Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA69-2306883(TA69-2306883)

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation par une enseignante pour manque de diligence de l'État dans la gestion de son congé de maladie et de sa situation administrative. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête, considérant que l'État n'a pas commis de faute dans la gestion de la situation de la requérante et que les préjudices allégués ne sont pas établis. **Textes appliqués** : L'article 34 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 (repris aux articles L. 822-1 et suivants du code général de la fonction publique) et l'article 34 du décret n°86-442 du 14 mars 1986, relatifs aux conditions et procédures d'octroi des congés de longue maladie et de longue durée dans la fonction publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA69-2307749(TA69-2307749)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête d'un directeur d'école contestant son affectation et demandant réparation. Le juge a jugé irrecevables plusieurs conclusions, notamment celles dirigées contre le rejet de son recours gracieux pour tardiveté, et celles indemnitaires pour défaut de demande préalable. Sur le fond, il a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en l'affectant à un poste conforme aux préconisations médicales, et n'avait pas méconnu une précédente décision de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA69-2402679(TA69-2402679)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête du FIPHFP visant à annuler l'avis de la Chambre Régionale des Comptes (CRC) d'Auvergne-Rhône-Alpes et à obtenir l'inscription d'office d'une créance de 16 768 euros au budget de la commune de Vic-le-Comte. Le tribunal a jugé que la CRC avait correctement qualifié cette dépense comme non obligatoire, car la commune contestait sérieusement son principe et son montant, en soutenant avoir effectué sa déclaration dans les délais. La décision s'appuie sur l'article L. 1612-15 du code général des collectivités territoriales, qui subordonne la qualification de dépense obligatoire à l'absence de contestation sérieuse.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA69-2404621(TA69-2404621)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) présentée par une professeure de yoga pour les années 2014 à 2023. La juridiction a jugé irrecevable la demande pour les années 2014 à 2022 en raison du délai de réclamation dépassé, conformément à l'article R. 196-2 du Livre des Procédures Fiscales. Pour l'année 2023, la requête a été rejetée au fond car l'enseignante ne remplissait pas les conditions de l'exonération prévue à l'article 1460 du Code Général des Impôts, disposant d'un local affecté à son activité et ne démontrant pas l'absence d'exclusivité de son usage.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA69-2406910(TA69-2406910)

**Sujet principal** : Recours en plein contentieux d'une société contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2017 et 2018, ainsi que la régularité de la procédure de vérification fiscale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure. Il estime que la société ne démontre pas en quoi l'absence de restitution de certains documents saisis dans le cadre d'une enquête pénale a concrètement porté atteinte à ses droits de la défense ou au caractère contradictoire de la procédure fiscale, d'autant que l'administration a communiqué des extraits puis l'intégralité des procès-verbaux. **Textes appliqués** : Les dispositions du Livre des Procédures Fiscales relatives aux droits de la défense et au débat contradictoire lors d'une vérification de comptabilité.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA69-2406962(TA69-2406962)

La commune de Brignais contestait devant le **Tribunal Administratif de Lyon** le montant de l'accompagnement financier versé par l'État au titre de l'abaissement à trois ans de l'instruction obligatoire (loi du 26 juillet 2019). Le tribunal a **rejeté sa requête**, considérant que la commune, qui avait déjà conclu un contrat d'association avec l'école privée concernée, ne pouvait prétendre à une compensation pour des dépenses qu'elle ne supportait pas directement. La décision s'appuie sur les **articles 11 et 17 de la loi du 26 juillet 2019** et les dispositions du **code de l'éducation** relatives au financement des classes sous contrat.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA69-2407858(TA69-2407858)

**Sujet principal** : Recours d'une société contre des rappels de TVA et d'impôt sur les sociétés, ainsi que contre des majorations pour manquement délibéré. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Red Transports. Il estime que la procédure de contrôle fiscal n'a pas excédé le délai légal de trois mois et que les majorations de 40% pour manquement délibéré sont justifiées. **Textes appliqués** : L'article L. 52 du Livre des Procédures Fiscales (durée du contrôle) et les dispositions du Code Général des Impôts relatives aux manquements délibérés et aux pénalités.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA69-2408048(TA69-2408048)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A..., maîtresse de conférences, qui demandait l'annulation du refus de l'Université Jean Monnet Saint-Étienne de lui accorder un congé pour recherches ou conversions thématiques. Le tribunal a jugé que le président de l'université, en se fondant sur l'avis défavorable du conseil académique, disposait d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier la valeur du projet présenté et que son refus n'était entaché ni d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article 19 du décret n°84-431 du 6 juin 1984 et de l'arrêté du 27 septembre 2019 relatifs à ce congé.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA69-2601991(TA69-2601991)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui sollicitait l'effacement anticipé d'une mention sur son bulletin n°2 de casier judiciaire. Le tribunal estime que cette demande, relevant de l'article 7775-1 du code de procédure pénale, ne concerne pas la juridiction administrative mais relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire ayant prononcé la condamnation. La requête est donc rejetée pour incompétence de l'ordre administratif, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA69-2600365(TA69-2600365)

