a enjoint à la préfète du Rhône de proposer à Mme D... une place dans une structure d’hébergement adaptée, sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter d’un délai de deux mois suivant la notification du jugement.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision d’invalidation du permis de conduire de M. C... pour solde de points nul. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l’absence de motivation, la contestation d’une infraction et le défaut d’information préalable, n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sans instruction ni audience en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, faute de condition d’urgence ou de moyen sérieux.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 1er août 2024 ordonnant sa remise aux autorités tchèques. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'incompétence de la signataire était infondé, que le requérant ne contestait pas utilement les motifs de la décision et que ses allégations sur les risques en cas de retour en Algérie étaient inopérantes. La solution s'appuie sur les articles L. 621-1 et L. 621-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.