Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2308625(TA69-2308625)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de l'association Observatoire des libertés. Celle-ci demandait l'annulation du refus du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes d'engager une procédure de restitution d'une subvention accordée à l'association "Cheese festival". Le tribunal a constaté que le recours gracieux formé par l'association contre la délibération accordant la subvention était tardif, et n'avait donc pu proroger le délai de recours contentieux de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La requête, enregistrée après l'expiration de ce délai, a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA69-2300718(TA69-2300718)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus du ministère de l’Intérieur d’effacer ses données du fichier des personnes recherchées (FPR). Le tribunal a d’abord écarté l’exception d’incompétence territoriale soulevée par le ministre, la transmission du dossier par le tribunal de Paris étant définitive. Sur le fond, il a jugé que le moyen tiré de l’inconventionnalité du décret du 28 mai 2010 au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme était infondé, et que la décision n’était entachée d’aucune erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes de M. A.
N° TA69-2412635(TA69-2412635)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions à fin d'injonction, après que la préfète du Rhône lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction et un titre de séjour. La requérante demandait initialement la délivrance sous astreinte de cette attestation, mais l'administration a fait droit à sa demande en cours d'instance. Le tribunal a rejeté les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu de mettre à la charge de l'État les frais exposés.
N° TA69-2412715(TA69-2412715)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon concerne une demande d’expulsion d’occupants sans titre d’une aire de grand passage située à Prévessin-Moëns, formulée par la communauté d’agglomération du pays de Gex sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge des référés rejette l’exception de non-lieu soulevée par certains défendeurs, constatant que si un groupe a quitté les lieux, d’autres véhicules, appartenant à un groupe distinct, y stationnent toujours. Il fait droit à la demande d’expulsion, estimant que l’occupation irrégulière compromet le fonctionnement normal du service public de l’aire, destinée à un accueil provisoire, et que la mesure est utile et urgente. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA69-2412544(TA69-2412544)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes portant retrait d’agrément pour un mois. La société Ambulance ASR n’a pas démontré l’urgence, faute de prouver que la privation de chiffre d’affaires menaçait à court terme sa pérennité. Aucun des moyens soulevés (incompétence, irrégularité de l’avis du SCOTS, disproportion de la sanction, inégalité de traitement) n’a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA69-2412535(TA69-2412535)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par la société Ambulances Charle'magne. Celle-ci contestait le retrait d'agrément pour un mois prononcé par l'Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la société n'apportant pas la preuve que cette mesure menaçait sa pérennité à court terme. Il a également jugé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA69-2306018(TA69-2306018)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. C, sous tutelle, d’une requête en plein contentieux visant à obtenir, sous astreinte, son hébergement d’urgence, après avoir été reconnu prioritaire par la commission de médiation. Le requérant a finalement demandé l’annulation de sa requête par un mémoire du 10 décembre 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement, le jugeant pur et simple, et a prononcé la clôture de l’instance. La décision se fonde sur les dispositions du code de justice administrative.
N° TA69-2412727(TA69-2412727)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui sollicitait une intervention urgente pour débloquer sa situation administrative liée au renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas précisé le fondement juridique de sa demande (L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative), rendant celle-ci manifestement irrecevable. En application de l’article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée sans instruction ni audience.
N° TA69-2306354(TA69-2306354)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par la préfète du Rhône. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral.
N° TA69-2412974(TA69-2412974)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B visant à obtenir la régularisation de son titre de séjour. La requérante n’a pas précisé la procédure de référé (L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative) sur laquelle elle fondait sa demande, et sa requête ne portait pas la mention « référé ». Cette irrecevabilité manifeste a conduit le juge des référés à rejeter la requête sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA69-2305169(TA69-2305169)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète du Rhône a délivré à l’intéressée une carte de séjour pluriannuelle « vie privée et familiale », rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal constate ce non-lieu à statuer et rejette la demande de frais d’instance. La décision se fonde sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA69-2411047(TA69-2411047)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme irrecevable la requête de M. A, qui contestait l'invalidation de son permis de conduire par la préfète du Rhône. Le requérant s'est borné à demander l'ouverture d'une enquête sans exposer de moyens ou de conclusions à fin d'annulation, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code, a été rendue le 7 janvier 2025.
N° TA69-2309533(TA69-2309533)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Rhône sur la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que cette décision était illégale en raison d'un défaut de motivation, la préfète n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est fondée sur les règles de procédure applicables à tous les étrangers, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 n'écartant pas ces dispositions.
N° TA69-2302379(TA69-2302379)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société T. ASIANA SAS, qui demandait la décharge de rappels de TVA pour 2019-2021. La société n'avait pas produit la réclamation préalable obligatoire auprès de l'administration fiscale (article R. 190-1 du livre des procédures fiscales), ni la décision de rejet, malgré une demande de régularisation du tribunal. En application des articles R. 222-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, la requête non régularisée a été rejetée par ordonnance.
N° TA69-2411428(TA69-2411428)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par une fédération de pêche pour contester un refus partiel de remboursement de crédit de TVA. La requérante a ensuite déposé un désistement pur et simple de son recours. Par une ordonnance du 7 janvier 2025, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n'a été mise à la charge de l'État.
N° TA69-2309584(TA69-2309584)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 5 septembre 2023 de la préfète du Rhône refusant son titre de séjour et l'invitant à quitter le territoire. La juridiction a opposé l'autorité de la chose jugée, un précédent jugement du 26 septembre 2023 ayant déjà statué sur le même arrêté entre les mêmes parties. Les conclusions contre l'invitation à quitter le territoire ont été jugées irrecevables car cette mesure, conséquence nécessaire du refus de titre, ne constitue pas une décision faisant grief. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA69-2411987(TA69-2411987)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement d’un titre de séjour. La requérante s’est désistée de sa requête après s’être vu délivrer un titre de séjour. Par ordonnance, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2308007(TA69-2308007)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme C pour contester le retrait partiel de la prime "MaPrimeRénov'" et demander le versement intégral de celle-ci. Postérieurement aux requêtes, l'Agence nationale de l'habitat a annulé le retrait partiel et accordé le versement total de 2 540 euros. Le tribunal a constaté que les conclusions étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2309781(TA69-2309781)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme C, ressortissante arménienne, contestant le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'intérêt supérieur de ses enfants. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet pour défaut de motivation, constatant que la préfète n'avait pas communiqué les motifs de sa décision dans le délai d'un mois suivant la demande de Mme C, en violation des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de Mme C dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.
N° TA69-2304980(TA69-2304980)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A, qui a chuté sur la voie publique à Villeurbanne le 27 juin 2021 et impute sa fracture du poignet à un défaut d'entretien normal de la voirie (dénivellement d'un trottoir). La métropole de Lyon, en charge de la voirie, conteste la réalité des circonstances de l'accident et invoque un entretien normal ainsi qu'une faute de la victime. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires de Mme A et de la CPAM du Rhône, estimant que la requérante n'apportait pas la preuve suffisante du lien de causalité entre le préjudice et l'état de l'ouvrage public, conformément aux principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal. Les textes appliqués incluent le code civil, le code de la route et le code de justice administrative.