Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2412486(TA69-2412486)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon concerne une demande de référé (article L. 521-3 du code de justice administrative) présentée par une artiste étrangère, Mme C A, qui sollicitait la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour. Le juge des référés rejette la requête au motif que, le silence gardé par la préfète du Rhône pendant quatre mois sur la demande de renouvellement de titre de séjour ayant fait naître une décision implicite de rejet, la mesure sollicitée se heurte à l’existence de cette décision administrative préalable. En l’absence de péril grave avéré, le juge ne peut ordonner une mesure qui ferait obstacle à l’exécution de cette décision implicite. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA69-2413201(TA69-2413201)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant une obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour de quatre ans. Le requérant soutenait notamment être de nationalité française et demandait un sursis à statuer dans l'attente d'une décision du tribunal judiciaire sur cette question. Le tribunal a rejeté la demande de sursis à statuer, estimant que la contestation de la nationalité française ne relevait pas d'une question préjudicielle nécessitant un renvoi devant le juge judiciaire en l'état du dossier. Il a ensuite annulé les décisions attaquées au motif que la préfète de l'Ain n'avait pas justifié de sa compétence pour les signer, en méconnaissance des dispositions du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA69-2403458(TA69-2403458)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les Harkis, qui ne lui accordait une indemnité que pour 1 540 jours au titre de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022. Par un mémoire, Mme B a déclaré se désister de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2403553(TA69-2403553)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l’Office national des combattants et des victimes de guerre limitant la reconnaissance de sa présence dans un hameau forestier au 12 juin 1968, pour l’application de l’article 3 de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022. La requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 10 juillet 2024. Par ordonnance du 6 janvier 2025, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué au-delà de la constatation procédurale du désistement.
N° TA69-2413221(TA69-2413221)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que la demande se heurtait à l'existence d'une décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de péril grave, la requérante était invitée à contester cette décision par la voie du référé suspension prévu à l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles présentées au titre des frais de justice.
N° TA69-2500033(TA69-2500033)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait une injonction pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction ou la régularisation de sa situation, après le silence gardé par la préfète du Rhône sur sa demande de renouvellement de titre de séjour déposée le 15 février 2024. Le juge a estimé que le silence de l'administration avait fait naître une décision implicite de rejet, rendant la demande d'injonction irrecevable sans sursis à exécution de ce refus. Il a également considéré que l'absence de délivrance d'une attestation ne constituait pas, en l'espèce, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, et que la condition d'urgence n'était pas remplie. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2209223(TA69-2209223)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B Baron, étudiante en master 2 Droit immobilier, qui contestait son ajournement par le jury d'examen de l'université Jean Moulin - Lyon III pour l'année 2021-2022. La requérante invoquait notamment le non-respect de l'article 4 de la charte des examens et l'absence de notes éliminatoires. Le tribunal a jugé que l'ajournement était fondé sur l'absence de notes dans deux matières obligatoires, due à la non-présentation de Mme Baron aux épreuves orales de contrôle continu, malgré des propositions de rattrapage. Il a considéré que l'université n'avait pas méconnu les dispositions du code de l'éducation ni son règlement intérieur, et a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA69-2307071(TA69-2307071)
Requête de Mme B contre la délibération du jury de l'École nationale d'ingénieurs de Saint-Étienne du 7 juillet 2023, qui reportait la délivrance de son diplôme d'ingénieur à la validation d'un niveau B2 en anglais. Le Tribunal administratif de Lyon, par une ordonnance du 6 janvier 2025, a constaté le désistement d'office de la requérante, faute pour elle d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions après une demande en ce sens. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2209019(TA69-2209019)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de la Communauté de communes du pays de l'Arbresle (CCPA) visant à obtenir réparation des désordres affectant des conteneurs enterrés fournis par la société Komuce. La juridiction a d'abord écarté le fondement de la garantie décennale, estimant que la société n'avait pas la qualité de constructeur. Ensuite, sur le terrain contractuel, le tribunal a considéré que les désordres, bien que couverts par une garantie contractuelle de dix ans pour les cuves béton, n'étaient pas établis par l'instruction comme relevant d'un défaut de conception ou de fabrication imputable à la société. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2412430(TA69-2412430)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par M. C, qui demandait d'enjoindre à la préfète du Rhône d'enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction avec droit au travail. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de péril grave avéré, la mesure sollicitée se heurtait à l'existence de cette décision implicite, empêchant ainsi le juge d'y faire droit. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
N° TA69-2308953(TA69-2308953)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme irrecevable la requête de Mme B, qui contestait le refus du recteur de l’académie de Lyon de réexaminer la situation de son fils pour l’obtention du baccalauréat 2023. Le juge a estimé que la demande ne constituait pas un recours contentieux contre la délibération du jury, mais un simple recours gracieux, relevant de l’appréciation de l’administration et non du juge administratif. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2307672(TA69-2307672)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A et Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de leur demande d’autorisation d’instruction en famille pour leur fille. Les requérants ont ensuite déclaré se désister de leur requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Aucune solution au fond n’a donc été retenue, la procédure s’étant éteinte par le désistement des parties.
