37 028 décisions disponibles — page 599/1852
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B E C épouse A D, ressortissante étrangère rencontrant des difficultés techniques pour renouveler son titre de séjour via le téléservice "ANEF". La requérante, dont le titre de séjour a expiré le 2 janvier 2025, justifiait d'une situation d'urgence en raison de la perte de son contrat de travail et de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous physique. Le tribunal a fait droit à sa demande en ordonnant à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous dans un délai de dix jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en application des articles R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'arrêté du 1er août 2023, qui imposent une solution de substitution en cas d'impossibilité d'utiliser le téléservice.
Refus de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de titre de séjour. Tribunal administratif de Lyon, juge des référés. Rejet de la requête en référé-mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) pour défaut d’urgence, le préfet ayant proposé un rendez-vous pour résoudre le blocage technique. Application du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté préfectoral ordonnant sa remise aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'utilisant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, malgré la présence d'une cousine en France et la maîtrise du français par la requérante. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, sur le fondement du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. A, qui impute des troubles digestifs persistants à une perforation recto-sigmoïdienne survenue lors d’une coloscopie à l’hôpital Edouard Herriot le 18 juillet 2022. La mesure, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile pour évaluer les conditions de prise en charge et les préjudices subis. L’expert désigné devra notamment se prononcer sur la conformité des soins aux règles de l’art, l’existence d’un éventuel manquement à l’obligation d’information, et le lien de causalité entre les actes médicaux et les dommages.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d'éléments concrets sur les conséquences immédiates de l'expiration de son titre. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner le fond, laissant la possibilité à M. A de saisir le juge des référés sur un autre fondement (article L. 521-3).
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. C et autres, qui contestaient le refus de la maire de Saint-Jean-de-Niost de réaliser des travaux sur une canalisation d'eaux pluviales. Le juge estime que le courrier du 9 janvier 2025 ne constitue pas une décision faisant grief, faute d'intérêt personnel directement lésé pour les requérants. De plus, leurs conclusions à fin d'injonction, présentées à titre principal sans être assorties de conclusions indemnitaires, sont irrecevables au regard des principes régissant la responsabilité administrative. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait la clôture de son dossier de demande de naturalisation par la préfète du Rhône. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car M. B n'avait pas produit la décision attaquée dans le délai de 15 jours imparti par une demande de régularisation, notifiée via l'application Télérecours. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.
Licenciement d’une salariée protégée – Tribunal administratif de Lyon – Rejet pour irrecevabilité manifeste – La requérante s’est bornée à transmettre la décision de l’inspection du travail autorisant son licenciement, sans formuler de conclusions ni exposer de moyens, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la CAF du Rhône de lui accorder une remise intégrale de sa dette de prime d'activité de 1 065,57 euros. La requérante n'a pas fourni les justificatifs de ses ressources et charges malgré une demande de régularisation, ne permettant pas au juge d'apprécier sa situation de précarité. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement insuffisamment motivée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de remise de sa dette de revenu de solidarité active (RSA) de 302 euros. La requérante n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, rendant inopérant son moyen sur le bien-fondé de l'indu. De plus, son argument tiré de sa situation de précarité n'était pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée par ordonnance sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. C B contestant la récupération d’un indu de prime d’activité de 6 662,40 euros. Le requérant invoquait le remboursement par son fils de sa propre dette, mais ce moyen a été jugé inopérant, l’indu résultant de l’omission de déclaration des revenus de ce dernier. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens inopérants.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante marocaine, pour contester la décision du 20 mars 2025 par laquelle la préfète de l'Ardèche lui a retiré son titre de séjour "travailleur saisonnier" et refusé la délivrance d'un titre "vie privée et familiale". Le juge a reconnu l'urgence, notamment en raison de la perte du droit au travail et de la situation familiale de la requérante, mère d'un enfant de sept ans. Il a également estimé que le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire préalable, en méconnaissance de l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de retrait. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de cette décision de retrait.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté l’opposition formée par Mme A contre une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique de 1 433,42 euros. La requérante contestait le bien-fondé de l’indu, mais n’a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès de France Travail, comme l’exige l’article R. 5426-19 du code du travail. Faute de régularisation malgré une demande du greffe, le moyen soulevé a été jugé irrecevable. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de modifier son adresse mail sur la plateforme ANEF, afin de pouvoir effectuer des démarches pour ses enfants. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas avoir épuisé les voies d'accompagnement prévues par l'arrêté du 1er août 2023, notamment en sollicitant un rendez-vous auprès du point d'accès numérique (PAN). La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner l'utilité de la mesure sollicitée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du 14 avril 2025 ordonnant sa remise aux autorités roumaines pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la faculté pour la préfète d'appliquer l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 est discrétionnaire et ne constitue pas un droit pour le demandeur. Il a estimé que la décision de remise n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, malgré le risque d'éloignement vers le Cameroun invoqué par le requérant, et a annulé la décision contestée.
Refus implicite de renouvellement de titre de séjour (conjoint de français) – Tribunal administratif de Lyon. Le juge des référés suspend l’exécution de la décision implicite de la préfète du Rhône, estimant l’urgence présumée en cas de refus de renouvellement et les moyens tirés de la méconnaissance de l’article L. 423-6 du CESEDA et de l’article 8 de la CEDH propres à créer un doute sérieux sur sa légalité. Il enjoint à la préfète de réexaminer la situation du requérant.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant togolais, pour suspendre la décision implicite de la préfète du Rhône refusant de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a constaté que cette décision implicite avait été remplacée par une décision expresse de refus en date du 28 avril 2025, et que la demande de titre "étudiant" était devenue sans objet. La solution retenue est que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant s'est vu délivrer un titre de séjour "étudiant", ce qui a régularisé sa situation et fait disparaître l'atteinte grave et immédiate à ses intérêts. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 16 mai 2024 lui interdisant d’exercer des fonctions d’encadrement sportif, pris sur le fondement des articles L. 212-1, L. 322-1 et L. 212-13 du code du sport. Par un mémoire enregistré le 7 mai 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 12 mai 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué au litige, la procédure s’étant achevée avant tout examen au fond.
Désistement de requête. Tribunal Administratif de Lyon. Donne acte du désistement pur et simple de M. B de son recours en plein contentieux contre un titre exécutoire émis par la Communauté de communes Ardèche Rhône Coiron pour le recouvrement de 47 850 euros. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Suspension de fonctions d'un agent par le recteur de l'académie de Lyon. Le Tribunal administratif de Lyon donne acte du désistement pur et simple de M. B, qui a retiré sa requête en annulation contre l'arrêté de suspension. L'ordonnance est prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de donner acte des désistements. Aucun texte de fond n'est appliqué, la procédure s'éteignant par le désistement.