Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

37 028 décisions disponibles — page 774/1852

OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA69-2413171(TA69-2413171)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer le relogement de Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 4 juin 2024, au plus tard le 1er mars 2025. Constatant qu’aucune offre de logement adapté n’avait été proposée dans le délai légal de six mois, le juge a fait application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2500948(TA69-2500948)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B qui demandait d'enjoindre à la préfète du Rhône de statuer sur sa demande d'autorisation de travail. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née du silence de l'administration pendant deux mois, conformément à l'article R. 5221-17 du code du travail et au décret n° 2014-1292. Dès lors, la demande d'injonction se heurte à l'existence de cette décision préalable, que le requérant peut contester par un référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA69-2408942(TA69-2408942)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B A pour contester un arrêté préfectoral du 27 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Postérieurement à la requête, la préfète de l'Ain a délivré à l'intéressé une attestation de demande d'asile, ce qui a implicitement abrogé l'arrêté contesté. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d'annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocat de M. A.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA69-2410775(TA69-2410775)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours en plein contentieux, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer le relogement de Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 23 avril 2024, en raison de l’absence d’offre de logement dans le délai réglementaire de six mois. La requête a été jugée recevable, contrairement à l’argument de la préfète. Cette injonction, fondée sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, est assortie d’une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2300033(TA69-2300033)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société CSD Family et de M. et Mme B, qui demandaient l’annulation d’un permis de construire délivré le 5 juillet 2022 par le maire de Saint-Didier-au-Mont-d’Or à la SCI Henaut pour une maison individuelle avec piscine. Les requérants contestaient notamment l’insuffisance du dossier de demande et la méconnaissance des articles 2.4.1, 4.1.1 et 4.2.1 du règlement du PLU-H de la métropole de Lyon, ainsi que de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme. Le tribunal a jugé que les omissions ou inexactitudes alléguées dans le dossier n’avaient pas faussé l’appréciation de l’autorité administrative sur la conformité du projet, et a donc écarté les moyens soulevés. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, sans qu’il soit fait droit aux conclusions des parties sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2501011(TA69-2501011)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B d'un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées lui refusant une aide humaine individualisée (AESH) pour son fils. Le juge a constaté que, selon les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, ce litige relève de la compétence exclusive du juge judiciaire. En conséquence, l'ordonnance rejette la requête comme portée devant une juridiction administrative incompétente, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2300224(TA69-2300224)

Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 1er août 2022 par lequel le maire de Vaulx-en-Velin a refusé à l'association Nouvel Horizon l'autorisation d'aménager un établissement recevant du public (ERP), ainsi que le rejet implicite du recours administratif. La décision est annulée pour défaut de motivation en fait, en violation des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal écarte l'argument de la préfète du Rhône selon lequel le maire était en situation de compétence liée par un avis défavorable de la commission de sécurité. Il enjoint au maire de réexaminer la demande de l'association dans un délai de deux mois et met à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA69-2412223(TA69-2412223)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A C d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour en tant que conjointe de Français. En cours d’instance, la préfète du Rhône a délivré à l’intéressée une carte de résident valable dix ans le 30 décembre 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros à Mme A C au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2304390(TA69-2304390)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolais, qui contestait le refus du préfet de la Loire de lui délivrer un premier titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que l'avis de la commission du titre de séjour était également motivé. Il a estimé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation de l'intéressé et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. D, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA69-2500463(TA69-2500463)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a examiné la demande de suspension d’un refus implicite de renouvellement de titre de séjour présentée par M. A, ressortissant cambodgien. Le juge a constaté que la préfète du Rhône avait, en cours d’instance, renouvelé la carte de séjour « vie privée et familiale » de l’intéressé, rendant sans objet les conclusions aux fins de suspension et d’injonction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et a condamné l’État à verser 900 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA69-2410774(TA69-2410774)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B A d’une requête en plein contentieux visant à obtenir une injonction à l’encontre de la préfète du Rhône pour l’attribution d’un logement, suite à une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du 26 mars 2024. La préfète a indiqué avoir proposé un logement au requérant le 4 novembre 2024. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité M. A à confirmer le maintien de sa requête, mais celui-ci n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 30 janvier 2025, la première vice-présidente a constaté le désistement d’instance de M. A et en a donné acte.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2408314(TA69-2408314)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A C, ressortissante gabonaise, qui contestait le refus de titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que le refus était légal, car l'intéressée ne justifiait pas d'un visa de long séjour, condition requise par l'article 9 de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992 pour délivrer un titre de séjour étudiant. En conséquence, les décisions attaquées ont été validées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2405100(TA69-2405100)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de M. C, ressortissant tunisien, contre le refus du préfet de la Loire de renouveler sa carte de résident, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la demande de renouvellement, déposée hors délai, devait être regardée comme une première demande de titre de séjour. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 10 de l'accord franco-tunisien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient infondés. La requête a été rejetée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA69-2408755(TA69-2408755)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par Mme C épouse D, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable du Rhône le 18 juin 2024 pour l’attribution d’une place en centre d’hébergement d’urgence. Constatant qu’aucune proposition ne lui avait été faite dans les délais légaux, le tribunal a ordonné à la préfète du Rhône, sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, de lui attribuer une place dans une structure d’hébergement dans un délai d’un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue fait droit à la demande d’injonction de la requérante.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2308255(TA69-2308255)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B contestant les décisions de la métropole de Lyon ayant réduit puis suspendu son revenu de solidarité active (RSA) et refusé de valider son contrat d'engagement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'absence de réunion de l'équipe pluridisciplinaire et le non-respect de la procédure contradictoire, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 262-37, L. 262-38 et R. 262-40 du code de l'action sociale et des familles, qui permettent au président du conseil départemental de suspendre le RSA en cas de non-respect des obligations contractuelles par le bénéficiaire.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2308442(TA69-2308442)

Ce jugement du Tribunal Administratif de Lyon, statuant en matière de plein contentieux social, rejette la requête de M. A contestant la récupération d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 10 122,98 euros et d'indus de primes exceptionnelles de fin d'année. Le tribunal écarte les moyens de procédure (incompétence, défaut de motivation, non-respect du contradictoire) et juge que le requérant avait connaissance de l'incompatibilité de sa formation avec le maintien de ses droits au RSA. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408813(TA69-2408813)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que la présence de M. B constituait une menace pour l'ordre public en raison de violences conjugales répétées, justifiant le refus sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant l'annulation des décisions et l'injonction.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408597(TA69-2408597)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant les décisions du 5 août 2024 de la préfète de l'Ardèche lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était légalement fondée sur l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, substitué à l'article L. 421-1 du CESEDA, et que les autres moyens, notamment tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 435-1 et 8 de la CEDH, étaient infondés. Par conséquent, les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour, qui en découlaient, ont été jugées légales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2403678(TA69-2403678)

Le Tribunal Administratif de Lyon annule le permis de construire tacitement délivré par le maire de Saint-Montan pour la rénovation d’une bâtisse en ruine, requalifiée en construction nouvelle. La préfète de l’Ardèche avait saisi le tribunal en excès de pouvoir, soutenant que le projet méconnaissait le règlement du plan local d’urbanisme (PLU) en zone AUa. Le juge retient que l’état de ruine du bâtiment exclut la qualification de « construction existante », et que la construction nouvelle n’est pas réalisée dans le cadre d’une opération d’aménagement d’ensemble, comme l’exige l’article AUa/AUb 2 du PLU. La décision applique les articles L. 600-1 et suivants du code de l’urbanisme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2307475(TA69-2307475)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de la préfète de l'Ain de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de la décision, la signature étant régulièrement déléguée. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni le 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien, car la présence de M. B en France résultait d'un maintien irrégulier et ses liens avec son enfant, pour lequel il ne bénéficiait que d'un droit de visite limité, étaient insuffisants. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Résumé IA