Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2413079(TA69-2413079)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance en référé, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer le relogement de Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 26 mars 2024, au plus tard le 1er avril 2025. Constatant qu’aucune offre de logement adapté n’avait été faite dans le délai légal de six mois, le juge a fait application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er avril 2025, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2500954(TA69-2500954)
Suspension d’un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a ordonné la suspension de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B. La condition d’urgence a été présumée en raison de la demande de renouvellement, et un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 426-17 et L. 433-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, sous astreinte.
N° TA69-2500956(TA69-2500956)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du recteur de l'académie de Lyon prononçant la résiliation du contrat d'enseignement de M. A, professeur de philosophie. Le juge a estimé que les moyens invoqués, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, l'erreur sur les faits et le caractère disproportionné de la sanction, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le doute sérieux n'étant pas établi.
N° TA69-2500602(TA69-2500602)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était amené à statuer sur la demande de suspension d'une décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à M. A par la préfète du Rhône. En cours d'instance, la préfète a délivré à l'intéressé une carte de résident valable dix ans, ce qui a abrogé le refus implicite initial. Le juge des référés a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, devenues sans objet. Il a en revanche condamné l'État à verser 700 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA69-2407341(TA69-2407341)
Désistement d'instance. Le Tribunal Administratif de Lyon, par une ordonnance du 7 février 2025, a constaté le désistement d'office de M. A B, qui contestait le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande en ce sens fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. Il est donné acte de ce désistement.
N° TA69-2501174(TA69-2501174)
Refus d'attribution d'un logement social par Lyon Métropole Habitat. Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de cette décision. La condition d'urgence n'est pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré ses allégations sur sa santé et sa vie familiale. L'ordonnance est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2500097(TA69-2500097)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. C A B, occupant sans droit ni titre depuis le 31 août 2024 d'un logement du CROUS de Lyon situé sur le domaine public. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée par la nécessité d'assurer la continuité du service public du logement étudiant, et que la contestation soulevée par l'occupant, relative à la légalité du refus de renouvellement, n'était pas sérieuse. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de l'éducation.
N° TA69-2311160(TA69-2311160)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B contestant le refus implicite du département du Rhône et de la métropole de Lyon de lui verser le revenu de solidarité active (RSA). Le requérant, représenté par un avocat, n'a pas apporté de précisions suffisantes sur ses droits à la prestation, ni produit d'éléments à l'appui de ses allégations, malgré les mémoires en défense communiqués. La juridiction a fait application des articles L. 262-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, ainsi que des dispositions des 5° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut de précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
N° TA69-2500957(TA69-2500957)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car en application de l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme A conserve son droit au séjour et au travail pendant trois mois après l'expiration de son titre. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA69-2406343(TA69-2406343)
Le Tribunal Administratif de Lyon a pris acte du désistement pur et simple de Mme A de sa requête en excès de pouvoir et indemnitaire dirigée contre le département de l'Ardèche, à la suite de son mémoire du 15 janvier 2025. La requérante demandait initialement l'annulation du rejet implicite de sa demande indemnitaire et la condamnation du département à lui verser 20 971,32 euros pour préjudices. Le tribunal a constaté que ce désistement était sans réserve et a ordonné qu'il soit donné acte, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La demande de Mme A au titre de l'article L. 761-1 du même code a été rejetée.
N° TA69-2407797(TA69-2407797)
Désistement d'action. Le Tribunal Administratif de Lyon a constaté que M. B, qui contestait une décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande en ce sens. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. Le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA69-2406415(TA69-2406415)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a finalement accordé à M. A une carte de séjour temporaire « vie privée et familiale », rendant sans objet les conclusions principales. Par ordonnance du 6 février 2025, le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2406132(TA69-2406132)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par un agent hospitalier contestant un arrêté le plaçant en disponibilité d'office pour raison de santé. En cours d'instance, l'administration a pris une nouvelle décision accordant à l'intéressé un congé de longue maladie, rendant sans objet les conclusions en annulation et en injonction. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En revanche, le centre hospitalier a été condamné à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais d'instance, sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA69-2408619(TA69-2408619)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante gabonaise, contestant l'arrêté préfectoral du 7 août 2024 refusant son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les éléments médicaux fournis ne remettaient pas en cause l'avis du collège de médecins de l'OFII, selon lequel un défaut de prise en charge n'aurait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont été écartés.
N° TA69-2500878(TA69-2500878)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 25 novembre 2024 par lequel la préfète de l'Ain a ordonné l'expulsion du territoire français de M. A, ressortissant algérien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment tirés de l'incompétence de l'autorité, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 631-2 du CESEDA et 8 de la CEDH, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2500828(TA69-2500828)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la régularisation urgente de son titre de séjour et des dommages et intérêts. Le juge a constaté que la requête était irrecevable car le requérant n’avait pas précisé le fondement juridique de son recours (L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative) et n’avait formulé aucune conclusion précise. De plus, la demande indemnitaire ne relève pas de la compétence du juge des référés, qui ne peut prendre que des mesures provisoires. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant un rejet sans instruction.
N° TA69-2404687(TA69-2404687)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A d’une demande d’exécution du jugement du 15 février 2024, qui annulait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et enjoignait à la préfète du Rhône de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié". Après l’ouverture d’une procédure juridictionnelle, la préfète a informé le tribunal de la délivrance effective de la carte de séjour, et M. A a confirmé l’avoir obtenue. Le tribunal a donc constaté le désistement de la requête en exécution, celui-ci étant pur et simple, et en a donné acte par ordonnance. Cette décision s’appuie sur les articles R. 222-1 et L. 911-4 du code de justice administrative.
N° TA69-2500994(TA69-2500994)
Suspension de la clôture d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, donne acte du désistement de M. B après que la préfète du Rhône l'a convoqué pour régulariser sa situation. L'Etat est condamné à verser 500 euros à M. B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA69-2408875(TA69-2408875)
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme B, ressortissante arménienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte les moyens d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, estimant que l’arrêté détaille suffisamment sa situation personnelle et familiale. Il juge également que la mesure d’éloignement ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme), compte tenu de la récence de son séjour et du rejet de sa demande d’asile. La décision est fondée sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA69-2409660(TA69-2409660)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme E, ressortissante arménienne, contestant l'arrêté préfectoral du 12 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également estimé que la mesure ne méconnaissait pas l'intérêt supérieur de son enfant protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et que l'interdiction de retour de six mois n'était pas disproportionnée au regard des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.