Le Tribunal administratif de Lyon rejette par ordonnance la requête de M. et Mme C... visant à contester un avis de la commission de conciliation et d'indemnisation (CCI) et à obtenir réparation des Hospices civils de Lyon. La juridiction estime que la demande d'annulation de l'avis de la CCI est irrecevable, car celui-ci ne peut être contesté que dans le cadre de l'action en indemnisation principale, conformément à l'article L. 1142-8 du code de la santé publique. Par ailleurs, elle constate que les conclusions indemnitaires et la demande d'aide juridictionnelle constituent un doublon d'une autre requête déjà en cours d'instruction devant le tribunal.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA69-2600209(TA69-2600209)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est le rejet d'un recours contre une décision de classement sans suite d'une demande de naturalisation pour incomplétude. La juridiction estime que le courrier de la requérante constitue un simple recours gracieux, ne relevant pas du juge administratif, et ne formule aucun moyen juridique opérant contre la décision attaquée. La solution s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative concernant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA69-2602838(TA69-2602838)

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de l'OFII refusant l'accès aux conditions matérielles d'accueil (CMA) à un demandeur d'asile. La juridiction a jugé que l'article L. 551-15 du CESEDA, invoqué par l'OFII pour justifier le refus, n'était pas applicable à la situation du requérant, qui sollicitait un rétablissement des CMA après que la France soit devenue responsable de l'examen de sa demande. Le tribunal a également enjoint à l'OFII d'accorder ces conditions matérielles d'accueil au requérant.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

N° TA69-2601957(TA69-2601957)

Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d'une demande d'exécution d'un jugement, constate que la préfète du Rhône n'a pas entièrement exécuté un jugement antérieur qui lui enjoignait de réexaminer la situation d'une étrangère et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Sur le fondement des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal prononce une astreinte de 100 euros par jour à l'encontre de la préfète si elle ne justifie pas de l'exécution complète du jugement dans un délai de 15 jours.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA69-2515926(TA69-2515926)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... B..., un ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant, qui n'avait pas présenté de contrat de travail visé, ne pouvait bénéficier de plein droit d'un titre de séjour au titre de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Le tribunal a également considéré que son insertion en France n'était pas établie au point de constituer une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle par le préfet.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

N° TA69-2514282(TA69-2514282)

Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d'une demande d'exécution d'un jugement, constate l'inexécution par la préfète du Rhône d'une précédente décision lui enjoignant de réexaminer une demande de titre de séjour. Sur le fondement des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, la juridiction prononce une astreinte de 50 euros par jour à l'encontre de la préfète, lui donnant un mois pour justifier de l'exécution du jugement initial.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA69-2514114(TA69-2514114)

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A... F... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, estimant que l'arrêté a été régulièrement signé en vertu d'une délégation. Il rejette également le grief d'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale, au motif que le requérant n'apporte pas la preuve que sa famille ne pourrait se reconstituer dans son pays d'origine. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA69-2507117(TA69-2507117)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, qui contestait une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une décision fixant son pays de destination et une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment en écartant les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, et a considéré que les conditions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ne faisaient pas obstacle à la mesure au regard de la situation de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L.611-1) et de l'accord franco-algérien.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA69-2412432(TA69-2412432)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une amende de 150 euros infligée pour un dépôt irrégulier de déchets. Le tribunal a rejeté la requête de la plaignante, considérant que la procédure suivie par la commune d'Amplepuis était conforme aux exigences légales. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 541-3 du code de l'environnement, concernant la procédure de sanction, et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, relatif aux pouvoirs de police du maire.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA69-2406928(TA69-2406928)

**Sujet principal** : La société Les Trois Chênes conteste devant le Tribunal Administratif de Lyon la régularité de la procédure de contrôle fiscal et le bien-fondé des rectifications (impôt sur les sociétés, TVA, retenue à la source) dont elle a fait l'objet pour les années 2016 à 2018. **Juridiction et solution** : Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, rejette la requête de la société. Il estime que la procédure n'est pas entachée d'irrégularité et que les dépenses en cause (notamment des frais de carte bancaire, des dons et une facture de location) ne présentent pas le caractère de charges déductibles au sens du code général des impôts. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code général des impôts (notamment l'article 39) concernant la déductibilité des charges, ainsi que sur les règles de procédure fiscale.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA69-2400076(TA69-2400076)

Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur deux requêtes d'une enseignante contestant le refus de reconnaissance d'un accident de service et son placement en congé de longue durée non imputable au service. Le tribunal a rejeté ses demandes d'annulation, considérant notamment que le défaut de notification formelle de l'avis du conseil médical, bien que constituant un vice de procédure au regard de l'article 15 du décret n°86-442 du 14 mars 1986, n'avait pas été de nature à influencer le sens des décisions contestées ou à la priver d'une garantie. La juridiction a ainsi jugé ces vices sans effet sur la légalité des actes administratifs attaqués.

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