Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2412115(TA69-2412115)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours en plein contentieux fondé sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer le relogement de Mme B, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation le 30 avril 2024, au plus tard le 1er mars 2025. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée n’avait été proposée dans le délai réglementaire de six mois, le juge a assorti cette injonction d’une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. La requérante a été admise à l’aide juridictionnelle provisoire, mais les conclusions relatives aux frais d’instance ont été rejetées.
N° TA69-2300702(TA69-2300702)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme A contestant le refus de la métropole de Lyon d’inscrire à l’ordre du jour leur demande d’abrogation partielle du PLU-H de 2019, qui avait réduit un espace boisé classé sur leur parcelle. Le tribunal a jugé que les requérants ne pouvaient invoquer un vice de procédure (absence d’étude préalable) car ce moyen ne peut être soulevé que dans le cadre d’un recours direct contre la délibération, et non à l’appui d’une demande d’abrogation. Les autres moyens (incohérence avec le PADD, erreur d’appréciation au regard des articles L. 113-1 et L. 113-2 du code de l’urbanisme) ont été écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris les demandes d’injonction et de frais de justice.
N° TA69-2310182(TA69-2310182)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 13 juillet 2023 par lequel le maire de Saint-Nizier-d'Azergues s'est opposé à la déclaration préalable de travaux déposée par les sociétés Totem France et Orange pour l'installation d'une antenne-relais de téléphonie mobile. Le tribunal a jugé que le motif tiré de l'absence de mutualisation des infrastructures, fondé sur l'article D. 98-6-1 du code des postes et des communications électroniques, était entaché d'une erreur de droit, car il ne relève pas des règles d'urbanisme que le maire est seul compétent à appliquer. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté contesté, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA69-2300224(TA69-2300224)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 1er août 2022 par lequel le maire de Vaulx-en-Velin a refusé à l'association Nouvel Horizon l'autorisation d'aménager un établissement recevant du public (ERP), ainsi que le rejet implicite du recours administratif. La décision est annulée pour défaut de motivation en fait, en violation des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal écarte l'argument de la préfète du Rhône selon lequel le maire était en situation de compétence liée par un avis défavorable de la commission de sécurité. Il enjoint au maire de réexaminer la demande de l'association dans un délai de deux mois et met à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2412259(TA69-2412259)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par Mme A sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation (droit au logement opposable). La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation du Rhône le 4 juin 2024, n'avait reçu aucune offre de logement dans le délai légal de six mois. Le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer son relogement en logement de type T3 au plus tard le 1er mars 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2412356(TA69-2412356)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer l'accueil de Mme B dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 15 février 2025. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 22 octobre 2024, n'avait reçu aucune offre d'hébergement dans le délai légal de six semaines. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 15 février 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2500107(TA69-2500107)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme B, occupante sans droit ni titre d'un logement de la résidence universitaire Joseph Cartellier à Villeurbanne depuis le 31 août 2024. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu du déficit de logements du CROUS de Lyon et de l'absence de contestation sérieuse. Il a enjoint à l'occupante de quitter les lieux dans un délai de quinze jours, sous peine de pouvoir être expulsée avec le concours de la force publique, sans toutefois assortir cette injonction d'une astreinte. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'éducation et du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA69-2500099(TA69-2500099)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. A B, occupant sans droit ni titre depuis le 31 août 2024 d'un logement de la résidence universitaire Allix gérée par le CROUS de Lyon. La juridiction a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu du déficit de logements disponibles face aux demandes, et l'absence de contestation sérieuse. Le juge a enjoint à l'occupant de quitter les lieux sous quinze jours, avec possibilité de recours à la force publique, sans toutefois assortir cette injonction d'une astreinte. La décision applique les dispositions du code de l'éducation et du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA69-2500096(TA69-2500096)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme A B, occupante sans droit ni titre d'un logement du CROUS de Lyon depuis le 31 août 2024. La juridiction a constaté l'urgence et l'absence de contestation sérieuse, le maintien dans les lieux entravant la mission de service public du CROUS face à la forte demande de logements étudiants. La décision enjoint à l'occupante de quitter les lieux sous 15 jours, avec possibilité de recours à la force publique en cas de non-exécution, sans astreinte. Les textes appliqués sont le code de l'éducation, le code général de la propriété des personnes publiques et le code de justice administrative.
