Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2411428(TA69-2411428)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par une fédération de pêche pour contester un refus partiel de remboursement de crédit de TVA. La requérante a ensuite déposé un désistement pur et simple de son recours. Par une ordonnance du 7 janvier 2025, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n'a été mise à la charge de l'État.
N° TA69-2403314(TA69-2403314)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi de trois requêtes par MM. F et G contestant la désaffectation et le déclassement d’une parcelle du domaine public communal, ainsi que sa cession par la Métropole de Lyon. Les requérants ont ensuite présenté un désistement pur et simple de leurs instances et actions. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ces désistements pour les trois requêtes, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la Métropole de Lyon tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA69-2408019(TA69-2408019)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme C B d’une demande de décharge de l’obligation solidaire de payer une somme de 2 417 euros au titre de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour 2017. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé une remise gracieuse du montant en litige. Le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA69-2204256(TA69-2204256)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a été saisi par M. B d’une demande complémentaire d’indemnisation après un jugement du 9 mars 2021 ayant déjà condamné l’ONIAM pour un accident médical non fautif. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’irrecevabilité, estimant que la requête était tardive et que le contentieux n’était pas lié, faute pour le requérant d’avoir présenté une nouvelle demande indemnitaire préalable à l’administration après le premier jugement. En application des articles R. 421-1 du code de justice administrative et de la jurisprudence, la requête a été rejetée comme irrecevable.
N° TA69-2208446(TA69-2208446)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A C E, détenue, qui contestait la décision du garde des Sceaux du 29 août 2022 maintenant son inscription au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS). Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire de la décision bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a ensuite jugé que les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et du caractère disproportionné de la mesure n'étaient pas fondés, sans plus de précisions dans l'extrait fourni. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA69-2500010(TA69-2500010)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la demande de M. A visant à obtenir la remise de sa carte de résident ou d'un récépissé. En cours d'instance, la préfète du Rhône a remis à l'intéressé un récépissé de demande de titre de séjour avec droit au travail, valable jusqu'au 5 avril 2025. Le juge constate que cette remise rend sans objet les conclusions principales et fait perdre à la requête son caractère d'urgence, tout en relevant que M. A n'établit pas avoir obtenu une décision de renouvellement de son titre de séjour. En conséquence, l'ordonnance prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives au récépissé et rejette le surplus des demandes.
N° TA69-2208734(TA69-2208734)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par les proches de M. E DI F, décédé dans sa cellule du centre de détention de Roanne suite à un incendie qu'il avait lui-même allumé. Les requérants invoquaient des fautes de l'administration pénitentiaire dans la gestion de l'incendie, la surveillance du détenu et l'annonce du décès. Le tribunal a constaté que le ministre de la justice, bien que mis en demeure, n'avait produit aucun mémoire, ce qui vaut acquiescement aux faits. Sur le fond, la responsabilité de l'État a été engagée pour fautes de service, et le tribunal a condamné l'État à indemniser les préjudices moral et financier des parents, de la tante, du cousin et de la grand-mère de la victime, en application des principes de responsabilité administrative et du code pénitentiaire.
N° TA69-2209432(TA69-2209432)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en plein contentieux par Mme A, estime que les éléments du dossier ne permettent pas de déterminer si des fautes médicales ont été commises lors de ses opérations de la cataracte à l'hôpital d'instruction des armées Desgenettes. En application de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique et de l'article R. 621-1 du code de justice administrative, le tribunal ordonne une expertise médicale avant dire droit, confiée à un chirurgien ophtalmologue, afin d'évaluer la conformité des soins et l'étendue des préjudices. La demande de provision de 8 000 euros est rejetée, car le lien entre les fautes alléguées et les préjudices n'est pas établi en l'état. Les conclusions relatives aux frais de justice sont réservées jusqu'à l'issue de l'expertise.
N° TA69-2209223(TA69-2209223)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B Baron, étudiante en master 2 Droit immobilier, qui contestait son ajournement par le jury d'examen de l'université Jean Moulin - Lyon III pour l'année 2021-2022. La requérante invoquait notamment le non-respect de l'article 4 de la charte des examens et l'absence de notes éliminatoires. Le tribunal a jugé que l'ajournement était fondé sur l'absence de notes dans deux matières obligatoires, due à la non-présentation de Mme Baron aux épreuves orales de contrôle continu, malgré des propositions de rattrapage. Il a considéré que l'université n'avait pas méconnu les dispositions du code de l'éducation ni son règlement intérieur, et a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA69-2412156(TA69-2412156)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Sobeca. Celle-ci contestait la procédure de passation du lot n°4 (éclairage) d’un marché de travaux de la Métropole de Lyon, invoquant notamment une dénaturation de son offre et un défaut d’information. Le juge a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, après avoir examiné les pièces du dossier, y compris celles soustraites au contradictoire pour secret des affaires. La décision applique les règles du code de la commande publique relatives à la publicité et à la mise en concurrence.
