Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
37 028 décisions disponibles — page 818/1852
N° TA69-2413001(TA69-2413001)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. La préfète du Rhône ayant fixé un rendez-vous au requérant le 25 février 2025, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande, devenue sans objet. En revanche, la demande d'injonction visant à l'enregistrement de la demande et à la délivrance d'un récépissé lors de ce rendez-vous a été rejetée comme non fondée. L'État a été condamné à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA69-2412742(TA69-2412742)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé suspension par la SCI L'Olivette contre un arrêté du maire de Vallon-Pont-d'Arc accordant un permis d'aménager pour le transfert de onze emplacements de camping. La requérante invoquait notamment l'urgence et des doutes sérieux sur la légalité de l'arrêté, tenant à l'insuffisance du dossier de demande et à la méconnaissance des articles R. 441-1 et R. 423-1 du code de l'urbanisme. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la SCI ne justifiait pas de son intérêt à agir, rendant la demande irrecevable. Aucune suspension de l'exécution du permis d'aménager ni des travaux n'a donc été ordonnée.
N° TA69-2409041(TA69-2409041)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de la caisse d'allocations familiales du Rhône de lui ouvrir des droits au revenu de solidarité active. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation du tribunal, elle n'a pas produit la décision sur ce recours ni les pièces attestant de son dépôt. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette la requête sans préjudice d'une nouvelle saisine après épuisement du recours administratif.
N° TA69-2413219(TA69-2413219)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. C, ressortissant congolais, contestant l'arrêté préfectoral du 20 décembre 2024 ordonnant sa remise aux autorités belges, responsables de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n°604/2013. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le moyen tiré de la violation de l'article 4 du règlement, soulevé tardivement à l'audience, était irrecevable, et que l'intéressé n'apportait pas d'élément suffisant pour justifier l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. En conséquence, la décision de transfert vers la Belgique a été validée, et les conclusions aux fins d'injonction et d'application des frais irrépétibles ont été rejetées.
N° TA69-2409099(TA69-2409099)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales du Rhône de lui ouvrir des droits au revenu de solidarité active. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car M. B n'avait pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation du greffe, le requérant n'a pas fourni les pièces requises. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2400547(TA69-2400547)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant albanais, contestant le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a rappelé que le silence gardé pendant quatre mois sur une demande de titre de séjour fait naître une décision implicite de rejet, et que l'absence de communication des motifs de cette décision dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé la rend illégale. En l'espèce, M. B a déposé sa demande le 4 avril 2018, et le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de la décision implicite de rejet dans le délai légal, cette décision est entachée d'illégalité. Par conséquent, le tribunal annule la décision implicite de refus de titre de séjour et enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de M. B dans un délai d'un mois, tout en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
N° TA69-2406864(TA69-2406864)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant angolais, qui contestait les décisions du 4 juin 2024 de la préfète de l'Ain lui imposant de quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour de six ans. Le tribunal a estimé que ces décisions n'avaient pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de ses nombreuses condamnations pénales constituant une menace pour l'ordre public. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2500186(TA69-2500186)
Le Tribunal administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 30 décembre 2024 par lequel la préfète de l'Allier refusait un titre de séjour à M. E, ressortissant algérien, et lui faisait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que M. E, père de trois enfants français mineurs, remplissait les conditions de l'article 6 de l'accord franco-algérien pour obtenir un certificat de résidence, malgré une condamnation pénale ayant entraîné le retrait de l'autorité parentale pour un seul enfant. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, fondée sur la méconnaissance des stipulations de l'accord franco-algérien.
N° TA69-2400912(TA69-2400912)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A, ressortissante congolaise, contestant le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le refus implicite n'était pas illégal, faute pour Mme A d'avoir démontré que sa vie privée et familiale ou l'intérêt supérieur de ses enfants étaient gravement compromis. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales invoquées.
