Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2500767(TA69-2500767)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de procéder au changement d'adresse de M. A, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle. Le requérant justifiait de l'urgence, car l'absence de mise à jour de son adresse bloquait sa procédure de regroupement familial. Le juge a considéré la mesure utile et non susceptible de faire obstacle à une décision administrative, en application des articles R. 431-2 et R. 431-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'injonction a été prononcée sans astreinte, dans un délai de quinze jours, et l'État a été condamné à verser 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA69-2500951(TA69-2500951)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. A. Cette demande visait la décision du 6 décembre 2024 par laquelle la préfète du Rhône avait refusé de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que cette décision ne constituait pas un refus de principe, mais une simple invitation à renouveler sa demande, et qu'elle ne faisait donc pas grief. Par conséquent, la requête en annulation étant irrecevable, la demande de suspension l'était également.
N° TA69-2412626(TA69-2412626)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l’exécution d’une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône du 11 juin 2024 la reconnaissant prioritaire pour un hébergement d’urgence. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Mme A disposait d’un délai pour agir jusqu’au 25 novembre 2024, mais n’a saisi le tribunal que le 16 décembre 2024, sans justifier de circonstances particulières. Les textes appliqués sont les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA69-2409129(TA69-2409129)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir la condamnation de l’Agence nationale de l’habitat au versement d’une prime de 8 000 euros. Par un mémoire du 14 janvier 2025, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 3 février 2025. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’a été prononcée.
N° TA69-2411967(TA69-2411967)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance en référé, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer le relogement de M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 5 mars 2024, au plus tard le 1er avril 2025. Cette injonction est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de logement dans le délai légal de six mois. L'ordonnance assortit cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er avril 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La demande de frais irrépétibles de M. A a été rejetée.
N° TA69-2411959(TA69-2411959)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 23 avril 2024, au plus tard le 1er avril 2025. Constatant qu'aucune offre de logement n'avait été faite dans le délai légal de six mois, le juge a assorti cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de cette date, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2411757(TA69-2411757)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A pour contester des saisies-attributions effectuées par un commissaire de justice en vue du recouvrement d’un indu d’allocation de retour à l’emploi. Le juge a rejeté la requête par ordonnance, estimant que le litige relève de la compétence des juridictions judiciaires, et non de l’ordre administratif. Cette solution s’appuie sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail pour les prestations d’assurance chômage, ainsi que sur les articles L. 211-1 et R. 211-10 du code des procédures civiles d’exécution pour la contestation des actes de poursuite.
N° TA69-2500440(TA69-2500440)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions principales tendant à ce qu'il soit ordonné à la préfète du Rhône d'enregistrer sa demande de titre de séjour. La requérante s'est désistée après que l'administration a fait droit à sa demande, ce qui a conduit la préfète à conclure au non-lieu à statuer. Le tribunal a toutefois condamné l'État à verser à Mme A la somme de 600 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en raison des frais exposés.
N° TA69-2412182(TA69-2412182)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui demandait son relogement suite à une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône du 19 janvier 2024. La juridiction a constaté que la requête, enregistrée le 22 janvier 2025, était manifestement tardive car introduite au-delà du délai de quatre mois prévu par l'article R. 778-2 du code de justice administrative, lequel expirait le 18 novembre 2024. La décision de la commission de médiation mentionnait pourtant clairement les voies et délais de recours. En application de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme irrecevable.
N° TA69-2500424(TA69-2500424)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de convoquer M. B C, ressortissant mexicain, pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour avec changement de statut. Le juge a retenu l'urgence, présumée pour un renouvellement, et le risque de suspension de son contrat de travail. La préfecture devra fixer un rendez-vous sous trois jours, à intervenir dans un délai d'un mois, sans astreinte. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA69-2500850(TA69-2500850)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de 18 mois. Le tribunal a d'abord admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Enfin, le tribunal a jugé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en application des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2501059(TA69-2501059)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C B qui demandait la suspension d’une décision implicite de transfert de son dossier de titre de séjour. Le juge a estimé que la requête était irrecevable, d’une part, car elle ne permettait pas de comprendre clairement l’objet du litige, et d’autre part, car elle n’était pas accompagnée de la requête en annulation distincte exigée par l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 522-3 du même code, la demande a été rejetée sans instruction contradictoire préalable.
