Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2410927(TA69-2410927)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A comme manifestement irrecevable. Le requérant s'était borné à transmettre un certificat médical sans exposer de conclusions ni de moyens, en méconnaissance des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Faute de régularisation avant l'expiration du délai de recours, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA69-2412168(TA69-2412168)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé fiscal sur le fondement de l'article L. 279 du livre des procédures fiscales, a rejeté la requête de Mme A D. Celle-ci contestait le refus du comptable public d'accepter les garanties proposées pour suspendre le recouvrement d'une créance fiscale de 37 725 euros. Le juge a estimé que le cautionnement hypothécaire consenti par la SCI Prapoutel, société détenue par la mère de la requérante, n'était pas suffisant, car sa mise en jeu risquait de compromettre l'existence même de la société et que les conditions de validité de l'acte n'étaient pas établies. Les solutions subsidiaires (nantissement de parts sociales ou garantie directe sur un bien) ont également été écartées. La décision s'appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales.
N° TA69-2412978(TA69-2412978)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de suspension d’un refus implicite de titre de séjour formée par Mme B, ressortissante russe, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requérante invoquait une atteinte à ses droits fondamentaux et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, compte tenu du délai d’un an écoulé entre la clôture de la première demande et la saisine du juge, et que la demande de novembre 2023 constituait une simple demande de rendez-vous, non une demande de titre de séjour. Aucune suspension ni injonction n’a été ordonnée.
N° TA69-2500238(TA69-2500238)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la commune de Bonson sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour examiner un immeuble situé rue des Grillettes, présentant un risque d'effondrement. La juge des référés a fait droit à cette demande et a nommé un expert, M. D C, avec pour mission d'examiner le bâtiment, de dresser un constat de son état (y compris des bâtiments mitoyens), de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et de proposer des mesures de sécurité. L'expert devra remettre son rapport au plus tard le 27 janvier 2025. La décision est fondée sur les articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA69-2413012(TA69-2413012)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a examiné la demande de suspension d’un refus implicite de renouvellement de titre de séjour opposé à M. A, ressortissant algérien. Le juge a retenu que la condition d’urgence était présumée en raison du refus de renouvellement, et que la préfète du Rhône n’a pas établi la fraude alléguée pour contester cette présomption. La solution retenue est la suspension de l’exécution de la décision implicite de refus, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, en raison d’un doute sérieux sur sa légalité. Les textes appliqués incluent le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que la convention européenne des droits de l’homme.
N° TA69-2411526(TA69-2411526)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la préfète du Rhône du 16 septembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation pour incomplétude. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir, car il résulte du défaut de production de pièces complémentaires (acte de naissance en arabe et sa traduction). La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2411527(TA69-2411527)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé que cet avis de classement, fondé sur l’incomplétude du dossier malgré une mise en demeure, ne constitue pas une décision faisant grief et n’est donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. La solution retenue s’appuie sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permet un tel classement sans suite en cas de non-production des pièces demandées.
N° TA69-2411545(TA69-2411545)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par la préfète du Rhône. La juridiction a considéré que ce classement, motivé par l'incomplétude du dossier malgré une mise en demeure, ne constitue pas une décision faisant grief et n'est donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. Le requérant n'ayant pas contesté le caractère incomplet de son dossier, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués incluent le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 et l'arrêté du 3 février 2023.
N° TA69-2412892(TA69-2412892)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A, ressortissante turque, d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant le renouvellement de son titre de séjour "conjoint de français". Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 6 avril 2025 permettait à la requérante de justifier de la régularité de son séjour. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2500079(TA69-2500079)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 4 janvier 2025 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen de sa situation et une méconnaissance du principe de la présomption d'innocence. Le tribunal, statuant en juge unique, a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, en application des articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
N° TA69-2500023(TA69-2500023)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de la décision du 2 janvier 2025 fixant le pays de destination de son éloignement, pris en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que la procédure de réadmission engagée auprès des autorités espagnoles était régulière, sans qu'il soit nécessaire de saisir ces autorités d'une demande de reprise en charge au titre de l'asile. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code pénal et le règlement UE n°604-2013.
