Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2411532(TA69-2411532)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la préfète du Rhône du 13 septembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation pour dossier incomplet. Le juge a estimé que ce classement, fondé sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief dès lors que la requérante n’a pas justifié avoir transmis les pièces manquantes, notamment une attestation de niveau de langue. Par conséquent, le recours pour excès de pouvoir a été jugé irrecevable, car dirigé contre un acte non décisoire.
N° TA69-2413033(TA69-2413033)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Solaize retirant une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les travaux litigieux étant déjà achevés et la décision attaquée n'impliquant pas de démolition immédiate. Par conséquent, la requête de Mme A a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.
N° TA69-2407633(TA69-2407633)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet de la Loire le 20 mars 2024. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, le sous-préfet disposant d'une délégation régulière, et a jugé que le refus de titre de séjour était suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue s'appuie notamment sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et sur l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 relatif à la gestion concertée des flux migratoires.
N° TA69-2406219(TA69-2406219)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. C, fonctionnaire d’Orange, afin d’évaluer les conséquences de sa maladie professionnelle (fibrose rétropéritonéale reconnue imputable au service). La société Orange contestait l’utilité de cette mesure, mais le juge a estimé qu’elle était nécessaire pour déterminer l’intégralité des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, au-delà du seul taux d’incapacité permanente partielle. La mission de l’expert n’a donc pas été limitée, et les conclusions de la société Orange ont été rejetées. La décision se fonde sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative et les principes applicables à la réparation des préjudices des agents publics.
N° TA69-2500070(TA69-2500070)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 4 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée irrégulière, de ses antécédents judiciaires et du non-respect de précédentes mesures d'éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 612-2 et L. 612-6.
N° TA69-2412751(TA69-2412751)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 16 décembre 2024 par laquelle la préfète du Rhône ordonnait le transfert de Mme C, ressortissante marocaine née en France, aux autorités suisses. Le tribunal a jugé que la préfète avait commis une erreur manifeste d’appréciation en refusant de faire usage de la clause discrétionnaire prévue à l’article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, compte tenu de l’ancienneté et de l’intensité des liens personnels et familiaux de Mme C avec la France, où elle a vécu la majeure partie de sa vie. La solution retenue est l’annulation de la décision de transfert, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête.
N° TA69-2412845(TA69-2412845)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, assorti d'une interdiction de retour d'un an et d'une assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire, jugeant que les dispositions spécifiques du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) régissent seules ces décisions d'éloignement, sans qu'il soit besoin de se référer au code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement prise par la préfète de l'Ain, en application des articles L. 611-1 et suivants du CESEDA.
N° TA69-2412744(TA69-2412744)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire du 13 décembre 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et d'examen particulier, ainsi que le détournement de procédure. Il a jugé que la mesure était fondée sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du maintien irrégulier de M. B sur le territoire français et de l'impossibilité de l'éloigner immédiatement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA69-2500009(TA69-2500009)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par un mineur isolé étranger demandant un hébergement d'urgence au département de l'Ain. Le juge a constaté que le département, bien que confronté à une saturation de ses capacités d'accueil, n'a pas démontré avoir mis en œuvre les moyens nécessaires pour assurer la protection de l'enfant, ce qui constitue une carence. Cette carence porte une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale qu'est l'intérêt supérieur de l'enfant, garanti par les articles L. 221-1 et L. 221-2-4 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, le tribunal a enjoint au département d'organiser l'accueil provisoire d'urgence du requérant dans un délai de 24 heures, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.
N° TA69-2304855(TA69-2304855)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de refus du ministre de l’enseignement supérieur de relever une sanction d’exclusion de deux ans prononcée par l’université Lyon III. Par un mémoire du 8 janvier 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater l’abandon des poursuites.
N° TA69-2405256(TA69-2405256)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Rhône de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a finalement délivré le titre sollicité, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le juge a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA69-2500075(TA69-2500075)
Recours gracieux irrecevable. Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus d’affectation dérogatoire de son fils au collège L. Armstrong. La demande a été jugée irrecevable car elle constituait un recours gracieux, non un recours contentieux en excès de pouvoir. L’ordonnance applique les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2500058(TA69-2500058)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour ou un récépissé l'autorisant à travailler, en raison de l'absence de renouvellement de son titre de séjour salarié arrivé à expiration. Le juge constate que M. A n'avait pas encore déposé sa demande de renouvellement, condition préalable à la délivrance d'un récépissé prévue à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les conclusions sont jugées manifestement mal fondées et rejetées, la préfète ayant entre-temps convoqué l'intéressé pour déposer sa demande.
N° TA69-2413283(TA69-2413283)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de l’Ain suspendant le permis de conduire de M. B pour quatre mois, se déclare incompétent territorialement. En application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative, il constate que le requérant réside à Etuz (Haute-Saône), relevant du ressort du tribunal administratif de Besançon. Par ordonnance du 8 janvier 2025, il transmet donc le dossier à cette juridiction, conformément à l’article R. 351-3 du même code.
N° TA69-2413339(TA69-2413339)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme irrecevable la requête de M. A, qui contestait une délibération du jury de l'IUT Lumière - Lyon 2 l'ayant ajourné. Le juge a estimé que la demande ne constituait pas un recours pour excès de pouvoir contre une décision, mais un simple recours administratif sollicitant un réexamen de son dossier. En application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, le tribunal a rappelé qu'il ne lui appartient pas d'examiner un tel recours.
N° TA69-2305867(TA69-2305867)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que la simple utilisation d’un téléservice pour obtenir un rendez-vous ne fait pas naître une décision administrative susceptible de recours pour excès de pouvoir. Il a rappelé que la voie appropriée pour obtenir une date de rendez-vous est le référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a été rejetée en application de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA69-2309132(TA69-2309132)
Refus d’attribution du diplôme de licence STAPS. Tribunal Administratif de Lyon. Rejet de la requête pour irrecevabilité, la demande de Mme B constituant un recours gracieux et non un recours contentieux. Application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2309225(TA69-2309225)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A contestant la décision de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre de limiter à 2500 euros l'aide financière sollicitée. Le juge a estimé que le requérant s'était borné à invoquer l'insuffisance du montant sans fournir de précisions ou justifications sur sa situation personnelle, rendant ses moyens manifestement insuffisants. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête comme ne comportant pas d'éléments circonstanciés permettant d'en apprécier le bien-fondé.
N° TA69-2309504(TA69-2309504)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par la société Aqualter d’un recours en plein contentieux visant à contester un titre exécutoire émis par le Syndicat intercommunal des eaux Veyle Reyssouze et Vieux-Jonc pour un montant de 124 234 euros. La société requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 28 juin 2024, désistement jugé pur et simple. Par ordonnance du 8 janvier 2025, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions du syndicat défendeur au titre des frais d’instance ont été rejetées.
N° TA69-2306225(TA69-2306225)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Pro à Pro Distribution Sud d’une demande de condamnation du CCAS de Firminy à lui verser 39 007 euros en compensation de charges extracontractuelles supportées en 2022. La société s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 10 juin 2024. Par une ordonnance du 8 janvier 2025, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’a été prononcée.