Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2410685(TA69-2410685)

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de refus de séjour et d’obligation de quitter le territoire français prise à l’encontre d’un ressortissant tunisien. La juridiction a estimé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au regard de l’ancienneté et de la stabilité de ses liens familiaux en France (mariage et deux enfants). La décision est fondée sur une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2411385(TA69-2411385)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la Société foncière du Torey visant à annuler une délibération de préemption urbaine. La juridiction a jugé que la communauté d'agglomération avait suffisamment justifié de l'existence d'un projet d'intérêt général, en l'occurrence le développement économique et la régénération foncière, conformément aux articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme. Elle a également estimé que les autres moyens, notamment ceux relatifs au délai de préemption et à la régularité de la procédure, n'étaient pas fondés.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2411639(TA69-2411639)

**Sujet principal** : La requérante, ancienne juriste contractuelle auprès du consulat général d'Algérie à Lyon, conteste l'imposition en France de ses salaires perçus de source algérienne pour les années 2020 à 2022 et demande la décharge des droits et pénalités. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Lyon (4ème chambre), statuant en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande. Il juge que les salaires de la requérante, perçus en France où elle avait son domicile fiscal, sont imposables en droit interne français. Il estime également que la Convention fiscale franco-algérienne du 17 octobre 1999 ne fait pas obstacle à cette imposition, car la requérante n'était pas un agent diplomatique ou consulaire au sens de l'article 19, et que l'article 24 (méthode de l'imputation) s'applique pour éviter la double imposition. **Textes appliqués** : Articles 4 A, 4 B, 12 et 79 du Code général des impôts (droit interne) ; et les articles 4, 19 et 24 de la Convention fiscale franco-algérienne du 17 octobre 1999 (droit conventionnel).

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2411714(TA69-2411714)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SARL Boulangerie de Sainte-Foy-Lès-Lyon, qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés et des pénalités pour les exercices 2020 et 2021. La juridiction a jugé que l'entreprise, soumise à une obligation déclarative, ne pouvait se prévaloir d'une erreur de bonne foi ni d'un manque d'information de l'administration pour justifier son omission de demander la restitution de crédits d'impôt (crédit d'impôt apprentissage et CICE). Les textes appliqués sont principalement le code général des impôts et le livre des procédures fiscales. La demande de dommages-intérêts a également été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2411878(TA69-2411878)

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B... qui contestait un redressement fiscal et demandait une indemnité. La juridiction estime que la procédure de contrôle fiscal engagée contre la société LGBT H20, bien que dissoute, était régulière car la personnalité morale de la société subsiste durant la liquidation jusqu'à sa clôture légale. Elle applique les articles 1844-7 et 1844-8 du code civil ainsi que les dispositions du décret du 3 juillet 1978, et rejette également la demande indemnitaire.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2412052(TA69-2412052)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le rejet implicite de son recours contre le retrait de sa prime MaPrimeRénov'. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance du délai de traitement prévu à l'article L. 231-2 du code de l'énergie, estimant que ce texte ne s'appliquait pas au dispositif de la prime. La décision s'appuie sur le code de la construction et de l'habitation ainsi que sur la réglementation spécifique à MaPrimeRénov'.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2412175(TA69-2412175)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2024 formulée par une vendeuse à domicile indépendante. La juridiction a jugé que l'administration fiscale avait correctement refusé l'exonération, car les revenus bruts de la requérante en 2022 dépassaient le plafond légal. Cette décision s'appuie sur les articles L. 135-1 du code de commerce et 1457 du code général des impôts, qui conditionnent l'exonération de la CFE à un seuil de rémunération.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2501489(TA69-2501489)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante algérienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la préfète n'était pas tenue d'examiner d'office un éventuel droit au séjour sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, dès lors que la requérante n'avait pas formulé de demande sur cette base. Le tribunal a également jugé que le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement connexes ne méconnaissaient pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2501573(TA69-2501573)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir formé contre un arrêté préfectoral ordonnant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour de six mois à l'encontre d'un ressortissant afghan. La juridiction a estimé que la décision, fondée sur le rejet définitif de sa demande d'asile (article L. 611-1 4° du CESEDA), était régulière en droit, suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la CEDH. Elle a également jugé que les conditions légales pour prononcer l'interdiction de retour (article L. 612-8 du CESEDA) étaient remplies.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2502201(TA69-2502201)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir d'un ressortissant colombien demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "vie privée et familiale" et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le refus était légal, car le requérant ne démontrait pas être entré régulièrement en France, condition exigée par l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également jugé que la décision était suffisamment motivée et que le respect de la vie familiale au sens de l'article 8 de la CEDH n'était pas méconnu en l'espèce.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2503332(TA69-2503332)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête en annulation de l'arrêté municipal refusant un permis de construire pour dix logements. Le juge a estimé que le projet ne respectait pas les règles d'urbanisme, notamment les dispositions relatives à la défense extérieure contre l'incendie et la protection des haies et boisements. La décision s'appuie sur les articles R. 111-2 et L. 151-23 du code de l'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2504016(TA69-2504016)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement et d'interdiction de retour. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'arrêté était légal, notamment car la signataire agissait dans le cadre d'une délégation régulière et que la situation personnelle du requérant (célibataire, sans charge de famille, entrée irrégulière) ne justifiait pas la protection de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2507068(TA69-2507068)

