Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2207905(TA69-2207905)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, agent des Hospices Civils de Lyon (HCL), qui contestait la décision de suspension de ses fonctions pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19 et demandait réparation de ses préjudices. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions en annulation, car le recours gracieux de M. B, formé après l'expiration du délai de recours contentieux, n'avait pu proroger ce délai. Sur le fond, le tribunal a estimé que la suspension était légale, dès lors que l'agent ne justifiait pas d'une contre-indication médicale à la vaccination, et que l'administration se trouvait en situation de compétence liée pour prendre cette mesure en application de la loi du 5 août 2021. Par conséquent, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, la suspension n'étant entachée d'aucune illégalité fautive.
N° TA69-2300214(TA69-2300214)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, agent territorial, contestant le refus de la commune de Villars-les-Dombes de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 16 mai 2022, ainsi que les arrêtés le plaçant à demi-traitement. Le tribunal a annulé les décisions de refus d'imputabilité (courriers des 26 septembre et 21 octobre 2022) et les arrêtés de placement à demi-traitement (18 novembre et 20 décembre 2022), en se fondant sur les articles L. 822-18 et L. 822-21 du code général de la fonction publique. La solution retenue est que l'accident, survenu au temps et au lieu du service, bénéficie de la présomption d'imputabilité au service, non renversée par la commune. Le tribunal a enjoint à la commune de reconnaître l'imputabilité et de reconstituer les droits à traitement de M. A dans un délai de deux mois.
N° TA69-2308279(TA69-2308279)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A, ressortissant kosovar, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de la préfète du Rhône rejetant sa demande de titre de séjour pour raisons médicales et familiales. En cours d’instance, la préfète a délivré à M. A un titre de séjour valable un an, rendant sans objet les conclusions principales en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Il a toutefois condamné l’État à verser 800 euros à l’avocate de M. A au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA69-2409191(TA69-2409191)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait le renouvellement de son assignation à résidence dans le Rhône pour 45 jours. Le juge a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation, l’arrêté étant fondé sur les articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), l’éloignement restant une perspective raisonnable. Les autres moyens, dont celui tiré de l’article 3 de la CEDH, ont été jugés infondés ou inopérants.
N° TA69-2308277(TA69-2308277)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme A, ressortissante kosovare, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de la préfète du Rhône rejetant sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a délivré à Mme A un titre de séjour valable un an, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a en revanche condamné l’État à verser 800 euros à l’avocate de Mme A au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.
N° TA69-2301581(TA69-2301581)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Rhône sur la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant égyptien. La décision est annulée pour défaut de motivation, car la préfète n'a pas communiqué les motifs de ce refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA69-2305518(TA69-2305518)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, ressortissante marocaine, contestant le refus de délivrance d’un titre de séjour « vie privée et familiale » par la préfète du Rhône. La juridiction a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte et la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision préfectorale.
N° TA69-2408335(TA69-2408335)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B visant à suspendre la suppression de 125 euros mensuels de son RSA et la suspension de son APL. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées, sans même examiner la condition d'urgence. Cette décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2401971(TA69-2401971)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B contestant la suspension de ses droits au revenu de solidarité active (RSA) pour une durée de trois mois. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable en raison de sa tardiveté, le délai de recours de deux mois ayant expiré avant l’introduction de l’action. La décision du 12 février 2024, purement confirmative d’une décision antérieure du 4 octobre 2023 devenue définitive, ne pouvait rouvrir ce délai. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA69-2305873(TA69-2305873)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus de la préfète de l'Ain d'accorder le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a considéré que la présence de l'épouse en France au moment de la demande permettait légalement ce refus, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA69-2301566(TA69-2301566)
Le Tribunal administratif de Lyon a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui contestait le non-paiement de trois jours de salaire et l'absence de transmission de ses documents de fin de contrat par le Syndicat Mixte d'Ardèche Méridionale. La requérante avait saisi le juge de l’excès de pouvoir pour obtenir le paiement de ces jours, des dommages et intérêts pour préjudice moral et financier, ainsi qu’une injonction de produire les documents sous astreinte. Le tribunal a donné acte du désistement d’instance et d’action, sans faire droit aux conclusions du syndicat au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2305775(TA69-2305775)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovar, qui contestait l'arrêté du préfet du Puy-de-Dôme du 8 mai 2023 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et de défaut de motivation, jugeant que la décision était fondée sur les dispositions des articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en tenant compte du maintien irrégulier de l’intéressé et de l’absence de garanties de représentation suffisantes. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’aide juridictionnelle provisoire et à la communication du dossier.