N° TA69-2500092(TA69-2500092)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme A, occupante sans droit ni titre d'un logement du CROUS de Lyon depuis le 31 août 2024. Le juge a considéré que la mesure était urgente et utile, car le maintien dans les lieux entravait la mission de service public du CROUS face à la forte demande de logements étudiants. La solution retenue s'appuie sur le code général de la propriété des personnes publiques et le code de l'éducation, sans assortir l'injonction d'une astreinte.
N° TA69-2500094(TA69-2500094)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. A, occupant sans droit ni titre d'un logement du CROUS de Lyon depuis le 31 août 2024. La juridiction a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de l'obstacle au fonctionnement du service public de logement étudiant. L'injonction de quitter les lieux sous 15 jours est prononcée, avec possibilité de recours à la force publique, mais sans astreinte. Les textes appliqués sont le code de justice administrative et le code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA69-2500095(TA69-2500095)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. B, occupant sans droit ni titre d'un logement du CROUS de Lyon depuis le 31 août 2024. La juridiction a estimé que la mesure était urgente et utile, car le maintien dans les lieux entravait la mission de service public du CROUS, sans qu'aucune contestation sérieuse ne soit soulevée. L'injonction de quitter les lieux sous 15 jours a été prononcée, avec possibilité de recours à la force publique, mais sans astreinte. Les textes appliqués incluent le code de l'éducation, le code général de la propriété des personnes publiques et le code de justice administrative.
N° TA69-2500446(TA69-2500446)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 12 décembre 2024 par laquelle la préfète du Rhône a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme C, ressortissante centrafricaine. La requérante invoquait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 425-9 et R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de preuve d'un avis régulier du collège de médecins de l'OFII sur son état de santé. Le juge a reconnu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement de titre de séjour, et a estimé que le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure d'avis médical était propre à créer un doute sérieux, justifiant la suspension.
N° TA69-2500455(TA69-2500455)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Loire du 6 janvier 2025 prolongeant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne souffrait d'aucun défaut d'examen. Il a écarté comme inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 742-3 du CESEDA, ces dispositions ne concernant pas l'assignation à résidence. Enfin, il a estimé que la mesure, provisoire et proportionnée, ne portait pas une atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir de l'intéressé, ni à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH, faute de preuve suffisante d'une vie commune avec son épouse.
N° TA69-2500314(TA69-2500314)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande de suspension de décisions implicites de refus de délivrance et de renouvellement de titres de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône a délivré à l'intéressé la carte de séjour pluriannuelle sollicitée, valable jusqu'en 2027. Le juge a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Il a en conséquence prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et a condamné l'État à verser 600 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA69-2500847(TA69-2500847)
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête en référé suspension de M. A, agent territorial, qui contestait une sanction d’exclusion temporaire de dix-neuf mois prise par le maire de Saint-Fons. Le juge estime que la requête au fond, introduite le 22 janvier 2025, est tardive car la décision a été régulièrement notifiée le 10 octobre 2024, date de retrait du pli recommandé par une personne ayant qualité pour le recevoir. En l’absence de recours principal recevable, la demande de suspension fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut prospérer. Toutes les conclusions de M. A sont donc rejetées.
N° TA69-2500162(TA69-2500162)
Le Tribunal Administratif de Lyon a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour de M. B, un ressortissant marocain. La condition d'urgence a été présumée remplie car il s'agissait d'un refus de renouvellement. Le juge a estimé que les moyens tirés du défaut de motivation et de la méconnaissance de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de M. B sous un mois et de lui délivrer un récépissé sous sept jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
N° TA69-2500119(TA69-2500119)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ordonne l'expulsion de M. A B, occupant sans droit ni titre d'un logement de la résidence universitaire Jussieu depuis le 31 août 2024. Le juge retient l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu du déficit de logements du CROUS de Lyon (37 302 demandes pour 7 364 logements), et l'absence de contestation sérieuse. L'injonction de quitter les lieux est fixée à quinze jours, avec possibilité de recours à la force publique, mais sans astreinte. La décision s'appuie sur le code de l'éducation et le code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA69-2402334(TA69-2402334)
Le Tribunal Administratif de Lyon a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions en annulation et injonction contre le refus implicite de titre de séjour du préfet du Rhône. Le désistement étant pur et simple, le tribunal l’a accepté par ordonnance. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 800 euros à l’avocat de M. B, sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle.
N° TA69-2402335(TA69-2402335)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’aide juridictionnelle.