N° TA69-2412789(TA69-2412789)
Le Tribunal Administratif de Lyon, par une ordonnance du 3 février 2025, a constaté que des documents enregistrés sous un nouveau numéro de requête (n° 2412789) se rattachaient en réalité à une requête précédente de M. A B (n° 2412124). En conséquence, le tribunal a ordonné la radiation de ces documents du registre du greffe, ceux-ci ayant déjà été versés au dossier initial. Cette décision, fondée sur les règles de procédure du code de justice administrative, vise à éviter un double enregistrement et à assurer la bonne gestion des dossiers contentieux.
N° TA69-2411768(TA69-2411768)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’une demande d’annulation d’une décision de France Travail ordonnant la récupération d’un indu d’allocation de sécurisation professionnelle. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a jugé que cette allocation relève du régime conventionnel d’assurance chômage, dont le contentieux ressort de la compétence des juridictions judiciaires, conformément aux articles L. 1233-68 et L. 5312-12 du code du travail. Les conclusions accessoires de M. B ont également été rejetées.
N° TA69-2500289(TA69-2500289)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la communauté de communes de la Côtière à Montluel (3CM). Celle-ci demandait, sous astreinte, qu'il soit enjoint à la société One System de lui communiquer le mot de passe administrateur de son nom de domaine. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, la collectivité n'ayant pas démontré l'existence d'une obligation contractuelle pour la société de fournir ce mot de passe, ni produit le contrat en cause. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2412777(TA69-2412777)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui transmettait un courrier informatif adressé au Département de l'Ardèche concernant des infiltrations d'eau. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable, car elle ne contenait ni conclusions ni moyens, et ne faisait pas suite à une décision administrative préalable. L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui imposent un recours formé contre une décision et un exposé des moyens.
N° TA69-2412880(TA69-2412880)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’une demande de remise gracieuse d’un indu de prestation partagée d’éducation de l’enfant, relevant des prestations familiales. Par ordonnance du 3 février 2025, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a jugé que ce litige, fondé sur le code de la sécurité sociale (articles L. 211-16 et L. 142-1), relève de la compétence du pôle social du tribunal judiciaire. La solution retenue est le rejet de la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA69-2500325(TA69-2500325)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par une ressortissante étrangère contestant le refus de la préfète du Rhône de la convoquer pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'impossibilité pour la requérante de régulariser sa situation administrative depuis trois ans, ce qui la maintenait dans une situation précaire. Il a également considéré que le moyen tiré de l'illégalité du refus de rendez-vous, fondé sur une précédente obligation de quitter le territoire français, était de nature à créer un doute sérieux. En conséquence, la suspension de la décision du 24 décembre 2024 a été ordonnée, sur la base des articles L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2413207(TA69-2413207)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A B d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir le complément de mode de garde. Le juge a constaté que ce litige, portant sur la prestation de complément de libre choix du mode de garde relevant de la sécurité sociale, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative. En application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire, la requête a été rejetée pour incompétence. Le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Villefranche-sur-Saône, territorialement compétent en vertu de l’article R. 142-10 du code de la sécurité sociale.
N° TA69-2500521(TA69-2500521)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé par la commune de La Tour de Salvagny pour obtenir l'expulsion de M. B, un agent de police municipale occupant un logement de fonction concédé par nécessité absolue de service. La commune justifiait sa demande par l'urgence liée à des travaux d'extension de l'Hôtel de Ville, nécessitant la libération des lieux. M. B contestait l'absence de droit et titre, invoquant un préavis de trois mois et l'absence de débat sur les travaux au sein du comité social territorial. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la demande d'expulsion se heurtait à une contestation sérieuse, M. B ayant accepté de quitter les lieux avant le 1er mars 2025, ce qui rendait la mesure non urgente. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative.