Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2311148(TA69-2311148)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. et Mme B contestant un permis de construire délivré par le maire de Saint-Pierre-la-Palud pour un immeuble de 15 logements. Les requérants invoquaient plusieurs moyens, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance des articles Ua 3 à Ua 13 du règlement du PLU ainsi que des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la société pétitionnaire, jugeant que les requérants justifiaient d'un intérêt à agir en leur qualité de propriétaires voisins. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les textes appliqués incluent le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.
N° TA69-2402551(TA69-2402551)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule le refus de titre de séjour opposé à Mme C, ressortissante géorgienne, par la préfète de l'Ain le 15 juin 2023. La juridiction estime que ce refus méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la nécessité de la présence de la requérante auprès de son époux gravement malade et titulaire d'un titre de séjour. La solution retenue se fonde sur le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2307780(TA69-2307780)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet du préfet du Rhône refusant la délivrance d’un titre de séjour à Mme A, ressortissante sénégalaise. La juridiction retient que l’administration n’a pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressée, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Cette illégalité suffit à prononcer l’annulation, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens tirés de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ou des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA69-2406800(TA69-2406800)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du 15 février 2024 de la préfète du Rhône refusant le renouvellement de sa carte de séjour "étudiant", l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation. Sur le fond, il a jugé que la réalité et le sérieux des études n'étaient pas établis, car Mme B ne s'était pas inscrite dans la formation pour laquelle son visa avait été délivré, en application de l'article 9 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992. La demande a été rejetée dans son ensemble.
N° TA69-2308267(TA69-2308267)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme B A d’une demande d’indemnisation pour harcèlement moral contre la commune de Ferney-Voltaire. Par une ordonnance du 30 janvier 2025, le tribunal a constaté que cette requête faisait double emploi avec une autre requête identique enregistrée sous un numéro différent. En application des principes de bonne administration de la justice, il a ordonné la radiation de la requête la plus récente des registres du greffe. Aucune disposition du code de justice administrative n’a été appliquée au fond, la décision se limitant à un motif de procédure.
N° TA69-2408968(TA69-2408968)
Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français opposés à une ressortissante marocaine par la préfète de l'Ardèche. Le Tribunal administratif de Lyon annule ces décisions. Il estime que la requérante, présente en France depuis plus de cinq ans, mariée à un compatriote titulaire d'une carte de résident et mère de deux jeunes enfants, justifie d'une insertion sociale et professionnelle notable. La mesure porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2412311(TA69-2412311)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer l'accueil de M. A dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 15 février 2025. La commission de médiation avait reconnu M. A comme prioritaire le 10 septembre 2024, mais aucune offre d'hébergement ne lui avait été adressée dans le délai de six semaines prévu à l'article R. 441-18 du même code. L'injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 15 février 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2300561(TA69-2300561)
Cette requête de M. B, ressortissant guinéen, devant le Tribunal Administratif de Lyon contestait le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour mention "salarié" ou "vie privée et familiale". Le tribunal a relevé que le préfet avait déjà délivré à l'intéressé une carte de séjour temporaire mention "travailleur temporaire" sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'aucune demande sur un autre fondement n'était établie. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation de la requête ont été jugées irrecevables, M. B ayant obtenu satisfaction.
N° TA69-2501172(TA69-2501172)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par la Métropole de Lyon sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation afin de désigner un expert pour examiner un mur mitoyen en pisé, gravement endommagé et présentant un danger pour la sécurité publique à Villeurbanne. La juridiction a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé d'examiner le mur et les constructions mitoyennes, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et de proposer des mesures provisoires de sécurité. La décision s'appuie sur les articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur le code de justice administrative. L'expert devra déposer son rapport dans un délai contraint, avant le 19 février 2025.
N° TA69-2402750(TA69-2402750)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SAS Rainans investissements, qui contestait le refus du maire de Vénissieux de lui délivrer un permis de construire pour un bâtiment de sept logements. Le tribunal a jugé que les motifs de refus, fondés sur la méconnaissance des articles 2.2.1.2, 2.4.1.2 et 5.2.2.1 du règlement du plan local d'urbanisme et de l'habitat (PLU-H) de la métropole de Lyon, n'étaient pas entachés d'erreur de droit ou d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté municipal, en application des dispositions du code de l'urbanisme et du règlement du PLU-H.
