Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2409662(TA69-2409662)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, ressortissante arménienne, contestant un arrêté préfectoral du 12 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de sa petite-fille (article 3-1 de la CIDE). Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, que la signataire disposait d'une délégation de compétence régulière, et que les moyens tirés de la violation des stipulations conventionnelles et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA69-2500508(TA69-2500508)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A, ressortissant ivoirien, qui sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous en vue du retrait de son titre de séjour. Le juge a estimé que la demande se heurtait à l'existence d'une décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Rhône pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de péril grave, le référé mesures utiles ne pouvait être utilisé pour contourner cette décision, que M. A est invité à contester par un recours en excès de pouvoir ou un référé suspension.
N° TA69-2500552(TA69-2500552)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car il s'agissait d'une première demande de titre de séjour, ne bénéficiant pas de la présomption d'urgence, et que le requérant n'apportait pas de justifications suffisantes sur les conséquences graves et immédiates de la décision sur sa situation personnelle et familiale.
N° TA69-2408458(TA69-2408458)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, un ressortissant malgache, contestant l'arrêté préfectoral du 29 juillet 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut d'examen et de violation du droit d'être entendu. S'agissant du refus de titre, il a jugé que la préfète avait légalement pu se fonder sur l'absence de résultats probants et de progression dans le cursus universitaire de l'intéressé, en application de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2409661(TA69-2409661)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. E, ressortissant arménien, contestant l'arrêté préfectoral du 12 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté était suffisamment fondé en droit et en fait. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni ne méconnaissait l'intérêt supérieur de son enfant protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, la décision d'éloignement et l'interdiction de retour de six mois ont été validées.
N° TA69-2501286(TA69-2501286)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Moselle du 31 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment une violation de son droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et une erreur d'appréciation quant à la menace à l'ordre public. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée, et a confirmé la légalité de l'arrêté pris en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes d'annulation, d'injonction ou de frais de justice.
N° TA69-2404819(TA69-2404819)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi d’une requête en excès de pouvoir par Mme C D, enregistrée sous le n° 2404819. Il s’est avéré que cette requête constituait en réalité un mémoire en intervention présenté par Mme D dans le cadre d’une instance introduite par son époux, M. A B, enregistrée sous le n° 2404470. En conséquence, le tribunal a ordonné la radiation de la requête n° 2404819 du registre du greffe, les pièces ayant été versées au dossier principal. Cette décision, prise par ordonnance, repose sur la constatation de l’absence de requête distincte.
N° TA69-2309256(TA69-2309256)
Le Tribunal Administratif de Lyon a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui demandait la condamnation de l’État à lui verser 6 000 euros pour carence à lui proposer un logement adapté. Par une ordonnance du 5 février 2025, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement d’instance. Aucune indemnité n’a été accordée, et les conclusions accessoires au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été abandonnées.
N° TA69-2301336(TA69-2301336)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du 26 janvier 2023 par laquelle la préfète de l'Ain a rejeté la demande de regroupement familial de Mme A pour sa fille. Le tribunal a jugé que la préfète avait commis une erreur de droit en appréciant les ressources de Mme A, car elle n'a pas tenu compte de l'évolution favorable de ses revenus après le dépôt de la demande, comme le permet l'article L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, avec injonction à la préfète de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.
N° TA69-2411283(TA69-2411283)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme B, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par la préfète du Rhône pour incomplétude. Le juge relève que le courrier de l'intéressée constitue un recours gracieux adressé à l'administration, et non une requête contentieuse relevant de sa compétence. À titre subsidiaire, il estime que la décision de classement sans suite, fondée sur l'incomplétude du dossier, ne fait pas grief et n'est pas susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable en application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2412024(TA69-2412024)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Scènes Extérieures, qui demandait la modification de la liste des métiers concernés par la tarification professionnelle du stationnement à Lyon. La juridiction a constaté que la requête constituait en réalité un recours gracieux adressé à la ville, et non un recours contentieux valable. En application de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la demande sans invitation à régulariser.
N° TA69-2412061(TA69-2412061)
Suspension du permis de conduire pour cinq mois par le préfet de l'Isère. Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête en excès de pouvoir comme manifestement irrecevable pour tardiveté. La décision du 16 septembre 2024, notifiée le 21 septembre 2024 avec mention des voies et délais de recours, n'a été contestée que le 2 décembre 2024, soit après l'expiration du délai de deux mois. Application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2400941(TA69-2400941)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales en annulation et injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de l’instance.
N° TA69-2305547(TA69-2305547)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, ressortissante nigériane, contestant le refus de la préfète de la Loire de l'engager dans un parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un vice de procédure lié à l'absence d'avis de la commission départementale, et une méconnaissance de l'article L. 425-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés étaient inopérants ou non fondés, et s'est appuyé sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles (articles L. 121-9, R. 121-12-9 et R. 121-12-6) pour valider la procédure suivie par la préfecture.
N° TA69-2308368(TA69-2308368)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) à lui verser 7 200 euros au titre de la prime "MaPrimeRénov'". Le tribunal a constaté que l'ANAH avait déjà accordé cette somme à M. B par une décision du 12 mai 2023, antérieure à l'introduction de la requête, rendant les conclusions sans objet et la requête manifestement irrecevable. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée. M. B a également été condamné à verser 800 euros à l'ANAH au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA69-2310558(TA69-2310558)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui demandait une indemnisation pour le préjudice résultant de la non-application de son droit au logement depuis 16 mois. La requête a été jugée manifestement irrecevable en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, car la requérante n'a pas chiffré ses conclusions indemnitaires malgré une demande de régularisation notifiée le 9 janvier 2025.
N° TA69-2401608(TA69-2401608)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la nommer élève inspectrice du travail. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'autorité signataire, un vice de procédure et une discrimination. Le tribunal a estimé que la ministre du travail était en situation de compétence liée pour refuser la nomination, en application de l'article 7 du décret n° 2003-770 du 20 août 2003, dès lors que Mme B ne remplissait pas les conditions statutaires. Les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA69-2411835(TA69-2411835)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C contestant un avis de saisie pour le recouvrement de la redevance ordures ménagères. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision de rejet de son recours administratif préalable obligatoire, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
N° TA69-2400597(TA69-2400597)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme C épouse B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, la préfète du Rhône a délivré le titre sollicité le 30 décembre 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal constate donc, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il condamne néanmoins l’État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice (article L. 761-1 du même code).
N° TA69-2301276(TA69-2301276)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A pour contester le rejet implicite de son recours contre une décision de l'Agence nationale de l'habitat retirant la prime "MaPrimeRénov'". La requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête, ce dont l'agence a pris acte. Par une ordonnance du 5 février 2025, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.