Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2413120(TA69-2413120)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, de nationalité tunisienne, contestant l'arrêté du 5 décembre 2024 par lequel la préfète de l'Isère l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut d'examen de la situation personnelle, de l'erreur de fait concernant le renouvellement de la carte de résident, et de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions contestées sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2406864(TA69-2406864)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant angolais, qui contestait les décisions du 4 juin 2024 de la préfète de l'Ain lui imposant de quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour de six ans. Le tribunal a estimé que ces décisions n'avaient pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de ses nombreuses condamnations pénales constituant une menace pour l'ordre public. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2400912(TA69-2400912)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A, ressortissante congolaise, contestant le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le refus implicite n'était pas illégal, faute pour Mme A d'avoir démontré que sa vie privée et familiale ou l'intérêt supérieur de ses enfants étaient gravement compromis. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales invoquées.
N° TA69-2500186(TA69-2500186)
Le Tribunal administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 30 décembre 2024 par lequel la préfète de l'Allier refusait un titre de séjour à M. E, ressortissant algérien, et lui faisait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que M. E, père de trois enfants français mineurs, remplissait les conditions de l'article 6 de l'accord franco-algérien pour obtenir un certificat de résidence, malgré une condamnation pénale ayant entraîné le retrait de l'autorité parentale pour un seul enfant. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, fondée sur la méconnaissance des stipulations de l'accord franco-algérien.
N° TA69-2307299(TA69-2307299)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, ressortissant angolais, qui contestait le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la décision ayant été signée par un agent bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que M. D ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, ce qui rendait facultative la saisine de la commission du titre de séjour. Enfin, le tribunal a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2400546(TA69-2400546)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A, ressortissante albanaise, contestant le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision implicite de rejet n'était pas illégale et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA69-2400309(TA69-2400309)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet du préfet du Rhône concernant la demande de certificat de résidence de M. A, ressortissant algérien. La solution retenue est fondée sur le défaut de communication des motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois.
N° TA69-2407358(TA69-2407358)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B contestant le refus de remise gracieuse d’une dette de prime d’activité de 2 797,08 euros. Le juge a constaté que le requérant, malgré une invitation à régulariser, n’avait pas fourni de précisions suffisantes sur sa situation de précarité. La requête a été rejetée comme manifestement insuffisamment motivée sur le fondement des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative.
N° TA69-2408535(TA69-2408535)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A comme manifestement irrecevable. La requérante n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié de l'impossibilité de le faire, malgré une demande de régularisation notifiée via l'application Télérecours. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative. Le tribunal a également relevé que, même si une décision de la CDAPH était produite, le litige relatif à l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé relèverait de la compétence des tribunaux judiciaires.
N° TA69-2412655(TA69-2412655)
Refus d’AAH – Incompétence de la juridiction administrative – Tribunal administratif de Lyon. Le tribunal rejette la requête de M. B contestant le refus d’allocation aux adultes handicapés (AAH) par la CDAPH de l’Ain, au motif que ce litige relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles. La solution retenue est un rejet pour incompétence manifeste de la juridiction administrative, fondé sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2401221(TA69-2401221)
Refus de carte mobilité inclusion stationnement. Tribunal administratif de Lyon. Rejet de la requête par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, faute pour la requérante d'avoir fourni, après régularisation, des éléments établissant qu'elle remplit les critères médicaux stricts prévus par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017 (périmètre de marche inférieur à 200 mètres, recours systématique à une aide, ou nécessité d'un accompagnement).
N° TA69-2310754(TA69-2310754)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait le refus de la commission de médiation du Rhône de la reconnaître comme prioritaire pour un logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, car elle ne contenait pas l'exposé des faits et moyens exigé par l'article R. 411-1. Malgré une demande de régularisation adressée à la requérante, celle-ci n'a pas fourni les précisions nécessaires pour établir en quoi la décision attaquée méconnaissait ses droits.
N° TA69-2310289(TA69-2310289)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d’une requête de M. B demandant la diminution d’une dette de prime d’activité de 780,54 euros pour la période d’octobre à décembre 2022, constate que la décision contestée émane de la caisse d’allocations familiales des Hautes-Alpes. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, le tribunal relève que le ressort territorial compétent est celui du tribunal administratif de Marseille, où se trouve le siège de l’autorité ayant pris la décision. Par ordonnance du 10 janvier 2025, il renvoie donc le dossier au tribunal administratif de Marseille, seul compétent pour statuer en premier ressort.
N° TA69-2310098(TA69-2310098)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la commission de médiation du Rhône de la déclarer prioritaire pour un logement. En cours d’instance, la préfète du Rhône a fait valoir que la requérante avait accepté une proposition de relogement et avait été radiée de la liste des demandeurs. Constatant que Mme B avait obtenu satisfaction, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête, devenue sans objet, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2412710(TA69-2412710)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par Mme B, qui contestait un arrêté de la préfète du Rhône lui ordonnant de quitter un logement occupé sans droit ni titre. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte en annulation de la décision contestée, ni joint la copie de celle-ci, en méconnaissance des exigences de l'article R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2406971(TA69-2406971)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de remise gracieuse d’une dette de prime d’activité de 3 608 euros. La requête a été jugée irrecevable car elle ne comportait pas de précisions suffisantes pour apprécier la situation de précarité de la requérante, malgré une invitation à régulariser. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement insuffisamment motivées.
N° TA69-2307293(TA69-2307293)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la commission de médiation du Rhône refusant de le déclarer prioritaire pour le droit au logement opposable. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de sa requête, désistement jugé pur et simple. Par ordonnance du 10 janvier 2025, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement et clos l’affaire.
N° TA69-2402379(TA69-2402379)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A d’une demande de provision de 6 000 euros contre l’État pour carence à lui proposer un logement adapté. La requérante s’est désistée de l’ensemble de ses conclusions, désistement pur et simple. Par ordonnance du 10 janvier 2025, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été allouée au titre des frais de justice.
N° TA69-2412968(TA69-2412968)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requête, enregistrée le 18 décembre 2024, était tardive car introduite au-delà du délai d'un mois prévu par les articles L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donc rejeté la demande sans examiner le fond.
N° TA69-1908604(TA69-1908604)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a étendu la mission de l'expert judiciaire initialement désigné pour rechercher des solutions aux désordres affectant des logements sociaux à Bourg-en-Bresse. Sur demande de l'expert, la mission inclut désormais l'examen et l'évaluation de l'ensemble des préjudices subis par le bailleur Grand Bourg Habitat, y compris les préjudices immatériels. Cette extension a été accordée sur le fondement de l'article R. 532-3 du code de justice administrative, au motif qu'elle est utile à la bonne exécution de la mission d'expertise.