37 028 décisions disponibles — page 499/1852
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A C B, ressortissante djiboutienne, qui contestait les décisions du 9 septembre 2024 de la préfète du Rhône l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'obligation de quitter le territoire était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que son droit à être entendu n'avait pas été méconnu, car elle avait pu présenter ses observations lors de l'examen de sa demande d'asile. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de cette même convention, et que l'interdiction de retour n'était pas entachée d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C contre le refus de permis de construire une maison individuelle à Alboussière. La décision attaquée, signée par une adjointe dûment habilitée, était suffisamment motivée. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'application du seul règlement national d'urbanisme était inopérant, la commune étant dotée d'un plan local d'urbanisme. Il a également écarté les moyens relatifs à l'erreur d'appréciation sur l'autosuffisance électrique et à l'erreur de droit sur les équipements de viabilité, confirmant ainsi la légalité du refus fondé sur les articles L. 111-11 et L. 332-15 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé pour suspendre le refus de la commune de Saint-Étienne de retirer ou d'abroger un arrêté de mise en sécurité du 24 juin 2024 concernant un immeuble, ainsi que le courrier de mise en demeure subséquent. Les requérants, copropriétaires, invoquent l'urgence financière liée aux travaux imposés et à la perte de loyers, ainsi que des doutes sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment son insuffisance de motivation, son caractère disproportionné et l'absence de péril immédiat. La commune conteste la recevabilité de la requête et l'urgence, arguant que les difficultés financières ne découlent pas directement de l'arrêté. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'ayant pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à leur situation justifiant une suspension, et a mis à leur charge les frais de procédure.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait une interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) de six mois prise par la préfète du Rhône. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'autorité préfectorale avait procédé à un examen particulier de sa situation. Appliquant les articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a jugé que la durée de l'IRTF n'était pas disproportionnée compte tenu de l'entrée irrégulière récente de la requérante et de ses attaches familiales en Algérie. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, faute d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de plusieurs propriétaires demandant l'annulation de la décision implicite de la commune de Rochessauve refusant de retirer pour fraude un permis de construire délivré à une société pour un bâtiment au lieu-dit Fermenas, ainsi que les permis initiaux et modificatifs. Les requérants soutenaient que le permis avait été obtenu par fraude en raison de diverses violations du code de l'urbanisme et du code de l'environnement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la commune n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le retrait. Les textes appliqués incluent les articles R. 431-16, L. 122-5, L. 161-4, R. 111-16, R. 431-20, R. 111-2, et R. 111-27 du code de l'urbanisme, ainsi que les articles R. 122-2, L. 512-7, et L. 512-8 du code de l'environnement.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A C, ressortissant algérien, contestant les décisions de la préfète du Rhône l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, prononçant une interdiction de retour de trente-six mois et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation du requérant n'était pas fondé et que les moyens d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation, dépourvus de toute précision, ne pouvaient qu'être écartés. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées, et la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été refusée, la requête étant manifestement dénuée de fondement. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B A épouse C, ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation de la décision du 30 avril 2025 par laquelle la préfète du Rhône lui a refusé un titre de séjour. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur de fait, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que les domiciliations contradictoires de la requérante étaient établies. Il a également estimé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de l'entrée récente en France, de la précédente mesure d'éloignement et de l'absence de justificatifs suffisants d'une intégration durable. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait le refus implicite de titre de séjour « vie privée et familiale » opposé par la préfète du Rhône. La juridiction a considéré que la décision explicite de rejet intervenue le 5 mai 2025 s'était substituée à la décision implicite et était suffisamment motivée. Le tribunal a estimé que M. C ne justifiait pas d'une vie privée et familiale stable et ancienne en France, ni de sa participation à l'entretien et à l'éducation de ses enfants, et a donc écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète du Rhône lui a délivré une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale". Le tribunal a constaté que les conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par le requérant.
