Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2403912(TA69-2403912)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 18 mars 2024 par lequel le préfet de la Loire obligeait Mme C, ressortissante albanaise, à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une erreur manifeste d'appréciation, en raison des violences conjugales subies et des besoins de protection et de suivi psychologique de sa fille mineure. Le tribunal a estimé que le préfet avait commis une telle erreur en ordonnant son éloignement vers l'Albanie, où réside encore son époux. La décision s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2406396(TA69-2406396)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, constate que l'injonction d'hébergement prononcée le 16 avril 2024 n'a pas été exécutée par la préfète du Rhône. Pour assurer l'exécution de cette décision, le tribunal assortit l'injonction d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 1er novembre 2024. Cette astreinte devra être versée spontanément au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement par périodes de six mois.
N° TA69-2403837(TA69-2403837)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. et Mme F d'une demande d'expertise judiciaire, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer les causes des désordres affectant leur cave et des murs en pierres sèches, qu'ils attribuent à des travaux d'enfouissement de réseaux électriques réalisés par le Syndicat départemental d'énergie (SDE) de l'Ardèche et la société Bouygues énergies et services. Le tribunal a fait droit à cette demande, considérant que la mesure d'expertise présentait un caractère utile pour éclairer un éventuel litige au fond, sans préjuger des responsabilités. Il a rejeté les conclusions du SDE 07 qui contestait le lien de causalité, estimant que l'expertise était précisément destinée à trancher ce point. Enfin, le tribunal a rejeté les demandes de "donner acte" de la société Bouygues et les conclusions relatives aux dépens, ces questions étant réservées à l'issue de l'expertise.
N° TA69-2409349(TA69-2409349)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise par la préfète du Rhône le 5 septembre 2024 à l'encontre de Mme B, ressortissante togolaise. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a estimé que les conclusions étaient irrecevables, car l'exécution de l'OQTF était déjà suspendue de plein droit par l'introduction d'un recours en annulation, conformément à l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2409152(TA69-2409152)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant ghanéen, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur le dépôt tardif de sa demande d'asile (au-delà du délai de 90 jours suivant son entrée en France), était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une vulnérabilité particulière justifiant une dérogation, et que la décision ne violait ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 20 de la directive 2013/33/UE.
N° TA69-2408123(TA69-2408123)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer l'accueil de M. B dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 1er novembre 2024. Cette décision fait suite à la reconnaissance de M. B comme prioritaire par la commission de médiation du Rhône le 7 mai 2024, sans qu'aucune offre d'hébergement ne lui ait été proposée dans le délai légal de six semaines prévu à l'article R. 441-18 du même code. L'injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 1er novembre 2024, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2409171(TA69-2409171)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII, fondée sur le dépôt tardif de sa demande d'asile sans motif légitime, a été jugée suffisamment motivée et conforme aux articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation de sa vulnérabilité en tant que mère isolée d'un nourrisson.
N° TA69-2408921(TA69-2408921)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par l'association Lieu de vie et d'accueil The Happyness, contestant deux arrêtés du président du conseil départemental de l'Ardèche suspendant provisoirement son activité. La requérante invoquait l'urgence économique et sociale pour elle et ses salariés, ainsi que plusieurs moyens de légalité externe (défaut de motivation préalable, absence de durée de suspension, entrée en vigueur anticipée) et interne (erreur d'appréciation sur la gravité des faits). Le département s'opposait à la suspension, faisant valoir un intérêt public prépondérant lié à la protection des mineurs accueillis face à des dysfonctionnements graves. Le juge des référés a rejeté les requêtes, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intérêt public tenant à la sécurité des mineurs primant sur les intérêts financiers et sociaux de l'association.
N° TA69-2302567(TA69-2302567)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de la préfète du Rhône refusant de renouveler le titre de séjour "étudiant" de Mme A, ressortissante béninoise. Le tribunal retient que cette décision est illégale en raison du défaut de communication de ses motifs à la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint à la préfète de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA69-2405110(TA69-2405110)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi par M. A sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, constate que l'injonction de relogement prononcée le 11 mars 2024 n'a pas été exécutée par la préfète du Rhône. Pour assurer l'exécution de cette décision, le tribunal assortit l'injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er novembre 2024. Cette astreinte sera versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement jusqu'à sa liquidation définitive, conformément aux dispositions du même code.
