Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
37 028 décisions disponibles — page 767/1852
N° TA69-2307770(TA69-2307770)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme D, ressortissante algérienne, contestant le refus de titre de séjour "vie privée et familiale" opposé par la préfète du Rhône. La décision explicite de refus du 5 décembre 2024 s'étant substituée à la décision implicite initiale, le tribunal a statué sur ce seul acte. Il a rejeté la demande d'annulation, estimant que le refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de l'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA69-2306994(TA69-2306994)
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur les requêtes de la SARL Chim 92, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2017 et 2018, suite à la remise en cause de la déduction de charges de personnel. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer partiel pour 2017, l'administration ayant déjà accordé un dégrèvement de la majoration pour manquement délibéré. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, jugeant que les propositions de rectification étaient suffisamment motivées au regard des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales.
N° TA69-2306995(TA69-2306995)
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur les requêtes de la SARL Chim 92 contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2017 et 2018, après que l'administration a remis en cause la déduction de charges de personnel. La juridiction a prononcé un non-lieu à statuer partiel pour 2017 suite à un dégrèvement de la majoration pour manquement délibéré. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales, jugeant les propositions de rectification suffisamment motivées. La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions des requêtes.
N° TA69-2404631(TA69-2404631)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les demandes de la SCI Beauverver concernant la décharge de cotisations de taxe foncière (2016-2019) et de taxe sur les logements vacants (2016-2018 et 2022). La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, estimant que la réclamation préalable n'était pas tardive faute de preuve de notification des avis de mise en recouvrement. Sur le fond, le tribunal a fait droit à la demande de la SCI, en application de l'article 232 du code général des impôts et de la réserve d'interprétation du Conseil constitutionnel, jugeant que les locaux ne pouvaient être rendus habitables qu'au prix de travaux importants, ce qui constitue une cause de vacance indépendante de la volonté du contribuable. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge des impositions contestées et rejeté les conclusions relatives aux dépens.
N° TA69-2310783(TA69-2310783)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, annule cette décision. Le tribunal retient que le silence gardé par la préfète du Rhône a fait naître une décision implicite de rejet, laquelle est illégale pour défaut de motivation, l’administration n’ayant pas communiqué les motifs de son refus à l’intéressé qui en avait fait la demande. Cette solution est fondée sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA69-2309985(TA69-2309985)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de la société Optimiz Network, qui sollicitait la restitution de crédits d'impôt innovation (CII) pour les années 2021 et 2022, pour un montant total de 10 491 euros. La société avait développé un prototype d'armoire connectée pour infrastructures urbaines, mais l'administration fiscale a contesté son éligibilité en raison de l'existence de produits concurrents similaires sur le marché dès 2020. Le tribunal a jugé que la société n'apportait pas la preuve que son prototype se distinguait des produits existants par des performances supérieures au sens de l'article 244 quater B du code général des impôts. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit fait droit à la demande de frais de justice.
N° TA69-2301823(TA69-2301823)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de rejet née du silence du préfet du Rhône sur la demande de certificat de résidence de Mme A, ressortissante algérienne. L’annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de cette décision implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de quatre mois, sans astreinte, et a rejeté les conclusions relatives aux frais de justice.
N° TA69-2301892(TA69-2301892)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A contestant l'arrêté du maire de Saint-Bonnet-les-Oules du 4 août 2022 ordonnant l'interruption de ses travaux, ainsi que le refus de délivrance d'un certificat de permis de construire tacite. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant irrecevables les conclusions contre l'arrêté interruptif de travaux pour tardiveté, et a estimé que Mme A ne bénéficiait pas d'un permis de construire tacite, faute de justifier du dépôt d'un dossier complet en mairie. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 423-1, R. 423-3, L. 424-2, R. 423-19 et R. 423-22 du code de l'urbanisme.
N° TA69-2308322(TA69-2308322)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) à lui verser 800 euros au titre de la prime de transition énergétique (MaPrimeRénov'). La juridiction a estimé que M. B n'établissait pas la faute de l'Anah, celle-ci ayant retiré la prime au motif que le consentement du requérant à la demande déposée par son mandataire n'avait pu être vérifié. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, et M. B a été condamné à verser 1 000 euros à l'Anah au titre des frais de justice. La décision se fonde sur les dispositions de la loi de finances pour 2020 et du décret relatif à la prime de transition énergétique.