N° TA69-2500031(TA69-2500031)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par la commune de Tarare sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a désigné un expert pour examiner un immeuble dangereux situé avenue Edouard Herriot. La décision fait droit à la demande de la commune, visant à constater l'état de l'immeuble, évaluer l'existence d'un danger imminent et proposer des mesures de sécurité. L'expert devra remettre son rapport sous vingt-quatre heures après sa désignation, conformément aux dispositions du code de la construction et de l'habitation.
N° TA69-2307672(TA69-2307672)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A et Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de leur demande d’autorisation d’instruction en famille pour leur fille. Les requérants ont ensuite déclaré se désister de leur requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Aucune solution au fond n’a donc été retenue, la procédure s’étant éteinte par le désistement des parties.
N° TA69-2209019(TA69-2209019)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de la Communauté de communes du pays de l'Arbresle (CCPA) visant à obtenir réparation des désordres affectant des conteneurs enterrés fournis par la société Komuce. La juridiction a d'abord écarté le fondement de la garantie décennale, estimant que la société n'avait pas la qualité de constructeur. Ensuite, sur le terrain contractuel, le tribunal a considéré que les désordres, bien que couverts par une garantie contractuelle de dix ans pour les cuves béton, n'étaient pas établis par l'instruction comme relevant d'un défaut de conception ou de fabrication imputable à la société. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2307513(TA69-2307513)
Le Tribunal Administratif de Lyon a pris acte du désistement pur et simple de la requête en plein contentieux introduite par les sociétés Keolis Lyon et Keolis, qui demandaient la condamnation de SYTRAL Mobilités à leur verser plus de 6 millions d'euros pour des préjudices d'exploitation. La société IVECO France, initialement mise en cause, s'est également désistée de ses conclusions. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ces désistements sans qu'aucune condamnation aux dépens ou frais d'instance ne soit prononcée.
N° TA69-2403547(TA69-2403547)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les Harkis, qui ne lui accordait une indemnité que pour 1 540 jours au titre de l’article 3 de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022. Par un mémoire du 13 juin 2024, M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 6 janvier 2025. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue.
N° TA69-2500035(TA69-2500035)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que, la demande de renouvellement ayant été implicitement rejetée par le silence de l'administration, l'absence de délivrance d'un récépissé ne constituait pas, à la date de l'ordonnance, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur l'urgence.
N° TA69-2412851(TA69-2412851)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de Mme B et M. A, ressortissants guinéens, contestant les arrêtés du 17 décembre 2024 ordonnant leur remise aux autorités espagnoles pour l'examen de leurs demandes d'asile. Les requérants invoquaient leur méconnaissance de l'espagnol, leur insertion en France et des violences subies en Espagne. Le tribunal a estimé que ces éléments ne suffisaient pas à démontrer une erreur manifeste d'appréciation de la préfète du Rhône, qui n'était pas tenue d'appliquer la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Les décisions de transfert ont donc été jugées légales.
N° TA69-2413285(TA69-2413285)
Suspension d’une décision universitaire. Tribunal administratif de Lyon. Rejet de la demande de suspension d’un relevé de notes rectificatif. Le juge des référés estime que l’absence de doute sérieux sur la légalité de la décision est manifeste, car l’étudiant invoque uniquement un préjudice lié à des erreurs successives de relevés, sans soulever de moyen propre à créer un tel doute. Application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA69-2413108(TA69-2413108)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant angolais, qui contestait l'interdiction de retour sur le territoire français d'un an prise par la préfète de l'Ain le 19 décembre 2024. Le juge a estimé que la décision était fondée sur les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a considéré que, malgré la présence de M. A depuis 2019 et la naissance de son enfant en novembre 2024, ces éléments ne constituaient pas des circonstances humanitaires suffisantes pour écarter l'interdiction de retour, d'autant que sa compagne était aussi en situation irrégulière et qu'il ne justifiait pas de liens solides avec la France. La solution retenue confirme donc la légalité de l'interdiction de retour, en l'absence de menace pour l'ordre public mais en raison du maintien irrégulier sur le territoire.
N° TA69-2410065(TA69-2410065)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme A comme manifestement irrecevable. Les requérants, qui contestaient un litige de voisinage, n'ont pas donné suite à une demande de régularisation leur enjoignant de produire la décision administrative attaquée ou de justifier de leur impossibilité de le faire. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 4° et R. 412-1 du code de justice administrative.