Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2306246(TA69-2306246)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Ain d'utiliser ses pouvoirs de police pour contrôler la conformité d'un immeuble voisin. Le tribunal a jugé que la demande de M. A était irrecevable en raison de sa tardiveté, le délai de recours contentieux de deux mois étant expiré. Il a également estimé que M. A ne justifiait pas d'un intérêt suffisant pour agir, les non-conformités alléguées n'affectant pas directement ses conditions d'occupation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux délais de recours et à l'intérêt pour agir.
N° TA69-2501033(TA69-2501033)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension de la décision du préfet de la Drôme suspendant son permis de conduire pour six mois. Le juge a constaté son incompétence territoriale, car le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Grenoble, lieu de résidence du requérant à la date de la décision attaquée, conformément à l'article R. 312-8 du code de justice administrative. La demande a été rejetée sans examen au fond, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2412238(TA69-2412238)
Litige entre M. A et la CAF du Rhône sur le montant d’une pension alimentaire fixée par un jugement du juge aux affaires familiales. Le Tribunal administratif de Lyon se déclare incompétent, estimant que ce contentieux, lié à l’exécution d’une décision judiciaire, relève de l’ordre judiciaire. Il rejette la requête sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2306495(TA69-2306495)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. B A, qui sollicitait la décharge d’une cotisation supplémentaire d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016. Le juge a écarté le moyen tiré d’une rupture d’égalité, estimant que la situation du requérant, concerné par trois chefs de rehaussement, différait de celle de son associé. Il a également jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée au regard des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales. Enfin, la majoration de 40 % pour manquement délibéré, fondée sur l’article 1729 du code général des impôts, a été confirmée compte tenu de la qualité de gérant du contribuable et de son obligation de déclarer les revenus perçus.
N° TA69-2412404(TA69-2412404)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône a enregistré la demande et délivré un récépissé valable jusqu'au 2 août 2025. Le juge des référés a constaté que la demande était ainsi devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA69-2304551(TA69-2304551)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, accompagnante d'élèves en situation de handicap, qui contestait le refus de renouvellement de son contrat à durée déterminée par le proviseur du lycée La Martinière-Montplaisir. Le tribunal a jugé que la méconnaissance du délai de prévenance prévu à l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 n'entraîne pas l'illégalité de la décision de non-renouvellement. Il a également estimé que le refus était fondé sur l'intérêt du service, compte tenu des difficultés relationnelles et comportementales de l'agent, et qu'il n'était pas entaché d'erreur d'appréciation. Enfin, le moyen tiré d'une discrimination en raison du handicap a été écarté, le tribunal n'ayant pas retenu ce fondement dans sa décision.
N° TA69-2304455(TA69-2304455)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de la SASU Tecnimodern Automation visant à obtenir le remboursement d'un crédit d'impôt pour dépenses de prospection commerciale de 40 000 euros au titre de l'exercice 2019. La société soutenait avoir satisfait aux conditions de l'article 244 quater H du code général des impôts en affectant un salarié existant (M. A) au développement des exportations et en recrutant un nouveau salarié (M. B) dans les six mois. Le tribunal a jugé que l'activité de ces deux salariés n'était pas principalement consacrée au développement des exportations, condition essentielle pour bénéficier du crédit d'impôt. La solution retenue est fondée sur l'application de l'article 244 quater H du code général des impôts.
N° TA69-2500389(TA69-2500389)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de convoquer M. A, ressortissant albanais, à un rendez-vous sous un mois pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de l'impossibilité pour l'intéressé d'obtenir un rendez-vous depuis plus de vingt mois, malgré ses relances, et de sa situation personnelle et professionnelle précaire. La solution retenue s'appuie sur le droit de tout étranger à voir sa situation examinée dans un délai raisonnable, sans toutefois ordonner l'enregistrement automatique de la demande ni l'astreinte sollicitée. L'État a été condamné à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA69-2501330(TA69-2501330)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait, en urgence, la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour pour préserver son droit au travail et au séjour. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une situation d'urgence caractérisée nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La solution retenue est le rejet de la requête, sans préjudice d'un éventuel recours sur le fondement de l'article L. 521-3 du même code.