N° TA69-2411533(TA69-2411533)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de la préfète du Rhône du 16 septembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation pour incomplétude. Le juge a estimé que ce classement, fondé sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief dès lors que la requérante n’a pas produit les pièces complémentaires demandées. En l’absence de preuve de transmission des documents requis, l’acte attaqué est jugé non décisoire et irrecevable au recours pour excès de pouvoir. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2411535(TA69-2411535)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la préfète du Rhône du 19 septembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation pour dossier incomplet. Le juge a estimé que ce classement, fondé sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief et n’est donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requérante n’a pas contesté l’incomplétude de son dossier, et le certificat médical produit postérieurement ne remet pas en cause ce motif. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2413047(TA69-2413047)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 23 décembre 2024 par lequel la préfète du Rhône ordonnait la remise de M. D, ressortissant moldave, aux autorités allemandes. La juridiction a estimé que la décision méconnaissait les stipulations de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, compte tenu de la situation médicale grave de l'épouse du requérant (cancer métastatique nécessitant un suivi resserré) et de la présence en France de ses enfants majeurs avec leurs propres enfants, dont les demandes d'asile étaient en cours d'examen. En application de la clause discrétionnaire de ce règlement, le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. D et d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale.
N° TA69-2104603(TA69-2104603)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la commune de Rochessauve pour obtenir la condamnation in solidum des constructeurs et membres du groupement de maîtrise d'œuvre sur le fondement de la garantie décennale ou, à défaut, de la responsabilité contractuelle, en raison d'infiltrations affectant la salle polyvalente et la mairie. La commune demandait le versement de 40 634,61 euros pour les travaux de reprise, ainsi que le remboursement de frais d'expertise. Plusieurs défendeurs, dont M. C et la société CEBEA, ont contesté leur responsabilité, arguant de l'absence de faute ou de l'irrecevabilité des demandes en raison du caractère définitif du décompte général. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la commune, considérant que les désordres n'étaient pas de nature décennale et que la responsabilité contractuelle ne pouvait être engagée du fait du caractère définitif du décompte général. Les frais d'expertise ont été laissés à la charge de la commune.
N° TA69-2412765(TA69-2412765)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par la société Cellnex France d’une demande de suspension de l’arrêté du maire de Lyon du 25 septembre 2024 s’opposant à sa déclaration préalable pour l’installation d’une antenne-relais. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la société de démontrer un préjudice grave et immédiat lié à l’absence de couverture 5G sur la fréquence 3,5 GHz dans le secteur concerné. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison des insuffisances du dossier de déclaration préalable. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’urbanisme.
N° TA69-2412475(TA69-2412475)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme A et de ses enfants de l'ancien logement de fonction de la salle Georges Brassens, dépendance du domaine public communal. La juridiction a considéré que la condition d'urgence était remplie en raison des risques pour la sécurité et de l'atteinte au fonctionnement du service public, la commune devant réaliser des travaux de réhabilitation pour créer une "maison du vélo". La solution retenue est fondée sur l'absence de titre d'occupation et l'absence de contestation sérieuse, en application des principes régissant l'occupation du domaine public.
N° TA69-2406446(TA69-2406446)
Le Tribunal Administratif de Lyon a ordonné une expertise judiciaire à la demande de la commune de Saint-Pierre-de-Chandieu, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à déterminer les causes et conséquences des désordres affectant les ouvrants en imposte du gymnase Alain Gilles, notamment la chute de plusieurs éléments. Le tribunal a rejeté les demandes de mise hors de cause des sociétés Rez'on et Philae, membres du groupement de maîtrise d'œuvre, estimant leur présence utile aux opérations d'expertise. Les conclusions relatives aux dépens et à l'avance des frais d'expertise ont été rejetées, ces questions relevant de la seule compétence de la présidente de la juridiction.
N° TA69-2409575(TA69-2409575)
Le Tribunal administratif de Lyon a pris acte, par ordonnance du 9 janvier 2025, du désistement pur et simple de Mme B, qui contestait un avis du conseil de discipline proposant une sanction d’exclusion temporaire de six mois. La requérante s’est désistée de l’ensemble de ses conclusions dans un mémoire du 20 novembre 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que ce désistement était régulier et qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur le litige.
N° TA69-2400161(TA69-2400161)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, un agent public territorial, qui contestait un courrier de la région Auvergne-Rhône-Alpes l'invitant à régulariser sa situation administrative concernant un cumul d'activités accessoires. Le tribunal a jugé que ce courrier ne constituait pas une décision de retrait d'autorisation, car aucune autorisation de cumul n'avait été accordée pour les années 2021 à 2023, rendant les conclusions irrecevables. En conséquence, les demandes d'injonction ont été rejetées, et M. A a été condamné à verser 1 500 euros à la région au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.