Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2302796(TA69-2302796)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du 28 septembre 2022 par lequel la préfète de l'Ain avait refusé de l'admettre au séjour et ordonné sa réadmission vers l'Italie. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Il a également estimé que la mesure ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales anciennes et stables en France. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 621-1 et L. 621-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention d'application de l'accord de Schengen.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2308279(TA69-2308279)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A, ressortissant kosovar, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de la préfète du Rhône rejetant sa demande de titre de séjour pour raisons médicales et familiales. En cours d’instance, la préfète a délivré à M. A un titre de séjour valable un an, rendant sans objet les conclusions principales en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Il a toutefois condamné l’État à verser 800 euros à l’avocate de M. A au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2301581(TA69-2301581)

Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Rhône sur la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant égyptien. La décision est annulée pour défaut de motivation, car la préfète n'a pas communiqué les motifs de ce refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois, sans astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2409191(TA69-2409191)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait le renouvellement de son assignation à résidence dans le Rhône pour 45 jours. Le juge a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation, l’arrêté étant fondé sur les articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), l’éloignement restant une perspective raisonnable. Les autres moyens, dont celui tiré de l’article 3 de la CEDH, ont été jugés infondés ou inopérants.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2303952(TA69-2303952)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, agent de maîtrise territorial, contestant son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé par le maire de Neuville-sur-Saône. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens du requérant, estimant que la décision attaquée n'était entachée d'aucune erreur de droit ou de fait, et que l'insuffisance professionnelle était établie par des éléments suffisants. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes d'annulation, de réintégration ou de frais de justice. Cette décision s'appuie notamment sur les articles L. 553-1 et L. 552-2 du code général de la fonction publique, ainsi que sur le décret n° 88-547 du 6 mai 1988.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2308277(TA69-2308277)

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme A, ressortissante kosovare, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de la préfète du Rhône rejetant sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a délivré à Mme A un titre de séjour valable un an, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a en revanche condamné l’État à verser 800 euros à l’avocate de Mme A au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2308257(TA69-2308257)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ouvrier hospitalier, qui contestait sa radiation des cadres pour abandon de poste prononcée le 7 août 2023 par les Hospices civils de Lyon. Le tribunal a jugé que la procédure de mise en demeure était régulière, l'administration ayant adressé deux courriers recommandés à l'adresse connue de l'agent, qui ne les a pas réclamés. En l'absence de toute justification de l'agent et de manifestation de son intention de reprendre le service, la radiation était fondée sur les articles L. 550-1 et L. 553-1 du code général de la fonction publique. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées comme irrecevables faute de demande préalable.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2309887(TA69-2309887)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui contestait le refus implicite de la préfète du Rhône de reconnaître la France comme responsable de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète avait délivré à M. A une attestation de demande d'asile, rendant sans objet les conclusions relatives à la reconnaissance de responsabilité de la France. Concernant la demande de titre de séjour pour motif de santé, le tribunal a relevé que M. A n'avait pas présenté de demande en ce sens, et a donc rejeté ses conclusions. La décision s'appuie sur les articles L. 431-2 et R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2300214(TA69-2300214)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, agent territorial, contestant le refus de la commune de Villars-les-Dombes de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 16 mai 2022, ainsi que les arrêtés le plaçant à demi-traitement. Le tribunal a annulé les décisions de refus d'imputabilité (courriers des 26 septembre et 21 octobre 2022) et les arrêtés de placement à demi-traitement (18 novembre et 20 décembre 2022), en se fondant sur les articles L. 822-18 et L. 822-21 du code général de la fonction publique. La solution retenue est que l'accident, survenu au temps et au lieu du service, bénéficie de la présomption d'imputabilité au service, non renversée par la commune. Le tribunal a enjoint à la commune de reconnaître l'imputabilité et de reconstituer les droits à traitement de M. A dans un délai de deux mois.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA69-2401586(TA69-2401586)

