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Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la préfète de l'Ain, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, l'expulsion d'une famille d'un centre d'hébergement géré par une association. Le juge a retenu que la demande était manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence de la juridiction administrative. En effet, en dehors du cas spécifique prévu à l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il appartient à la seule juridiction judiciaire de statuer sur l'expulsion d'un occupant d'un immeuble appartenant à une personne morale de droit privé, même si celle-ci participe au service public de l'hébergement d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A B d’une requête en annulation d’un titre de recettes émis par la Région Auvergne-Rhône-Alpes pour le remboursement d’une aide à la formation, d’un montant de 2 005,07 euros. La Région a annulé ce titre de recettes le 11 avril 2025, et Mme B s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 2 juillet 2025, la présidente de la 5ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui se bornait à transmettre un courrier adressé au maire de Villeurbanne sans formuler de conclusions propres à saisir le juge. L'ordonnance, fondée sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, a jugé la requête manifestement irrecevable. La solution retenue est le rejet de la demande pour absence d'exposé des conclusions et des moyens exigés par le code.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B, qui demandait la décharge de rappels de TVA (2020-2022) et de cotisations d'impôt sur le revenu (2020-2022). La solution retenue est un rejet pour irrecevabilité manifeste, car la réclamation préalable adressée à l'administration fiscale le 29 avril 2025 n'avait pas encore fait l'objet d'une décision explicite ou implicite (délai de six mois non expiré) à la date de l'ordonnance. Le juge a appliqué les articles R. 222-1 (4°) du code de justice administrative et R. 190-1, R. 198-10 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales, considérant la saisine prématurée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. C, demandeur d'asile bangladais, contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil pour refus d'une proposition d'hébergement. Le tribunal a relevé d'office que ce refus relevait du 2° de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit un refus, et non une cessation, des conditions matérielles d'accueil. En conséquence, la décision attaquée, fondée sur l'article L. 551-16, est entachée d'une erreur de droit et est annulée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la préfète de l'Ain d'une demande d'expulsion d'un centre d'hébergement sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La préfète s'est désistée de sa requête avant le jugement. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et a donné acte de celui-ci par une ordonnance. Aucune mesure d'expulsion n'a donc été ordonnée.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme C d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant le renouvellement de sa carte de résident. En cours d'instance, la préfète a fait droit à la demande de renouvellement et délivré une attestation de prolongation d'instruction, rendant sans objet les conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté la demande de frais irrépétibles, tout en admettant la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. La décision applique les articles L. 521-1 du code de justice administrative et 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en référé de Mme C épouse B, qui demandait la suspension des activités nocturnes et des mesures de contrôle des émissions de l'usine Iveco Irisbus à Annonay. La requérante invoquait des nuisances sonores et olfactives, une atteinte à sa vie privée et à son activité de gîte, ainsi qu'une carence de l'administration. Le juge a constaté que la requête était irrecevable, car la requérante n'a pas précisé le fondement juridique exact de son recours (L. 521-1 ou L. 521-3 du code de justice administrative) et n'a pas identifié la décision administrative contestée. En l'absence de précision sur la procédure de référé et de requête en annulation sous-jacente, la demande a été rejetée sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté comme irrecevable la requête de M. A, détenu, qui contestait une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a constaté que le requérant n’établissait pas l’existence de la décision qu’il prétendait attaquer, remise le 20 mai 2025. À supposer qu’il ait visé les décisions du 19 avril 2025 produites par la préfète du Rhône, le recours, enregistré le 27 mai 2025, était tardif, le délai de 48 heures imparti pour les contester étant expiré. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour irrecevabilité manifeste.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B, qui contestait la décision de la préfète du Rhône du 14 octobre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation pour incomplétude. Le juge a constaté que la décision, notifiée via l'application informatique dédiée, était réputée reçue le 14 octobre 2024, faute de consultation dans le délai de quinze jours. La requête, enregistrée en mars 2025, était tardive car déposée après l'expiration du délai de recours de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. L'irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code, sans que les allégations de dysfonctionnement de l'application ne soient étayées.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de propriétaires voisins demandant l’annulation du refus implicite du maire de Rochessauve de retirer pour fraude un permis de construire délivré le 29 novembre 2019 à la SARL Technique solaire invest 42 pour un bâtiment au lieu-dit Fermenas. Les requérants invoquaient plusieurs fraudes, notamment l’absence d’examen au cas par cas requis par le code de l’environnement, la non-continuité avec un hameau existant, l’absence de destination agricole, et des atteintes au paysage. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés ne caractérisaient pas une fraude au sens de la jurisprudence, et a appliqué les dispositions des codes de l’urbanisme et de l’environnement.
