Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2500007(TA69-2500007)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant bosnien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 31 décembre 2024 fixant le pays de destination de son éloignement. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète de l'Isère avait procédé à un examen particulier de sa situation, sans s'estimer liée par les décisions de l'OFPRA et de la CNDA. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas fondés, faute pour le requérant d'établir des risques personnels ou une vie privée et familiale stable en France.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2413149(TA69-2413149)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français, lui interdisant le retour pour un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), compte tenu de la récence de sa relation et de son absence d'insertion établie en France. Les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et de l'irrégularité de la procédure d'assignation à résidence, ont également été écartés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations conventionnelles invoquées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2413130(TA69-2413130)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant djiboutien, contestant l'arrêté du 17 décembre 2024 par lequel la préfète du Rhône l'a assigné à résidence dans le département du Rhône pour une durée de quarante-cinq jours. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire, l'insuffisance de motivation, le vice de procédure, l'illégalité par voie d'exception de la mesure d'éloignement, l'absence de perspective raisonnable d'éloignement et le caractère disproportionné de la mesure. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'assignation à résidence. Les textes appliqués incluent les articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2413127(TA69-2413127)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. C, ressortissant tunisien, contre les décisions du 16 décembre 2024 de la préfète du Rhône l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du vice de procédure (droit d'être entendu), de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2413001(TA69-2413001)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. La préfète du Rhône ayant fixé un rendez-vous au requérant le 25 février 2025, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande, devenue sans objet. En revanche, la demande d'injonction visant à l'enregistrement de la demande et à la délivrance d'un récépissé lors de ce rendez-vous a été rejetée comme non fondée. L'État a été condamné à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2412998(TA69-2412998)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et que la procédure était régulière. Il a également estimé que l'OFII avait procédé à un examen particulier de la situation de la requérante, notamment de sa vulnérabilité, et n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2412994(TA69-2412994)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé suspension, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, par M. A B, qui contestait la décision du 25 octobre 2024 par laquelle la section disciplinaire de l'université Jean Monnet de Saint-Etienne lui avait infligé une exclusion de cinq ans de tout établissement d'enseignement supérieur français. Le requérant invoquait l'urgence, notamment l'impossibilité de soutenir sa thèse et de passer le CAPES, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la sanction, contestant la qualification de plagiat et le caractère disproportionné de la mesure. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision ne faisant pas obstacle à la poursuite de ses projets professionnels, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction, appliquant les dispositions du code de l'éducation et du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2412953(TA69-2412953)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours prise par la préfète du Rhône le 18 décembre 2024. Le tribunal a jugé que la préfète était territorialement compétente, que le signataire de l'arrêté disposait d'une délégation valable, et que la décision était suffisamment motivée. Il a également écarté les moyens tirés d'un défaut d'information sur la demande d'asile et d'un défaut d'examen particulier, relevant que M. A faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA69-2412224(TA69-2412224)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon, rendue par le juge des référés le 13 janvier 2025, constate qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte de 50 euros par jour précédemment prononcée à l'encontre de la préfète du Rhône. La préfète a en effet accordé à Mme A C une carte de résident de dix ans, exécutant ainsi entièrement l'injonction de réexamen du 19 décembre 2024. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater le non-lieu à statuer.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2400309(TA69-2400309)

Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet du préfet du Rhône concernant la demande de certificat de résidence de M. A, ressortissant algérien. La solution retenue est fondée sur le défaut de communication des motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2400546(TA69-2400546)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A, ressortissante albanaise, contestant le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision implicite de rejet n'était pas illégale et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2400916(TA69-2400916)

Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de la préfète du Rhône refusant de délivrer un titre de séjour à Mme C, ressortissante arménienne. Le tribunal retient que l'administration n'a pas communiqué les motifs de ce refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette illégalité suffit à prononcer l'annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens tirés de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2307299(TA69-2307299)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, ressortissant angolais, qui contestait le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la décision ayant été signée par un agent bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que M. D ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, ce qui rendait facultative la saisine de la commission du titre de séjour. Enfin, le tribunal a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2400547(TA69-2400547)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant albanais, contestant le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a rappelé que le silence gardé pendant quatre mois sur une demande de titre de séjour fait naître une décision implicite de rejet, et que l'absence de communication des motifs de cette décision dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé la rend illégale. En l'espèce, M. B a déposé sa demande le 4 avril 2018, et le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de la décision implicite de rejet dans le délai légal, cette décision est entachée d'illégalité. Par conséquent, le tribunal annule la décision implicite de refus de titre de séjour et enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de M. B dans un délai d'un mois, tout en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2406864(TA69-2406864)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant angolais, qui contestait les décisions du 4 juin 2024 de la préfète de l'Ain lui imposant de quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour de six ans. Le tribunal a estimé que ces décisions n'avaient pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de ses nombreuses condamnations pénales constituant une menace pour l'ordre public. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2500186(TA69-2500186)

Le Tribunal administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 30 décembre 2024 par lequel la préfète de l'Allier refusait un titre de séjour à M. E, ressortissant algérien, et lui faisait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que M. E, père de trois enfants français mineurs, remplissait les conditions de l'article 6 de l'accord franco-algérien pour obtenir un certificat de résidence, malgré une condamnation pénale ayant entraîné le retrait de l'autorité parentale pour un seul enfant. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, fondée sur la méconnaissance des stipulations de l'accord franco-algérien.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2400912(TA69-2400912)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A, ressortissante congolaise, contestant le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le refus implicite n'était pas illégal, faute pour Mme A d'avoir démontré que sa vie privée et familiale ou l'intérêt supérieur de ses enfants étaient gravement compromis. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales invoquées.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA69-2412952(TA69-2412952)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de délivrer à M. B une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour, l'autorisant à travailler. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant que l'administration n'avait pas statué sur la demande déposée le 22 octobre 2024 et n'avait pas délivré l'attestation prévue à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, exposant le requérant à une perte d'emploi.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA69-2411302(TA69-2411302)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance en référé, a été saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation (droit au logement opposable). Le requérant, reconnu prioritaire par la commission de médiation du Rhône le 16 avril 2024, n'avait reçu aucune offre de logement dans le délai de six mois. La préfète a reconnu le défaut d'exécution. Le tribunal a enjoint à la préfète d'assurer le relogement de M. B au plus tard le 1er mars 2025, sous astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de cette date, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2311048(TA69-2311048)

Le Tribunal Administratif de Lyon (2ème chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant guinéen, contre les décisions implicites de refus de titre de séjour du préfet puis de la préfète du Rhône. Le tribunal a annulé ces décisions, considérant que l'administration n'avait pas communiqué les motifs de ses refus implicites dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, ce qui les entachait d'illégalité. En application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, le défaut de motivation a été retenu comme vice propre. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travailler dans l'attente.

Résumé IA