Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
37 028 décisions disponibles — page 763/1852
N° TA69-2500798(TA69-2500798)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par la société Free mobile d’une demande de suspension de l’arrêté du maire de Villefranche-sur-Saône du 9 octobre 2024, qui s’opposait à sa déclaration préalable pour l’installation d’une antenne-relais. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la société de démontrer un défaut de couverture mobile sur le territoire communal justifiant une intervention immédiate. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des règles d’urbanisme applicables (articles R. 111-27 du code de l’urbanisme et Ui6, Ui7, Ui11 du PLU). La demande de Free mobile a donc été rejetée, et la commune a obtenu 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA69-2300107(TA69-2300107)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par l’association immobilière de la Gravière d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la Métropole de Lyon de réparer un collecteur d’eaux usées, considéré comme un réseau public relevant de la responsabilité de la collectivité en application de l’article L. 2321-2 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a toutefois relevé d’office que les conclusions à fin d’injonction de réaliser les travaux, présentées à titre principal sans être assorties de conclusions indemnitaires, étaient irrecevables. Il a également jugé que la demande préalable de l’association, tendant uniquement à des travaux de réparation, n’avait pas fait naître une décision susceptible d’annulation. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable.
N° TA69-2500898(TA69-2500898)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B C, un ressortissant éthiopien, qui contestait l'arrêté du 14 janvier 2025 ordonnant sa remise aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure avait respecté les droits à l'information et à un entretien individuel prévus par les articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013. Il a également jugé que l'accord des autorités allemandes était établi et que la décision ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA69-2400597(TA69-2400597)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme C épouse B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, la préfète du Rhône a délivré le titre sollicité le 30 décembre 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal constate donc, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il condamne néanmoins l’État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice (article L. 761-1 du même code).
N° TA69-2500899(TA69-2500899)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du 17 janvier 2025 ordonnant sa remise aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que le moyen tiré d'un vice de procédure lié à la qualité de l'agent ayant mené l'entretien individuel n'était pas fondé, le compte rendu mentionnant un agent qualifié. Il a également jugé que les certificats médicaux produits ne démontraient pas que son état de santé justifiait l'application des clauses discrétionnaires des articles 16 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013. En conséquence, la décision de remise aux autorités allemandes a été validée.
N° TA69-2309256(TA69-2309256)
Le Tribunal Administratif de Lyon a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui demandait la condamnation de l’État à lui verser 6 000 euros pour carence à lui proposer un logement adapté. Par une ordonnance du 5 février 2025, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement d’instance. Aucune indemnité n’a été accordée, et les conclusions accessoires au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été abandonnées.
N° TA69-2404819(TA69-2404819)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi d’une requête en excès de pouvoir par Mme C D, enregistrée sous le n° 2404819. Il s’est avéré que cette requête constituait en réalité un mémoire en intervention présenté par Mme D dans le cadre d’une instance introduite par son époux, M. A B, enregistrée sous le n° 2404470. En conséquence, le tribunal a ordonné la radiation de la requête n° 2404819 du registre du greffe, les pièces ayant été versées au dossier principal. Cette décision, prise par ordonnance, repose sur la constatation de l’absence de requête distincte.
N° TA69-2501286(TA69-2501286)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Moselle du 31 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment une violation de son droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et une erreur d'appréciation quant à la menace à l'ordre public. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée, et a confirmé la légalité de l'arrêté pris en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes d'annulation, d'injonction ou de frais de justice.
N° TA69-2401608(TA69-2401608)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la nommer élève inspectrice du travail. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'autorité signataire, un vice de procédure et une discrimination. Le tribunal a estimé que la ministre du travail était en situation de compétence liée pour refuser la nomination, en application de l'article 7 du décret n° 2003-770 du 20 août 2003, dès lors que Mme B ne remplissait pas les conditions statutaires. Les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA69-2305547(TA69-2305547)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, ressortissante nigériane, contestant le refus de la préfète de la Loire de l'engager dans un parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un vice de procédure lié à l'absence d'avis de la commission départementale, et une méconnaissance de l'article L. 425-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés étaient inopérants ou non fondés, et s'est appuyé sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles (articles L. 121-9, R. 121-12-9 et R. 121-12-6) pour valider la procédure suivie par la préfecture.
N° TA69-2301336(TA69-2301336)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du 26 janvier 2023 par laquelle la préfète de l'Ain a rejeté la demande de regroupement familial de Mme A pour sa fille. Le tribunal a jugé que la préfète avait commis une erreur de droit en appréciant les ressources de Mme A, car elle n'a pas tenu compte de l'évolution favorable de ses revenus après le dépôt de la demande, comme le permet l'article L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, avec injonction à la préfète de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.
N° TA69-2411531(TA69-2411531)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B épouse C, qui contestait la décision de la préfète du Rhône du 5 octobre 2023 classant sans suite sa demande de naturalisation pour incomplétude. La requête a été jugée manifestement irrecevable en raison de sa tardiveté, le délai de recours contentieux de deux mois étant expiré depuis le 30 mars 2024. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, constatant que la décision attaquée mentionnait correctement les voies et délais de recours. L'obtention ultérieure de l'aide juridictionnelle n'a pas eu d'effet sur cette irrecevabilité.
N° TA69-2400941(TA69-2400941)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales en annulation et injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de l’instance.
N° TA69-2301276(TA69-2301276)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A pour contester le rejet implicite de son recours contre une décision de l'Agence nationale de l'habitat retirant la prime "MaPrimeRénov'". La requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête, ce dont l'agence a pris acte. Par une ordonnance du 5 février 2025, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2411280(TA69-2411280)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par la préfète du Rhône pour dossier incomplet. Le juge a constaté que le courrier de M. B constituait un recours gracieux, non un recours contentieux, et qu'il ne relevait donc pas de la compétence du juge administratif. À titre subsidiaire, le tribunal a estimé que la décision contestée ne faisait pas grief et que M. B n'avait soulevé aucun moyen opérant. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2310558(TA69-2310558)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui demandait une indemnisation pour le préjudice résultant de la non-application de son droit au logement depuis 16 mois. La requête a été jugée manifestement irrecevable en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, car la requérante n'a pas chiffré ses conclusions indemnitaires malgré une demande de régularisation notifiée le 9 janvier 2025.
N° TA69-2411281(TA69-2411281)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de la préfète du Rhône de classer sans suite sa demande de naturalisation pour incomplétude. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur le défaut de production d’une pièce justificative (test de langue) malgré une mise en demeure, ne constitue pas une décision faisant grief au sens de l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. En conséquence, le recours pour excès de pouvoir était irrecevable, car dirigé contre un acte non décisoire. La requête a donc été rejetée sans examen au fond.
N° TA69-2411282(TA69-2411282)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, qui contestait la décision de la préfète du Rhône de classer sans suite sa demande de naturalisation pour incomplétude. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief et n'est donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. M. C n'a pas démontré avoir transmis les pièces manquantes (test de langue) dans les délais, malgré une mise en demeure. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2304838(TA69-2304838)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) portant retrait de la prime « MaPrimeRénov’ ». En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions à fin d’annulation, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. Le juge a toutefois condamné l’ANAH à verser à M. B une somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, en l’absence d’éléments justifiant de ne pas faire droit à cette demande. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2501340(TA69-2501340)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête en référé liberté de M. B A, qui demandait au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Rhône d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les difficultés financières et la suspension du contrat de travail invoquées par le requérant, bien que réelles, ne justifiaient pas une intervention judiciaire dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.