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté préfectoral du 14 mai 2025 refusant un titre de séjour à la requérante et lui imposant une obligation de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur matérielle en méconnaissant l'existence d'une ordonnance de protection délivrée à la requérante pour violences conjugales, ce qui l'obligeait à lui délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" en application de l'article L. 425-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres conclusions de la requête, notamment l'injonction de délivrer un titre et la demande d'indemnité, ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2507118(TA69-2507118)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C..., une ressortissante algérienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet, agissant dans le cadre de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation, considérant que les éléments d'intégration personnelle invoqués ne suffisaient pas à justifier l'exercice de son pouvoir discrétionnaire. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien ont également été écartés.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2510406(TA69-2510406)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Le requérant, un ressortissant tunisien, contestait notamment l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), le refus de délai de départ volontaire, l'interdiction de retour et le signalement Schengen. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que le préfet des Bouches-du-Rhône était compétent pour prendre cette mesure et que les griefs soulevés (défaut de motivation, méconnaissance du droit à être entendu, erreur d'appréciation) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2511154(TA69-2511154)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté municipal refusant un permis de construire pour un immeuble de logements. La juridiction a jugé que le projet n'était pas conforme aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) concernant l'implantation des constructions et la protection des éléments paysagers. Le refus est ainsi légalement fondé sur le code de l'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2513144(TA69-2513144)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... F... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la préfète de la Loire n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'état de santé de l'enfant de l'intéressé ne présentait pas un caractère exceptionnel justifiant une régularisation au titre de la vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExécution d'un jugementAUTRE

TA69-2515170(TA69-2515170)

Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d'une demande d'exécution forcée d'un jugement antérieur, enjoint à la préfète du Rhône de procéder à l'exécution dudit jugement sous astreinte. Le tribunal constate l'inexécution par l'administration du jugement du 24 juin 2025, qui annulait un refus de rendez-vous pour une demande de titre de séjour et enjoignait d'en fixer un. Il prononce donc, en application des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, une astreinte de 50 euros par jour si la préfète ne justifie pas de l'exécution dans un nouveau délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2515472(TA69-2515472)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir de Mme B... A... contre l'arrêté préfectoral lui retirant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que les moyens invoqués (situation régulière antérieure, allégations de violences conjugales, intégration professionnelle et risques médicaux) n'étaient pas fondés en l'espèce. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExécution d'un jugementAUTRE

TA69-2515871(TA69-2515871)

Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d'une demande d'exécution forcée d'un jugement antérieur, a prononcé une astreinte contre la préfète du Rhône pour son inaction. Le tribunal a ordonné à l'autorité de justifier de l'exécution du jugement du 24 juin 2025, qui lui enjoignait de fixer un rendez-vous à un demandeur de titre de séjour, sous peine d'une astreinte de 50 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur les articles L. 911-4 et L. 761-1 du code de justice administrative et condamne également l'État à verser 420 euros au requérant au titre des frais exposés.

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