Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2307729(TA69-2307729)

Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet née du silence de la préfète du Rhône sur la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant camerounais. Le tribunal retient que cette décision est illégale pour défaut de motivation, car l'administration n'a pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et met à la charge de l'État la somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2308815(TA69-2308815)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a annulé les décisions implicites de rejet nées du silence de la préfète du Rhône sur les demandes de titre de séjour de Mme D et M. C, ressortissants arméniens. La juridiction a jugé que ces décisions étaient entachées d'un défaut de motivation, les requérants ayant vainement sollicité la communication des motifs conformément au code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer les demandes dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans l'attente. La solution retenue se fonde sur les articles L. 232-4 et L. 232-6 du code des relations entre le public et l'administration, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2308548(TA69-2308548)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus implicite du président du conseil départemental de la Loire de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a estimé que les pathologies invoquées par M. A, notamment la spondylarthrite inflammatoire, ne remplissaient pas les critères stricts fixés par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, en particulier l'exigence d'un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine pour tous les déplacements extérieurs. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de la demande d'attribution de la carte.

Résumé IA
DécisionExécution d'un jugementAUTRE

TA69-2407729(TA69-2407729)

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par M. B d’une demande d’exécution de son jugement du 7 novembre 2023, a constaté que la préfète du Rhône n’avait pas procédé au réexamen de la demande de titre de séjour de l’intéressé, comme l’enjoignait ce jugement. En application des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre de la préfète, à défaut d’exécution dans un délai d’un mois suivant la notification de la présente décision. La solution retenue vise à contraindre l’administration à respecter l’autorité de la chose jugée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2308874(TA69-2308874)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de Mme B, qui contestait le refus de la métropole de Lyon de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ". La requérante invoquait des douleurs neuropathiques et une inégalité de longueur des membres inférieurs réduisant son périmètre de marche. Le tribunal a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas que son périmètre de marche était limité et inférieur à 200 mètres, ni qu'elle devait recourir systématiquement à une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs, conformément aux critères de l'arrêté du 3 janvier 2017 pris pour l'application du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2307386(TA69-2307386)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant le refus implicite de titre de séjour opposé par le préfet du Rhône. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet était illégale en raison d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision malgré la demande de l'intéressé. En conséquence, le tribunal a annulé cette décision et a enjoint à la préfète du Rhône de délivrer à M. B un certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois. La demande d'indemnisation pour préjudice moral a été rejetée, faute de lien de causalité direct entre l'illégalité et le préjudice allégué. Cette solution s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA69-2403104(TA69-2403104)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a été saisi par Mme C, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation du Rhône le 30 mai 2023 pour un logement de type T4-T5. Elle demandait une injonction de relogement après avoir refusé une proposition de logement à Vénissieux, invoquant une situation d'insécurité due à la présence de son ex-concubin violent dans le même immeuble. Le tribunal a jugé que ce refus était justifié par un motif impérieux lié à des risques graves pour sa sécurité, conformément à l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, il a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer le relogement de Mme C sous astreinte, et a mis à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2311067(TA69-2311067)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A, ressortissante algérienne, contestant le refus implicite de titre de séjour né du silence du préfet du Rhône sur sa demande déposée en 2015. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation et la méconnaissance de l'accord franco-algérien et de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rappelé que le silence gardé pendant quatre mois vaut décision implicite de rejet et que, bien que cette décision soit une mesure de police devant être motivée, l'administration n'a pas communiqué les motifs sollicités dans le délai d'un mois. En conséquence, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet pour défaut de motivation, sans se prononcer sur les autres moyens, et a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2400814(TA69-2400814)

Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de la préfète du Rhône refusant le renouvellement du certificat de résident algérien de dix ans de M. A. Le tribunal retient que le requérant, bénéficiant déjà d’un tel titre, avait automatiquement droit à son renouvellement en application de l’article 7bis de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, sans que l’administration ne justifie d’aucun motif légal de refus. Il enjoint à la préfète de délivrer le certificat dans un délai d’un mois et condamne l’État à verser 1 000 euros au conseil du requérant au titre des frais d’instance.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirNON_LIEU

