Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2410742(TA69-2410742)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B contestant le refus de l'ONIAM de l'indemniser pour des dommages qu'il attribuait à une vaccination contre la Covid-19. Le juge a constaté que le requérant n'apportait aucun commencement de preuve de la réalité de l'acte de vaccination, se bornant à des affirmations non étayées. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement insuffisamment justifiée.
N° TA69-2500820(TA69-2500820)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête en référé suspension de M. B, qui contestait la décision du 17 septembre 2024 lui indiquant qu'il perdait le bénéfice de sa reconnaissance comme prioritaire pour un logement suite à son refus d'une offre. Le juge rappelle que le recours pour excès de pouvoir n'est pas la voie de droit appropriée pour contester une telle décision, le seul recours ouvert étant le recours spécial prévu à l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation pour obtenir l'exécution de la décision de la commission de médiation. En conséquence, la requête est déclarée irrecevable sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2412245(TA69-2412245)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète du Rhône d'assurer l'accueil de Mme A dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 15 février 2025. La commission de médiation avait reconnu la requérante comme prioritaire le 22 octobre 2024, mais aucune proposition d'hébergement ne lui avait été faite dans le délai légal de six semaines. L'injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 15 février 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2412254(TA69-2412254)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger M. B, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 28 mai 2024, au plus tard le 1er mars 2025. Constatant qu'aucune offre de logement n'avait été faite dans le délai réglementaire de six mois, le juge a assorti cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La décision applique les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA69-2500582(TA69-2500582)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A d’une demande de suspension de la décision du 11 décembre 2024 par laquelle le CNAPS lui avait refusé la délivrance d’une carte professionnelle d’agent privé de sécurité. En cours d’instance, le CNAPS a finalement délivré la carte professionnelle le 24 janvier 2025, rendant sans objet les conclusions à fin de suspension et d’injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a en revanche condamné le CNAPS à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA69-2310005(TA69-2310005)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en matière de plein contentieux, a examiné la demande de Mme B visant à obtenir une remise de sa dette de prime d'activité de 980,10 euros. Le juge a appliqué l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise ou réduction en cas de bonne foi ou de précarité. Constatant la bonne foi de Mme B et sa situation de précarité (ressources mensuelles d'environ 800 euros et charges représentant près des trois-quarts de ses revenus), le tribunal a annulé le refus de la CAF de la Loire et accordé une réduction de 75 % de la dette, laissant à sa charge 245 euros.
N° TA69-2303785(TA69-2303785)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B contestant l'exclusion définitive de son fils du collège du Val d'Ardières, confirmée par le recteur de l'académie de Lyon. Le tribunal a écarté le moyen tiré du non-respect du délai de convocation au conseil de discipline, estimant que la décision du recteur s'était substituée à celle du conseil avec les mêmes garanties procédurales. Il a jugé que les faits de violence étaient matériellement établis et que la sanction n'était pas disproportionnée, les allégations de harcèlement scolaire n'étant pas étayées. La décision s'appuie sur le code de l'éducation, notamment les articles D. 511-31, D. 511-52, R. 511-49 et R. 511-53.
N° TA69-2300561(TA69-2300561)
Cette requête de M. B, ressortissant guinéen, devant le Tribunal Administratif de Lyon contestait le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour mention "salarié" ou "vie privée et familiale". Le tribunal a relevé que le préfet avait déjà délivré à l'intéressé une carte de séjour temporaire mention "travailleur temporaire" sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'aucune demande sur un autre fondement n'était établie. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation de la requête ont été jugées irrecevables, M. B ayant obtenu satisfaction.
N° TA69-2501039(TA69-2501039)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la délivrance d’un document provisoire justifiant de la régularité de son séjour en attendant son titre définitif. La juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que la préfecture avait délivré en cours d’instance une attestation faisant état de la décision favorable d’octroi du titre de séjour, sans que la requérante démontre l’insuffisance de ce document. En conséquence, aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n’a été caractérisée.
