Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2303348(TA69-2303348)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B, ressortissante angolaise, pour contester le refus implicite puis explicite du préfet du Rhône d'enregistrer sa demande d'autorisation provisoire de séjour en qualité de parent d'enfant malade. La requérante s'est désistée de ses conclusions dans la première instance après l'obtention du titre sollicité. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la seconde requête, la délivrance ultérieure de l'autorisation provisoire de séjour ayant rendu le litige sans objet. Les conclusions relatives aux frais d'instance ont été rejetées.
N° TA69-2405100(TA69-2405100)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de M. C, ressortissant tunisien, contre le refus du préfet de la Loire de renouveler sa carte de résident, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la demande de renouvellement, déposée hors délai, devait être regardée comme une première demande de titre de séjour. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 10 de l'accord franco-tunisien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient infondés. La requête a été rejetée.
N° TA69-2304390(TA69-2304390)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolais, qui contestait le refus du préfet de la Loire de lui délivrer un premier titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que l'avis de la commission du titre de séjour était également motivé. Il a estimé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation de l'intéressé et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. D, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
N° TA69-2304642(TA69-2304642)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant turc, contre le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a annulé cette décision implicite, car le préfet n'a pas communiqué les motifs du refus à M. B dans le délai d'un mois suivant sa demande, comme l'exige l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette absence de communication rend la décision illégale. Le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA69-2304647(TA69-2304647)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 2ème chambre, a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme A, ressortissante turque, contre le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a annulé cette décision implicite au motif que le préfet n'a pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l'attente. La solution retenue se fonde sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration relatives à la motivation des décisions implicites de rejet.
N° TA69-2304841(TA69-2304841)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant kosovare, contestant le refus de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, et l'assignation à résidence pris par le préfet de l'Ardèche le 5 juin 2023. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, jugeant que les décisions attaquées n'étaient pas entachées d'illégalité. Il a notamment considéré que le refus de séjour ne méconnaissait pas les articles L. 421-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des mesures d'éloignement et d'assignation à résidence.
N° TA69-2305682(TA69-2305682)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon (3ème chambre) porte sur un recours en excès de pouvoir contre un refus d'autorisation d'instruction en famille. Les requérants contestaient la décision de la commission de l'académie de Grenoble qui avait rejeté leur recours contre le refus du directeur académique de l'Ardèche. Le tribunal a examiné le moyen tiré de l'erreur de droit, rappelant que l'autorisation peut être accordée pour "l'existence d'une situation propre à l'enfant motivant le projet éducatif" au sens de l'article L. 131-5 du code de l'éducation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse juridique s'appuie sur ce code et la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
N° TA69-2309705(TA69-2309705)
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait le refus de la préfète de la Loire de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé. Le tribunal estime que le préfet n'a pas méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A n'a pas démontré que les traitements nécessaires à son état de santé (troubles psychiatriques et hypertension) seraient indisponibles ou inaccessibles au Mali. Il juge également que le refus ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la décision de refus de titre de séjour est confirmée.
N° TA69-2306831(TA69-2306831)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par le syndicat des copropriétaires de l'ensemble immobilier 59 rue Reinach à Lyon 7ème d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 21 mars 2023 déclarant cessibles des propriétés dans le cadre d’une opération de restauration immobilière. Le syndicat s’est désisté de sa requête par un mémoire du 7 janvier 2025, désistement accepté par la métropole de Lyon. Par ordonnance du 30 janvier 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la métropole de Lyon tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA69-2500582(TA69-2500582)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A d’une demande de suspension de la décision du 11 décembre 2024 par laquelle le CNAPS lui avait refusé la délivrance d’une carte professionnelle d’agent privé de sécurité. En cours d’instance, le CNAPS a finalement délivré la carte professionnelle le 24 janvier 2025, rendant sans objet les conclusions à fin de suspension et d’injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a en revanche condamné le CNAPS à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA69-2310182(TA69-2310182)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 13 juillet 2023 par lequel le maire de Saint-Nizier-d'Azergues s'est opposé à la déclaration préalable de travaux déposée par les sociétés Totem France et Orange pour l'installation d'une antenne-relais de téléphonie mobile. Le tribunal a jugé que le motif tiré de l'absence de mutualisation des infrastructures, fondé sur l'article D. 98-6-1 du code des postes et des communications électroniques, était entaché d'une erreur de droit, car il ne relève pas des règles d'urbanisme que le maire est seul compétent à appliquer. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté contesté, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA69-2500557(TA69-2500557)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du 8 janvier 2025 par lequel la préfète du Rhône avait ordonné sa remise aux autorités néerlandaises, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation. Il a également jugé que les informations prévues à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 lui avaient été correctement remises en portugais. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.
N° TA69-2500544(TA69-2500544)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Rhône sur la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision au regard des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2500506(TA69-2500506)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du 9 janvier 2025 par lequel la préfète du Rhône ordonnait sa remise aux autorités croates, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, ainsi que des stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de remise, en application du règlement Dublin III.
N° TA69-2408813(TA69-2408813)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que la présence de M. B constituait une menace pour l'ordre public en raison de violences conjugales répétées, justifiant le refus sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant l'annulation des décisions et l'injonction.
N° TA69-2403678(TA69-2403678)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule le permis de construire tacitement délivré par le maire de Saint-Montan pour la rénovation d’une bâtisse en ruine, requalifiée en construction nouvelle. La préfète de l’Ardèche avait saisi le tribunal en excès de pouvoir, soutenant que le projet méconnaissait le règlement du plan local d’urbanisme (PLU) en zone AUa. Le juge retient que l’état de ruine du bâtiment exclut la qualification de « construction existante », et que la construction nouvelle n’est pas réalisée dans le cadre d’une opération d’aménagement d’ensemble, comme l’exige l’article AUa/AUb 2 du PLU. La décision applique les articles L. 600-1 et suivants du code de l’urbanisme.
N° TA69-2408314(TA69-2408314)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A C, ressortissante gabonaise, qui contestait le refus de titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que le refus était légal, car l'intéressée ne justifiait pas d'un visa de long séjour, condition requise par l'article 9 de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992 pour délivrer un titre de séjour étudiant. En conséquence, les décisions attaquées ont été validées.
N° TA69-2310723(TA69-2310723)
Le Tribunal Administratif de Lyon a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui contestait la décision du président du département de l'Ardèche du 29 septembre 2023 la plaçant en congé maladie ordinaire. La requérante demandait l'annulation de cette décision et son placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et rejette les conclusions du département au titre de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA69-2500463(TA69-2500463)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a examiné la demande de suspension d’un refus implicite de renouvellement de titre de séjour présentée par M. A, ressortissant cambodgien. Le juge a constaté que la préfète du Rhône avait, en cours d’instance, renouvelé la carte de séjour « vie privée et familiale » de l’intéressé, rendant sans objet les conclusions aux fins de suspension et d’injonction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et a condamné l’État à verser 900 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2206815(TA69-2206815)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de la société Smart Ps, titulaire du lot n°4 d'un accord-cadre de sécurité et gardiennage, qui sollicitait l'indemnisation de préjudices résultant de l'attribution par la commune de Lyon de prestations similaires à d'autres opérateurs. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, estimant que la société n'avait pas respecté la procédure préalable obligatoire de mémoire en réclamation dans les deux mois suivant la naissance du différend, conformément à l'article 37.2 du cahier des clauses administratives générales (CCAG) des marchés publics de fournitures courantes et de services. En conséquence, la demande indemnitaire de 2 238 394,47 euros a été rejetée, et la société a été condamnée à verser 2 000 euros à la commune au titre des frais de justice.