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet née du silence de la préfète du Rhône sur la demande de titre de séjour de M. A. L'annulation est prononcée au motif que l'administration n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans l'attente. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 29 avril 2025 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, un ressortissant guinéen demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que cette décision constituait un refus initial d'octroi des conditions matérielles d'accueil, et non une cessation de celles-ci, en raison de la première demande d'asile du requérant. Il a relevé que l'OFII avait méconnu les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne permettent pas de mettre fin au bénéfice des conditions matérielles d'accueil dans le cas d'un enregistrement de demande d'asile après l'exécution d'une décision de transfert "Dublin". En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir M. A dans le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à compter du 29 avril 2025, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 5 septembre 2024 par lequel le maire de Saint-Eloi refusait un permis d'aménager à M. et Mme B pour la création de cinq lots à bâtir. La décision a été censurée pour insuffisance de motivation en fait, l'arrêté se bornant à renvoyer aux préconisations d'un avis du CAUE sans exposer les raisons précises de la méconnaissance des articles U.11 du PLU et R. 111-27 du code de l'urbanisme. Le tribunal a également jugé que le maire avait commis une erreur de droit en se fondant sur le non-respect de cet avis, qui n'est pas obligatoire. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 424-3 et A. 424-4 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, propriétaire voisin, contestant un permis de construire modificatif tacitement accordé par le maire de Saint-Etienne à la société JT Construction Patrimoine Immo pour un immeuble de trois logements. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour tardiveté, considérant que l'affichage du permis sur le portail d'accès, visible depuis la voie publique, avait fait courir le délai de recours et que M. B n'avait pas respecté les formalités de notification prévues par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, et M. B a été condamné à verser 1 500 euros à la commune de Saint-Etienne au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d’une demande d’exécution d’un jugement du 19 août 2024, a constaté que la préfète du Rhône n’avait pas réexaminé la demande de titre de séjour de Mme B comme cela lui avait été enjoint. En application des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre de la préfète, faute d’exécution dans un délai de 15 jours suivant la notification de la décision. La solution retenue vise à contraindre l’administration à respecter l’autorité de la chose jugée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, qui demandait l'annulation du refus du maire de Saint-Étienne de retirer un permis de construire modificatif tacite, obtenu par la société JT Construction Patrimoine Immo pour un immeuble de trois logements. M. B soutenait que ce permis avait été obtenu par fraude, la société ayant affirmé à tort avoir acquis une partie de sa parcelle pour contourner les règles d'emprise au sol du plan local d'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la réalité de la fraude alléguée n'était pas établie et que le refus de retrait n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, en application des principes jurisprudentiels relatifs au retrait des actes administratifs obtenus par fraude.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, lauréat du concours de gardien de la paix, qui contestait le refus d'agrément de la préfète de la zone de défense et de sécurité Sud-Est. Le tribunal a jugé que l'administration pouvait légalement se fonder sur des faits d'agression sexuelle sur mineur, même classés sans suite pour infraction insuffisamment caractérisée, pour estimer que le comportement de M. B était incompatible avec les fonctions de policier. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 114-1 et R. 114-2 du code de la sécurité intérieure, ainsi que sur le décret n° 95-654 du 9 mai 1995.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, un ressortissant guinéen, qui contestait les décisions de la préfète du Rhône l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de dix-huit mois. Le tribunal a d'abord refusé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, faute d'urgence. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur des actes, la délégation de signature étant régulière. Ensuite, il a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son maintien irrégulier, de l'absence d'attaches familiales fortes en France et de son comportement délictueux. Enfin, l'interdiction de retour a été validée, l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français n'étant pas démontrée et la menace pour l'ordre public étant établie.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, ressortissant géorgien, contestant les décisions du 18 septembre 2024 de la préfète du Rhône lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de méconnaissance du droit d'être entendu, et a jugé que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D, sur le fondement des articles L.611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lyon a joint deux requêtes de la société Emploidom, qui conteste des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour les périodes 2018-2022. La société, active dans les services à la personne, revendique l'application du taux réduit de TVA prévu par les articles 278-0 bis et 279 du code général des impôts, ainsi que par l'article L.7233-2 du code du travail. Le tribunal a rejeté ses demandes, jugeant que son activité de coordination et de placement de travailleurs en mode mandataire ne constitue pas une prestation de services à la personne éligible au taux réduit. La solution retenue confirme la position de l'administration fiscale, en application des textes précités et de la directive 2006/112/CE.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, M. E et du syndicat de copropriété du 15 rue A Moulin, qui demandaient l'annulation du permis de construire délivré le 3 juin 2024 par le maire de Roanne à la SCCV A Moulin pour un projet immobilier comprenant une pension de famille et une résidence sociale. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, car ils n'ont pas démontré en quoi le projet affecterait directement leurs conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de leurs biens. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés. Les demandes des parties au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.