Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2500410(TA69-2500410)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme D épouse G, ressortissante philippine, contestant les arrêtés du 4 janvier 2025 par lesquels la préfète de l'Ain lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de dix-huit mois, et la préfète du Rhône l'a assignée à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence des signataires, du défaut d'examen réel et sérieux, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions d'éloignement et d'assignation à résidence. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L.612-3, L.612-6, L.612-10, L.613-1) et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2500408(TA69-2500408)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi en référé par la SNC LNC Bérénice pour demander la suspension de l'arrêté du 7 janvier 2025 par lequel la maire de Décines-Charpieu a retiré le permis de construire qui lui avait été délivré le 7 octobre 2024. La société invoquait l'urgence, tenant à des préjudices financiers importants, et des moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment l'incompétence de l'autorité signataire et la méconnaissance des dispositions du code de l'urbanisme. La commune contestait l'urgence et la légalité de son retrait. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, la société ne justifiant pas de manière suffisante de la réalité et de l'ampleur des préjudices allégués.
N° TA69-2408893(TA69-2408893)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A d’une requête en excès de pouvoir visant à condamner l’Agence nationale de l’habitat à lui verser une prime de 8 000 euros. Par un mémoire du 14 janvier 2025, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa demande. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 31 janvier 2025. Aucune condamnation aux dépens n’a été prononcée.
N° TA69-2500374(TA69-2500374)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait d'enjoindre au préfet de la Loire de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières nécessitant un traitement prioritaire, et en raison de l'état d'avancement confus de ses démarches, laissant supposer qu'un refus implicite était déjà né. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que les principes relatifs à l'obligation de l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.
N° TA69-2408928(TA69-2408928)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme C d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir la condamnation de l’Agence nationale de l’habitat au versement d’une prime de 4 000 euros. Par un mémoire enregistré le 14 janvier 2025, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 31 janvier 2025. Aucune condamnation aux dépens n’a été prononcée.
N° TA69-2501048(TA69-2501048)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une décision refusant une autorisation d’absence pour motif syndical à M. B. Les requérants n’avaient pas présenté de requête distincte en annulation ni joint la copie de celle-ci, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2500883(TA69-2500883)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, qui demandait d’enjoindre au préfet de la Loire de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant d’avoir démontré, sur une période suffisamment significative, l’impossibilité d’obtenir un rendez-vous en ligne. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 521-3 et R. 522-1 du code de justice administrative, ainsi que sur la jurisprudence relative à l’obligation pour l’administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.
N° TA69-2411785(TA69-2411785)
Le Tribunal Administratif de Lyon, par une ordonnance du 31 janvier 2025, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte de 50 euros par jour prononcée le 13 décembre 2024 à l'encontre de la préfète du Rhône. Cette décision fait suite à l'octroi, le 30 décembre 2024, d'une carte de séjour temporaire à Mme B, ce qui constitue une exécution complète de l'injonction initiale de réexamen de sa demande de titre de séjour. Le juge des référés a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater le non-lieu à statuer sur la liquidation de l'astreinte.
N° TA69-2500816(TA69-2500816)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C B qui demandait d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que la requête, fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était manifestement mal fondée car les éléments fournis ne permettaient pas d'apprécier l'urgence ou l'utilité des mesures demandées. La décision s'appuie sur l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
N° TA69-2500791(TA69-2500791)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 2 décembre 2024 par laquelle le directeur du CNAPS a refusé de délivrer une carte professionnelle d'agent privé de sécurité à Me A B. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que ce refus affectait de manière suffisamment grave et immédiate sa situation personnelle ou professionnelle. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais d'instance, ont été rejetées sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA69-2301081(TA69-2301081)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A, agent contractuel des Hospices civils de Lyon, d’une demande d’indemnisation pour licenciement irrégulier. La requérante contestait notamment l’illicéité de la période d’essai prévue dans son troisième contrat, l’absence de convocation régulière et de motivation de la décision, ainsi que le non-versement de l’indemnité de licenciement et de congés payés. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, estimant que la période d’essai était valable et que la rupture, intervenue à son terme, n’était pas fautive. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2002-8 du 4 janvier 2002.