N° TA69-2301245(TA69-2301245)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B, née le 10 janvier 2020, en raison du défaut de communication des motifs par le préfet du Rhône dans le délai d'un mois, en méconnaissance des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête est rejetée pour le surplus, incluant la demande d'annulation de la décision implicite de rejet de la demande d'abrogation et la demande indemnitaire.
N° TA69-2300912(TA69-2300912)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Rhône sur la demande de certificat de résidence de Mme B, ressortissante algérienne. L'annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de quatre mois et de délivrer à Mme B une autorisation provisoire de séjour dans les quinze jours.
N° TA69-2300825(TA69-2300825)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Dépôt Bennes Services, qui contestait l'arrêté du 5 décembre 2022 du préfet du Rhône. Cet arrêté la mettait en demeure de suspendre toute activité d'apport de déchets dangereux sur un terrain et de régulariser sa situation administrative, après que l'inspection des installations classées a constaté la présence de bennes contenant des déchets dangereux sans autorisation. Le tribunal a jugé que, sur le fondement de l'article L. 171-7 du code de l'environnement, le préfet était tenu d'édicter une mise en demeure dès lors que l'inobservation des conditions légalement imposées était constatée. Il a écarté le moyen de la société, qui soutenait que les déchets provenaient de dépôts sauvages et qu'elle avait fait retirer les bennes après le contrôle, estimant que ces circonstances étaient sans incidence sur la légalité de la mise en demeure.
N° TA69-2412125(TA69-2412125)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante iranienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par la préfète de l'Ain le 13 juin 2024. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, la demande d'aide juridictionnelle ayant été déposée avant l'expiration du délai de recours. Sur le fond, il a jugé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, ni les articles 20 et 21 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. Par conséquent, les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de renvoi, qui étaient fondés sur l'illégalité du refus de séjour, ont également été écartés.
N° TA69-2411340(TA69-2411340)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant arménien, contestant l'arrêté préfectoral du 14 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, le défaut d'examen de sa situation personnelle, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation. La décision a été fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 611-1 4°.
N° TA69-2501192(TA69-2501192)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète du Rhône de délivrer à Mme A, dans un délai de 48 heures, une attestation de décision favorable ou tout document justifiant de la régularité de son séjour. La requérante, titulaire d'une décision favorable pour un titre de séjour "recherche d'emploi", se trouvait en situation d'urgence car l'absence de ce document l'avait privée de ses droits (radiation de France Travail, risque de suspension des prestations sociales). La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2412085(TA69-2412085)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de six mois prononcées par la préfète du Rhône. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la préfète n'avait pas méconnu l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour M. C de démontrer un droit au séjour de plein droit ou d'avoir sollicité un titre. En conséquence, toutes les demandes de M. C, y compris celles d'injonction et de frais de justice, ont été rejetées.
N° TA69-2412124(TA69-2412124)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. et Mme C, un couple de ressortissants étrangers, qui contestaient les décisions du préfet de la Loire du 6 novembre 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français, et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. Il a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation des requérants, sans méconnaître leur droit d'être entendu. En conséquence, le tribunal a estimé que les moyens n'étaient pas fondés et a rejeté l'ensemble des conclusions des requérants, y compris les demandes d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA69-2406348(TA69-2406348)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A contestant l'avis favorable à son expulsion émis par la commission départementale d'expulsion de l'Ain. Le juge a estimé que cet avis, qui constitue une simple étape préalable à la décision de l'autorité compétente, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2208495(TA69-2208495)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, commandant de police, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de le nommer chef du service du renseignement territorial de l'Ardèche. Le tribunal a jugé que la décision de nommer une autre candidate, capitaine de police, était justifiée par l'intérêt du service, cette dernière disposant d'une expérience plus longue et de meilleures évaluations professionnelles. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des textes applicables (décret n° 2005-716 du 29 juin 2005) et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés. En conséquence, les conclusions indemnitaires de M. C ont également été rejetées.
N° TA69-2410769(TA69-2410769)
Le Tribunal Administratif de Lyon a radié du registre du greffe la requête de Mme A B, qui demandait une remise gracieuse de sa dette de prime d'activité. Cette requête constituait un doublon d'une autre requête enregistrée le même jour, visant les mêmes conclusions. La radiation a été prononcée sur le fondement du code de justice administrative.