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme A, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, pour assurer l'exécution d'une injonction de relogement prononcée par un précédent jugement. Postérieurement à sa requête, la requérante a conclu un contrat de bail le 13 juin 2024, ce qui a rendu sa demande sans objet. Le tribunal a donc constaté, par ordonnance du 20 septembre 2024, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête. Il a précisé que si Mme A estimait que ce logement était inadapté à son handicap, elle pouvait saisir la commission de médiation d'une nouvelle demande de logement urgent.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA69-2409295(TA69-2409295)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, pour obtenir une injonction sous astreinte afin que la préfète du Rhône lui délivre une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, l'administration a délivré l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 18 décembre 2024, ce qui a conduit Mme A à se désister de ses conclusions principales. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l'État à verser 500 euros à Mme A au titre des frais de justice. La solution retenue prend acte de la régularisation intervenue et applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA69-2401735(TA69-2401735)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A B pour obtenir l’exécution d’une décision de la commission de médiation droit au logement opposable du Rhône du 5 septembre 2023, lui reconnaissant un droit à un logement de transition ou logement-foyer. Le requérant a informé le tribunal, le 6 juin 2024, qu’il avait obtenu un logement le 1er mai 2024 et a demandé l’annulation de son recours, ce qui a été interprété comme un désistement pur et simple. Par ordonnance du 20 septembre 2024, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement d’instance en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2409209(TA69-2409209)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par l'association Maison d'Éducation Pauline Marie Jaricot pour suspendre l'opposition de la préfète de l'Ain à l'ouverture de son école privée hors contrat. Le tribunal a constaté que l'arrêté initial du 12 septembre 2024 avait été retiré et remplacé par un nouvel arrêté du 16 septembre 2024, et a rejeté la requête. Il a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour l'association de justifier d'inscriptions d'élèves pour l'année 2024-2025 et de démontrer la réalité du préjudice financier allégué. Aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a été retenue, l'administration ayant exercé son contrôle de sécurité et de conformité prévu par le code de l'éducation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2408435(TA69-2408435)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A visant à suspendre la décision de la préfète du Rhône refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des stipulations de l'accord franco-algérien et l'erreur manifeste d'appréciation liée à l'état de santé de son épouse, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2303331(TA69-2303331)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "salarié" pris par la préfète de l'Ain. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen complet de sa situation, en tenant compte notamment de son incarcération et de son absence de visa long séjour. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni à l'intérêt supérieur de son enfant au sens de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, sa compagne et son fils pouvant reconstituer leur cellule familiale en Albanie. La requête a donc été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2408438(TA69-2408438)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A qui demandait la suspension de la décision de la préfète du Rhône refusant le renouvellement de son titre de séjour. La requérante invoquait notamment l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison de son état de santé grave nécessitant un traitement non disponible en Algérie. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2207977(TA69-2207977)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour et l'interdiction de retour sur le territoire français d'un an prise par la préfète de l'Ain. Le tribunal a jugé que la décision de refus d'enregistrement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également estimé que l'interdiction de retour était justifiée au regard de l'absence de liens personnels et familiaux stables en France de l'intéressé. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires (injonctions, astreintes, frais) ont été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408305(TA69-2408305)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait une injonction sous astreinte pour obtenir une autorisation provisoire de séjour, invoquant l'urgence et l'utilité de la mesure. Le juge a estimé que la mesure sollicitée excédait ses pouvoirs, car le précédent titre de séjour de la requérante était expiré et qu'elle ne justifiait pas remplir les conditions de renouvellement. La requête a été rejetée sans instruction contradictoire ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2408674(TA69-2408674)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète du Rhône a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B, ressortissante camerounaise. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré du défaut de motivation, en l'absence de réponse à la demande de communication des motifs, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Cette suspension est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2409007(TA69-2409007)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 3 septembre 2024 l’assignant à résidence avec des obligations de présentation bihebdomadaires. Lors de l’audience, le requérant, par l’intermédiaire de son conseil, s’est désisté de ses conclusions à fin d’annulation. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a admis M. A au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991.

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