N° TA69-2308372(TA69-2308372)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’une requête en plein contentieux visant à condamner l’Agence nationale de l’habitat au versement d’une prime de 8 000 euros. Par un mémoire du 14 janvier 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 31 janvier 2025.
N° TA69-2300647(TA69-2300647)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, infirmier au centre hospitalier spécialisé de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or, qui contestait le refus implicite de sa réintégration effective après un congé de longue maladie. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions à fin d'annulation, car la réintégration de l'agent à plein temps avait été prononcée le 10 janvier 2023, rendant le recours sans objet. Sur les conclusions indemnitaires, le tribunal a estimé que le centre hospitalier n'avait commis aucune faute, l'agent ayant été réintégré dès que son état de santé le permettait et les préconisations du médecin du travail ayant été respectées. La demande de dommages et intérêts pour harcèlement moral et discrimination a également été rejetée, faute de preuves. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986.
N° TA69-2310053(TA69-2310053)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A, ressortissante albanaise, contestant le refus de titre de séjour pris par la préfète de l'Ain le 6 février 2023 après réexamen de sa situation. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, estimant que la décision attaquée n'était pas purement confirmative car elle intervenait dans le cadre d'un réexamen impliquant de nouvelles circonstances de fait et de droit. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de refus de titre de séjour au motif qu'elle méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du paragraphe 1 de l'article 3 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. Il a enjoint à la préfète de délivrer à Mme A une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 300 euros au titre des frais de justice.
N° TA69-2304600(TA69-2304600)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement de cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (2012-2014). Le juge constate que les mises en demeure préalables, valant commandement de payer, ont été régulièrement notifiées au requérant le 1er avril 2022. En application des articles L. 281 et R. 281-3-1 du livre des procédures fiscales, le délai de deux mois pour contester l'obligation de payer était expiré lors de l'introduction du recours le 5 juin 2023. La requête est donc rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA69-2304599(TA69-2304599)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme A B, qui contestait des saisies administratives à tiers détenteur émises pour recouvrer des cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (2012-2014). La requérante invoquait notamment l'absence de solidarité avec son époux, la prescription des créances et l'irrégularité de la procédure de recouvrement. Le tribunal, statuant sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, en raison de la tardiveté de la réclamation préalable prévue à l'article R. 281-1 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est donc un rejet pour irrecevabilité procédurale, sans examen au fond des moyens soulevés.
N° TA69-2501239(TA69-2501239)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en référé par la commune de Pradines sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise concernant un silo situé sur une propriété privée et présentant un danger pour la sécurité publique. La juridiction a désigné un expert avec pour mission d'examiner l'ouvrage, de constater son état, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et de proposer des mesures conservatoires. Cette décision, prise en application des articles L. 511-1 et suivants du même code, vise à permettre à la commune d'évaluer les risques avant l'adoption éventuelle d'un arrêté de mise en sécurité.
N° TA69-2500193(TA69-2500193)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône a convoqué le requérant, rendant sans objet la demande d'injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur cette demande, mais a condamné l'État à verser 600 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2500731(TA69-2500731)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le dépôt tardif de sa demande d'asile, plus de 90 jours après son entrée en France, n'était pas justifié par un motif légitime, sa méconnaissance de la procédure et la naissance de son enfant ne constituant pas des circonstances suffisantes. Il a également estimé que l'OFII avait correctement évalué sa vulnérabilité, sans y déceler de situation particulière au sens de l'article L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du même code.
N° TA69-2305682(TA69-2305682)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon (3ème chambre) porte sur un recours en excès de pouvoir contre un refus d'autorisation d'instruction en famille. Les requérants contestaient la décision de la commission de l'académie de Grenoble qui avait rejeté leur recours contre le refus du directeur académique de l'Ardèche. Le tribunal a examiné le moyen tiré de l'erreur de droit, rappelant que l'autorisation peut être accordée pour "l'existence d'une situation propre à l'enfant motivant le projet éducatif" au sens de l'article L. 131-5 du code de l'éducation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse juridique s'appuie sur ce code et la convention internationale relative aux droits de l'enfant.