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision d’assignation à résidence prise par le préfet de la Dordogne, s’est déclaré territorialement incompétent. En application de l’article R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel se situe le lieu d’assignation, soit le Tribunal Administratif de Bordeaux. Par ordonnance, le tribunal a donc transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande d'indemnisation de Mme C, ressortissante tunisienne, qui sollicitait réparation des préjudices subis suite à l'illégalité de deux arrêtés préfectoraux (retrait de titre de séjour et obligation de quitter le territoire) pris en 2022 et abrogés en 2023. Le tribunal a reconnu que l'illégalité de ces arrêtés constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Cependant, il a estimé que les préjudices invoqués (moral, financier, professionnel) n'étaient pas en lien direct et certain avec cette faute, car les arrêtés n'avaient produit d'effets qu'entre le 2 mars 2023 (date à laquelle Mme C en a eu connaissance) et le 26 avril 2023 (date de son retour régulier en France). En conséquence, la requête a été rejetée, et la décision de refus indemnitaire du préfet confirmée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A pour contester le retrait total de sa subvention "MaPrimeRénov" de 20 000 euros par l'Agence nationale de l'habitat. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction), désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l'Agence nationale de l'habitat à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur le fond du litige, seule la question des frais irrépétibles étant tranchée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. C contestant 30 titres exécutoires émis par Voies navigables de France pour un montant total de 7 949,28 euros, correspondant à des indemnités d'occupation du domaine public pour son bateau. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que les titres exécutoires, bien que ne détaillant pas le calcul, étaient suffisamment explicites dès lors que le constat d'occupation sans titre, qui précisait les bases de liquidation (tarif, superficie, coefficients), avait été préalablement notifié au requérant. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 et de l'article L. 2125-8 du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B C, qui demandait l’annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. En effet, postérieurement à l’introduction du recours pour excès de pouvoir, la préfète du Rhône a décidé de lui délivrer un certificat de résident algérien mention "vie privée et familiale", rendant les conclusions sans objet. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président de formation de jugement de constater le non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par le Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema), un établissement public administratif, pour contester son assujettissement à la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) au titre des années 2021 et 2022. Le requérant soutenait que son activité commerciale, représentant moins de 15% de ses recettes, était accessoire et constituait le prolongement indissociable de ses missions de service public, ce qui l'exclurait du champ d'application de l'article 1447 du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que le Cerema exerçait une activité lucrative dans le champ concurrentiel et que le caractère accessoire de cette activité ne suffisait pas à le soustraire à la CVAE, en application des articles 1447 et 1586 ter du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande du Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (CEREMA) tendant à la décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour ses locaux de Vaulx-en-Velin au titre de 2022. Le requérant soutenait que son activité, non lucrative et accessoirement commerciale (moins de 15% des recettes), constituait le prolongement indissociable de ses missions de service public, l'exonérant de CFE sur le fondement de l'article 1447 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que le CEREMA, établissement public administratif, exerçait une activité économique en concurrence avec le secteur privé, notamment via des prestations d'ingénierie et d'expertise pour des tiers, et que cette activité, bien qu'accessoire, présentait un caractère lucratif. Par conséquent, il a estimé que l'établissement était assujetti à la CFE en application des articles 1447 et 1654 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'inscription de M. A au fichier national des interdits d'acquisition et de détention d'armes. La requête a été jugée irrecevable car le requérant n'avait pas présenté de requête distincte en annulation de la décision attaquée, ni joint une copie de celle-ci, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 522-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A contre le retrait de la subvention "MaPrimeRénov'" par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). Le juge constate que l'ANAH a fait droit au recours préalable de M. A le 7 février 2025, rendant sans objet les conclusions à fin d'annulation et d'injonction. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il prononce un non-lieu à statuer sur ces conclusions. L'ANAH est condamnée à verser 800 euros à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.