N° TA69-2412952(TA69-2412952)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de délivrer à M. B une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour, l'autorisant à travailler. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant que l'administration n'avait pas statué sur la demande déposée le 22 octobre 2024 et n'avait pas délivré l'attestation prévue à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, exposant le requérant à une perte d'emploi.
N° TA69-2411302(TA69-2411302)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance en référé, a été saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation (droit au logement opposable). Le requérant, reconnu prioritaire par la commission de médiation du Rhône le 16 avril 2024, n'avait reçu aucune offre de logement dans le délai de six mois. La préfète a reconnu le défaut d'exécution. Le tribunal a enjoint à la préfète d'assurer le relogement de M. B au plus tard le 1er mars 2025, sous astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de cette date, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2311048(TA69-2311048)
Le Tribunal Administratif de Lyon (2ème chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant guinéen, contre les décisions implicites de refus de titre de séjour du préfet puis de la préfète du Rhône. Le tribunal a annulé ces décisions, considérant que l'administration n'avait pas communiqué les motifs de ses refus implicites dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, ce qui les entachait d'illégalité. En application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, le défaut de motivation a été retenu comme vice propre. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travailler dans l'attente.
N° TA69-2413027(TA69-2413027)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à Mme B, ressortissante tunisienne, pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, dont le visa valant titre de séjour a expiré le 5 janvier 2025, justifiait d'une situation d'urgence présumée en raison du risque de perte de son emploi et de son maintien en situation irrégulière. Le tribunal a considéré que l'administration était tenue de recevoir l'étranger dans un délai raisonnable pour enregistrer sa demande, et a accordé un délai de quinze jours pour la fixation du rendez-vous, sans astreinte. L'État a été condamné à verser 500 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA69-2311050(TA69-2311050)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet du préfet du Rhône concernant la demande de certificat de résidence "salarié" de Mme C, ressortissante algérienne. Le tribunal juge que le préfet a méconnu les stipulations de l'article 7 b) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, car Mme C remplissait les conditions requises, notamment en étant titulaire d'une autorisation de travail et en ayant déjà un titre de séjour, ce qui rendait inopposable l'exigence d'un visa de long séjour. Il enjoint à la préfète de lui délivrer le certificat de résidence dans un délai de deux mois.
N° TA69-2408796(TA69-2408796)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé-exécution sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, constate que la préfète du Rhône n'a pas exécuté le jugement du 28 juin 2024 qui lui enjoignait de délivrer une autorisation provisoire de séjour à Mme B et de réexaminer sa demande de titre de séjour. Pour assurer l'exécution de cette décision, le tribunal prononce une astreinte de 100 euros par jour à l'encontre de la préfète, à défaut d'exécution complète dans un délai d'un mois. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative.
N° TA69-2400478(TA69-2400478)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon (2ème chambre) annule le refus implicite de titre de séjour opposé à M. A, ressortissant angolais, par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé que la décision était illégale car l'administration n'a pas communiqué les motifs de ce refus implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et met à la charge de l'État la somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA69-2500181(TA69-2500181)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait les décisions du préfet de la Haute-Savoie du 3 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement n'était pas entachée d'un défaut d'examen sérieux et ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée récente en France, de l'absence d'intégration et de ses condamnations pénales. En conséquence, les décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour, fondées sur la légalité de l'obligation de quitter le territoire, ont également été jugées légales.
N° TA69-2413118(TA69-2413118)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté préfectoral du 26 décembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le requérant invoquait notamment la clause discrétionnaire de l'article 17 de ce règlement, l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de la présence de sa fille mineure en France. Le tribunal a estimé que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de cette clause, et que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA69-2413120(TA69-2413120)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, de nationalité tunisienne, contestant l'arrêté du 5 décembre 2024 par lequel la préfète de l'Isère l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut d'examen de la situation personnelle, de l'erreur de fait concernant le renouvellement de la carte de résident, et de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions contestées sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2400546(TA69-2400546)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A, ressortissante albanaise, contestant le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision implicite de rejet n'était pas illégale et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.