N° TA69-2501238(TA69-2501238)
Refus de renouvellement de titre de séjour. Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du 6 décembre 2024. La solution retenue est que cette décision ne constitue pas un refus de principe faisant grief, mais une simple invitation à déposer une nouvelle demande, rendant la requête en annulation irrecevable. Le juge applique les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA69-2303992(TA69-2303992)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme B, qui contestaient des amendes fiscales pour défaut de déclaration de comptes bancaires et de contrats d'assurance-vie à l'étranger. La juridiction a jugé que la réclamation préalable des requérants, présentée le 20 décembre 2022, était tardive car elle excédait le délai de deux ans suivant la notification de l'avis de mise en recouvrement du 15 avril 2019, conformément à l'article R*196-1 du livre des procédures fiscales. En conséquence, les conclusions à fin de décharge des amendes ont été déclarées irrecevables. Les autres demandes, y compris la condamnation de l'État, ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA69-2300856(TA69-2300856)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, un ressortissant algérien, qui contestait le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 7 bis de l'accord franco-algérien, car les revenus de M. B étaient insuffisants pour justifier la délivrance d'un titre de dix ans. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant l'annulation, l'injonction et les frais de justice.
N° TA69-2300811(TA69-2300811)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 12 août 2022 par lequel le maire de Valserhône a refusé à M. B un permis de construire pour une terrasse et une pergola. La décision est annulée pour méconnaissance de l'article L. 422-7 du code de l'urbanisme, la maire déléguée ayant signé l'arrêté alors qu'elle était propriétaire de la parcelle mitoyenne et directement intéressée au projet. Le tribunal enjoint à la commune de réexaminer la demande de permis dans un délai de deux mois.
N° TA69-2303721(TA69-2303721)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société RCube, qui demandait le remboursement du crédit d'impôt en faveur des métiers d'art pour les années 2019, 2020 et 2021. La société, active dans la fabrication de charpentes et menuiseries, soutenait que ses ouvrages sur mesure répondaient aux critères de l'article 244 quater O du code général des impôts. Le tribunal a estimé que les pièces produites ne démontraient pas que ces réalisations se distinguaient suffisamment des précédentes pour être éligibles au crédit d'impôt. En conséquence, la demande a été rejetée et les frais de justice n'ont pas été accordés à la société.
N° TA69-2412899(TA69-2412899)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 29 novembre 2024 refusant son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la pathologie du requérant pouvait être traitée en Algérie et que les décisions ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sur la base de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2412895(TA69-2412895)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C D, ressortissante nigérienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen de sa situation personnelle. S'appuyant sur l'article 9 de la convention franco-nigérienne du 24 juin 1994, le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas d'une progression réelle et sérieuse dans ses études, malgré ses difficultés personnelles, et que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni son droit à l'instruction.
N° TA69-2303335(TA69-2303335)
Le Tribunal administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet du Rhône sur la demande de titre de séjour de M. B. Cette annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de la décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de quatre mois, sans astreinte, et rejette les conclusions au titre des frais de justice.
N° TA69-2500617(TA69-2500617)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’une requête en référé visant à accélérer l’examen de sa demande de titre de séjour. Le juge des référés a rejeté la requête pour incompétence territoriale, constatant que l’intéressée réside à Annecy (Haute-Savoie) et non à Lyon. En application des articles L. 521-2, R. 312-8 et R. 522-8-1 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Grenoble. La solution retenue est le rejet de la demande sans examen au fond.
N° TA69-2209545(TA69-2209545)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, pilote privé, contestant les restrictions médicales (OSL, SSL, SIC, puis ORL) imposées sur sa licence de pilote par le conseil médical de l’aéronautique civile. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions dirigées contre la décision initiale du médecin évaluateur et le courrier du président du conseil, au motif que la première s’était substituée à la décision du 12 octobre 2022 et que le second était dépourvu de caractère décisoire. Il a également jugé irrecevables les conclusions additionnelles contre les décisions des 12 avril et 20 septembre 2023, car elles constituaient un litige distinct. Sur le fond, les moyens soulevés par M. B ont été écartés, la solution retenue étant le rejet de l’ensemble de la requête, sans qu’il soit fait droit aux demandes d’injonction ou de frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l’aviation civile et le code des relations entre le public et l’administration.
N° TA69-2501123(TA69-2501123)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 12 juillet 2024 retirant la carte professionnelle d'agent de sécurité privée de M. C. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas présenté de requête distincte en annulation ni joint la copie de celle-ci, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.