TA69-2406961(TA69-2406961)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la région Auvergne-Rhône-Alpes du 4 juillet 2024 lui refusant une aide au permis de conduire. En cours d’instance, la région a accordé cette aide par une délibération du 11 octobre 2024, rendant le litige sans objet. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté par ordonnance qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2401733(TA69-2401733)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation sociale, a été saisi par Mme C pour assurer l'exécution d'une ordonnance du 15 décembre 2023 enjoignant à la préfète du Rhône de la reloger avant le 1er février 2024. Constatant que l'injonction n'avait pas été exécutée, la dernière offre de logement étant inadaptée au handicap de son enfant, le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er février 2025. Cette astreinte, fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, sera versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement jusqu'à sa liquidation définitive.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2403314(TA69-2403314)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi de trois requêtes par MM. F et G contestant la désaffectation et le déclassement d’une parcelle du domaine public communal, ainsi que sa cession par la Métropole de Lyon. Les requérants ont ensuite présenté un désistement pur et simple de leurs instances et actions. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ces désistements pour les trois requêtes, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la Métropole de Lyon tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2402167(TA69-2402167)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, est saisi par Mme C pour obtenir l’exécution d’ordonnances ayant enjoint à la préfète du Rhône de la reloger sous astreinte. La requérante conteste la proposition de logement à Chassieu, qu’elle estime inadaptée à son handicap moteur, à son suivi médical et à la proximité nécessaire avec son fils handicapé. Le tribunal, appliquant l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, retient que le logement proposé ne tient pas compte des besoins et capacités de Mme C, notamment en raison de l’éloignement des transports et des soins. En conséquence, il rejette l’argument de la préfète et ordonne l’exécution des injonctions de relogement, avec liquidation de l’astreinte.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2403769(TA69-2403769)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme C, qui demandaient, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, d'enjoindre à la préfète du Rhône de leur attribuer un logement adapté. Les requérants, reconnus prioritaires par la commission de médiation, avaient refusé une proposition de logement de type T5 à Tassin-la-Demi-Lune, invoquant son éloignement de leurs lieux de travail et de leur solution de garde familiale. Le tribunal a jugé que cette proposition n'était pas manifestement inadaptée à leur situation, la typologie correspondant aux préconisations et les motifs de refus (temps de trajet, garde des enfants) n'étant pas établis comme sérieux. En conséquence, la requête a été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2409021(TA69-2409021)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 23 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait son intégration sociale et professionnelle depuis son arrivée en 2018, ainsi que la scolarisation de son enfant. Le tribunal a estimé que Mme A n'établissait pas de liens suffisamment intenses en France et que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2412489(TA69-2412489)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en référé suspension de Mme A, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète du Rhône le 5 décembre 2024. Le juge a estimé qu'aucun moyen invoqué n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de refus de titre de séjour. Concernant l'obligation de quitter le territoire, les conclusions en suspension ont été jugées irrecevables, l'exécution de cette décision étant déjà suspendue de plein droit par l'introduction du recours en annulation. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2310524(TA69-2310524)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme D, ressortissante congolaise, d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a pris une décision le 6 décembre 2024 accordant à l'intéressée une carte de séjour temporaire d'un an portant la mention "vie privée et familiale". Le tribunal a constaté que les conclusions en annulation et injonction de la requête avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirNON_LIEU

TA69-2407076(TA69-2407076)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la région Auvergne-Rhône-Alpes de lui accorder une aide au permis de conduire. En cours d’instance, la région a accordé cette aide par une délibération du 11 octobre 2024. Le juge, constatant que la requête était devenue sans objet, a prononcé un non-lieu à statuer en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2400092(TA69-2400092)

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en plein contentieux sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a examiné la demande de M. B, reconnu prioritaire pour un logement par la commission de médiation du Rhône le 6 juin 2023. Le requérant contestait la proposition de logement à La Tour-de-Salvagny, qu'il jugeait inadaptée à ses besoins de santé et à ses capacités financières. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que le logement proposé était adapté à sa situation, accessible en 20 minutes de Lyon et avec un taux d'effort de 23%, et que le refus n'était pas justifié par un motif impérieux. Aucune injonction ni astreinte n'a été prononcée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2412551(TA69-2412551)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à une ressortissante congolaise pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence, le titre de séjour de l'intéressée ayant expiré, la plaçant en situation irrégulière et menaçant son contrat d'apprentissage. Il a estimé que la mesure était utile et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, ordonnant à l'administration de proposer un rendez-vous sous quinze jours. L'État a également été condamné à verser 500 euros à la requérante au titre des frais de justice, sans toutefois prononcer d'astreinte.

Résumé IA