N° TA69-2412598(TA69-2412598)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance en référé, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer le relogement de Mme B, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône le 28 mai 2024, au plus tard le 1er mars 2025. Constatant qu’aucune offre de logement adapté n’avait été adressée à la requérante dans le délai légal de six mois, le juge a fait application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, à compter du 1er mars 2025.
N° TA69-2408755(TA69-2408755)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par Mme C épouse D, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable du Rhône le 18 juin 2024 pour l’attribution d’une place en centre d’hébergement d’urgence. Constatant qu’aucune proposition ne lui avait été faite dans les délais légaux, le tribunal a ordonné à la préfète du Rhône, sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, de lui attribuer une place dans une structure d’hébergement dans un délai d’un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue fait droit à la demande d’injonction de la requérante.
N° TA69-2309026(TA69-2309026)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de la chambre sociale, est saisi par Mme C d’un recours contre le refus du département du Rhône de lui accorder l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). La requérante conteste son classement en GIR 5, qui ne permet pas de bénéficier de cette aide, alors qu’elle estime relever des GIR 1 à 4. Le tribunal, constatant que l’appréciation du degré de perte d’autonomie nécessite un avis médical spécialisé, ordonne une expertise médicale avant de statuer sur le fond, conformément à l’article L. 232-20 du code de l’action sociale et des familles.
N° TA69-2408597(TA69-2408597)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant les décisions du 5 août 2024 de la préfète de l'Ardèche lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était légalement fondée sur l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, substitué à l'article L. 421-1 du CESEDA, et que les autres moyens, notamment tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 435-1 et 8 de la CEDH, étaient infondés. Par conséquent, les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour, qui en découlaient, ont été jugées légales.
N° TA69-2408314(TA69-2408314)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A C, ressortissante gabonaise, qui contestait le refus de titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que le refus était légal, car l'intéressée ne justifiait pas d'un visa de long séjour, condition requise par l'article 9 de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992 pour délivrer un titre de séjour étudiant. En conséquence, les décisions attaquées ont été validées.
N° TA69-2403678(TA69-2403678)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule le permis de construire tacitement délivré par le maire de Saint-Montan pour la rénovation d’une bâtisse en ruine, requalifiée en construction nouvelle. La préfète de l’Ardèche avait saisi le tribunal en excès de pouvoir, soutenant que le projet méconnaissait le règlement du plan local d’urbanisme (PLU) en zone AUa. Le juge retient que l’état de ruine du bâtiment exclut la qualification de « construction existante », et que la construction nouvelle n’est pas réalisée dans le cadre d’une opération d’aménagement d’ensemble, comme l’exige l’article AUa/AUb 2 du PLU. La décision applique les articles L. 600-1 et suivants du code de l’urbanisme.
N° TA69-2405100(TA69-2405100)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de M. C, ressortissant tunisien, contre le refus du préfet de la Loire de renouveler sa carte de résident, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la demande de renouvellement, déposée hors délai, devait être regardée comme une première demande de titre de séjour. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 10 de l'accord franco-tunisien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient infondés. La requête a été rejetée.
N° TA69-2308255(TA69-2308255)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B contestant les décisions de la métropole de Lyon ayant réduit puis suspendu son revenu de solidarité active (RSA) et refusé de valider son contrat d'engagement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'absence de réunion de l'équipe pluridisciplinaire et le non-respect de la procédure contradictoire, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 262-37, L. 262-38 et R. 262-40 du code de l'action sociale et des familles, qui permettent au président du conseil départemental de suspendre le RSA en cas de non-respect des obligations contractuelles par le bénéficiaire.
N° TA69-2309246(TA69-2309246)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 14 591,97 euros. La requérante invoquait notamment la prescription et l'absence de démonstration des conditions de l'indu. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car le recours administratif préalable obligatoire a été formé après l'expiration du délai de deux mois suivant la notification régulière de la décision du 28 juin 2023, en application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA69-2309705(TA69-2309705)
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait le refus de la préfète de la Loire de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé. Le tribunal estime que le préfet n'a pas méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A n'a pas démontré que les traitements nécessaires à son état de santé (troubles psychiatriques et hypertension) seraient indisponibles ou inaccessibles au Mali. Il juge également que le refus ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la décision de refus de titre de séjour est confirmée.