N° TA69-2307513(TA69-2307513)
Le Tribunal Administratif de Lyon a pris acte du désistement pur et simple de la requête en plein contentieux introduite par les sociétés Keolis Lyon et Keolis, qui demandaient la condamnation de SYTRAL Mobilités à leur verser plus de 6 millions d'euros pour des préjudices d'exploitation. La société IVECO France, initialement mise en cause, s'est également désistée de ses conclusions. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ces désistements sans qu'aucune condamnation aux dépens ou frais d'instance ne soit prononcée.
N° TA69-2308666(TA69-2308666)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B C, qui demandait la révision de la note de 11/20 attribuée à son fils à l'épreuve du grand oral du baccalauréat 2023. Le juge a considéré que cette note n'était pas détachable de la délibération du jury relative à la délivrance du diplôme. Il a rappelé que l'appréciation portée par un jury d'examen sur les mérites d'un candidat n'est pas susceptible d'être contestée devant le juge administratif. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA69-2412477(TA69-2412477)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion du 23 octobre 2024 pris par le préfet de la Loire à l'encontre de M. C, ressortissant algérien. Le juge a estimé que le moyen unique invoqué, tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était pas propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu de la gravité de la menace pour l'ordre public que représente l'intéressé, condamné à vingt reprises. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le doute sérieux faisant défaut. La requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA69-2412681(TA69-2412681)
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait son transfert aux autorités suisses et son assignation à résidence. Le juge estime que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'est pas fondé, en l'absence de preuve de défaillances systémiques en Suisse au sens du règlement (UE) n° 604/2013. La décision de transfert est donc validée, et l'assignation à résidence, jugée proportionnée et nécessaire, est maintenue.
N° TA69-2412866(TA69-2412866)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante serbe, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était justifiée car Mme B avait présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur d'appréciation de la vulnérabilité de la requérante, mère isolée, faute de précisions suffisantes sur sa situation d'hébergement et de ressources. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA69-2412790(TA69-2412790)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de M. et Mme E, ressortissants russes, qui contestaient les arrêtés du 18 décembre 2024 ordonnant leur remise aux autorités croates pour l'examen de leurs demandes d'asile. Les requérants n'avaient soulevé aucun moyen dans leurs requêtes initiales, mais ont invoqué à l'audience une méconnaissance des articles 3 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, en raison de défaillances systémiques en Croatie et de leur situation personnelle. Le tribunal a jugé que les éléments présentés, notamment les craintes liées à la désertion de M. E et les conditions d'accueil en Croatie, ne constituaient pas des motifs suffisants pour écarter la responsabilité de cet État membre ou pour faire application de la clause discrétionnaire. En conséquence, les décisions de transfert ont été validées sur le fondement du règlement Dublin III.
N° TA69-2412678(TA69-2412678)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, ressortissant guinéen, qui contestait son transfert aux autorités suisses et son assignation à résidence. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de défaillances systémiques en Suisse, ni d'un risque de violation du principe de non-refoulement, et que la mesure d'assignation à résidence n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2412737(TA69-2412737)
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B, un ressortissant marocain, qui contestait la décision de la préfète du Rhône du 13 décembre 2024 l’assignant à résidence pour 45 jours. Le requérant invoquait une erreur manifeste d’appréciation, arguant des conséquences de la mesure sur sa vie personnelle, notamment son suivi médical et sa vie de couple. Le tribunal, statuant sur le fondement des articles L. 731-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, estime que ces circonstances ne démontrent pas de conséquences excessives. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.