N° TA69-2413319(TA69-2413319)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance en référé, a été saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. La commission de médiation du Rhône avait reconnu le requérant comme prioritaire pour un hébergement d'urgence le 11 juin 2024, mais aucune offre ne lui avait été faite dans le délai légal de six semaines. Le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer l'accueil de M. B dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 15 février 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter de cette date, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2413185(TA69-2413185)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, afin d'obtenir l'exécution d'une décision de la commission de médiation du Rhône le reconnaissant comme prioritaire pour un logement de type T4. Constatant qu'aucune offre de relogement ne lui avait été adressée dans le délai de six mois prévu à l'article R. 441-16-1 du même code, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer son relogement au plus tard le 1er mars 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, à compter du 1er mars 2025.
N° TA69-2412598(TA69-2412598)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance en référé, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer le relogement de Mme B, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône le 28 mai 2024, au plus tard le 1er mars 2025. Constatant qu’aucune offre de logement adapté n’avait été adressée à la requérante dans le délai légal de six mois, le juge a fait application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, à compter du 1er mars 2025.
N° TA69-2412311(TA69-2412311)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer l'accueil de M. A dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 15 février 2025. La commission de médiation avait reconnu M. A comme prioritaire le 10 septembre 2024, mais aucune offre d'hébergement ne lui avait été adressée dans le délai de six semaines prévu à l'article R. 441-18 du même code. L'injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 15 février 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2411955(TA69-2411955)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer le relogement de M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 30 avril 2024, au plus tard le 1er mars 2025. Cette injonction est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le requérant n'ayant reçu aucune offre de logement dans le délai de six mois prévu à l'article R. 441-16-1 du même code. L'ordonnance assortit cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2411769(TA69-2411769)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de la préfète du Rhône du 13 septembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation pour dossier incomplet. Le tribunal a jugé le recours tardif, car la notification de la décision, effectuée via l'application dédiée, était réputée reçue le 13 septembre 2024, et la requête a été enregistrée après le délai de deux mois. En application du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 et de l'arrêté du 3 février 2023, le défaut de production de pièces justifie le classement sans suite, et une telle décision ne constitue pas un acte faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. La demande de médiation a également été rejetée comme dépourvue d'effet utile.
N° TA69-2411587(TA69-2411587)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A B pour irrecevabilité manifeste. La requérante n’a pas produit la décision attaquée ni exposé de conclusions ou moyens, malgré une demande de régularisation notifiée via l’application Télérecours. La présidente de la 5ème chambre a appliqué les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2409385(TA69-2409385)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A pour contester une décision d'affectation prise par le département de l'Ardèche. Par un mémoire enregistré le 30 décembre 2024, la requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 30 janvier 2025. Aucune condamnation au titre des frais de justice n'a été prononcée.
N° TA69-2308267(TA69-2308267)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme B A d’une demande d’indemnisation pour harcèlement moral contre la commune de Ferney-Voltaire. Par une ordonnance du 30 janvier 2025, le tribunal a constaté que cette requête faisait double emploi avec une autre requête identique enregistrée sous un numéro différent. En application des principes de bonne administration de la justice, il a ordonné la radiation de la requête la plus récente des registres du greffe. Aucune disposition du code de justice administrative n’a été appliquée au fond, la décision se limitant à un motif de procédure.
N° TA69-2501172(TA69-2501172)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par la Métropole de Lyon sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation afin de désigner un expert pour examiner un mur mitoyen en pisé, gravement endommagé et présentant un danger pour la sécurité publique à Villeurbanne. La juridiction a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé d'examiner le mur et les constructions mitoyennes, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et de proposer des mesures provisoires de sécurité. La décision s'appuie sur les articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur le code de justice administrative. L'expert devra déposer son rapport dans un délai contraint, avant le 19 février 2025.
N° TA69-2500449(TA69-2500449)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante mexicaine, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 janvier 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut d'examen de sa situation personnelle. Il a estimé que l'interdiction de retour ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à la vie familiale (article 8 de la CEDH), faute pour la requérante de démontrer l'ancienneté et l'intensité de ses liens familiaux en France. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.