N° TA69-2404072(TA69-2404072)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. B C d’une demande d’injonction sous astreinte visant à obtenir son relogement, sur le fondement du droit au logement opposable (loi DALO). La préfète du Rhône ayant informé le tribunal de l’attribution effective d’un logement adapté à ses besoins, le juge a constaté, par une ordonnance du 23 septembre 2024, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Les conclusions accessoires présentées au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative et article 37 de la loi du 10 juillet 1991) ont été rejetées.
N° TA69-2407804(TA69-2407804)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer le relogement de Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 31 janvier 2024, au plus tard le 1er novembre 2024. Cette injonction est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de logement dans le délai de six mois prévu à l'article R. 441-16-1 du même code. L'ordonnance assortit cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er novembre 2024, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2408125(TA69-2408125)
Le Tribunal administratif de Lyon, par une ordonnance du 23 septembre 2024, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer le relogement de M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 30 janvier 2024, au plus tard le 1er novembre 2024. Cette injonction est fondée sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, en raison de l’absence d’offre de logement dans le délai de six mois prévu à l’article R. 441-16-1 du même code. Le tribunal a assorti cette injonction d’une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er novembre 2024, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2306052(TA69-2306052)
Désistement de recours pour excès de pouvoir. Le Tribunal administratif de Lyon donne acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour « vie privée et familiale » par la préfète du Rhône. L’affaire est close sans examen au fond, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2408661(TA69-2408661)
Le Tribunal Administratif de Lyon, par une ordonnance du 23 septembre 2024, a rejeté la requête de Mme A B qui contestait le refus de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" (mentions "priorité" et "invalidité"), l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et la prestation de compensation du handicap (PCH). Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître de ce litige, estimant qu'il relève de la compétence exclusive du juge judiciaire. Cette solution est fondée sur les articles L. 241-3, L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, qui attribuent ces contentieux aux tribunaux judiciaires. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2408065(TA69-2408065)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait un titre exécutoire émis le 9 mai 2024 pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 922,86 euros. La requérante invoquait sa situation financière difficile, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car sans incidence sur le bien-fondé de la créance. Mme A n’a pas démontré avoir formé un recours administratif préalable obligatoire ni soulevé de moyen pertinent. L’ordonnance, fondée sur les articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l’action sociale et des familles, rejette la requête pour défaut de moyens opérants.
N° TA69-2406730(TA69-2406730)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer le relogement de M. A, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 28 novembre 2023, au plus tard le 1er novembre 2024. Constatant qu'aucune offre n'avait été faite dans le délai de six mois prévu à l'article R. 441-16-1 du même code, le juge a assorti cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La solution retenue ordonne le relogement sous astreinte, en application des dispositions du code de la construction et de l'habitation.
N° TA69-2408133(TA69-2408133)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance en référé, a été saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, afin d'obtenir le relogement prioritaire qui lui avait été reconnu par la commission de médiation du Rhône le 14 novembre 2023. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée au requérant dans le délai légal de six mois, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer son relogement au plus tard le 1er novembre 2024. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, conformément aux dispositions précitées.
N° TA69-2409458(TA69-2409458)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par la commune de Thizy les Bourgs sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise du bâtiment situé 5 rue du Château, propriété de M. E A, présentant un danger pour la sécurité publique. L'expert désigné devra examiner l'immeuble et les constructions mitoyennes, déterminer l'existence d'un danger imminent et proposer des mesures provisoires pour garantir la sécurité. La décision fait droit à la demande de la commune en application des articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-9 du même code, ainsi que des dispositions du code de justice administrative.
N° TA69-2408421(TA69-2408421)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 26 juin 2024 par laquelle le maire de Saint-Fons avait révoqué M. A, agent territorial. Le juge a retenu l'urgence, caractérisée par la perte de revenus et la situation financière précaire du foyer, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la sanction, en raison de son caractère potentiellement disproportionné. La solution s'appuie sur les conditions cumulatives de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.