N° TA69-2302798(TA69-2302798)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Rhône sur la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant tunisien. La décision est illégale en raison du défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une décision motivée.
N° TA69-2302799(TA69-2302799)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Rhône sur la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante tunisienne. Le tribunal constate que l'administration n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette absence de communication rend la décision illégale pour défaut de motivation. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une décision motivée.
N° TA69-2302918(TA69-2302918)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A épouse B, agent de la fonction publique hospitalière, contestant le refus de l'EHPAD La Pranière de reconnaître l'imputabilité au service de ses arrêts de travail pour un effondrement dépressif survenu le 19 décembre 2022, ainsi que le titre exécutoire émis pour le remboursement des traitements perçus. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que la procédure d'enquête administrative était régulière et que la pathologie de la requérante, bien que survenue sur le lieu de travail, n'était pas directement imputable au service au sens des dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°91-155 du 6 février 1991. En conséquence, le tribunal a également validé le titre exécutoire et rejeté les conclusions accessoires, condamnant Mme A épouse B aux dépens.
N° TA69-2300506(TA69-2300506)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme Djeffal, adjointe territoriale du patrimoine, contestant son arrêté de révocation pris par le président de la communauté d'agglomération Loire Forez Agglomération pour s'être présentée à plusieurs reprises en état d'ébriété sur son lieu de travail. Le tribunal a relevé d'office que la décision attaquée, fondée sur la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, devait l'être sur le code général de la fonction publique, entré en vigueur le 1er mars 2022, et a procédé à une substitution de base légale. Après avoir examiné les moyens de la requête, notamment l'insuffisance de motivation et l'incompétence de l'auteur de l'acte, le tribunal a jugé que la sanction de révocation n'était pas disproportionnée compte tenu de la réitération des faits et des antécédents disciplinaires de l'agent. La requête a été rejetée.
N° TA69-2302104(TA69-2302104)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, agent du CHU de Saint-Étienne, contestant le refus de reconnaissance de sa pathologie comme maladie professionnelle et de l'imputabilité au service de ses arrêts de travail. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence du signataire de la décision. S'appuyant sur les articles L. 822-20 et L. 822-21 du code général de la fonction publique, ainsi que sur le code de la sécurité sociale, il a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant la reconnaissance, faute pour le requérant de démontrer le lien direct et essentiel entre ses fonctions et la maladie déclarée. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA69-2207343(TA69-2207343)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, agent contractuel du centre hospitalier de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or, qui demandait réparation pour divers préjudices liés à la fin de son contrat et à des manquements de son employeur. La juridiction a examiné les fautes alléguées, notamment le défaut d'information sur le non-renouvellement du contrat, une discrimination liée à la grossesse, un retard dans le versement des indemnités journalières et l'absence d'aménagement de poste. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a conclu au rejet de la requête, s'appuyant sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°91-155 du 6 février 1991 relatif aux agents contractuels de la fonction publique hospitalière.
N° TA69-2408805(TA69-2408805)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par Mme E sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour constater l'inexécution d'une précédente ordonnance du 16 juillet 2024. Cette ordonnance enjoignait à la préfète du Rhône de réexaminer la situation de la requérante et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Constatant que la préfète n'avait pas procédé au réexamen dans le délai imparti, le tribunal a considéré ce défaut d'exécution comme un élément nouveau justifiant de modifier les mesures initiales. Il a assorti l'injonction d'une astreinte de 50 euros par jour de retard à compter du 7 octobre 2024 et a condamné l'État à verser 500 euros à Mme E au titre des frais d'instance.
N° TA69-2408253(TA69-2408253)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de la décision du 12 avril 2024 lui ordonnant de restituer des aides Covid du fonds de solidarité. Le juge a constaté que cette requête était identique à une précédente demande déjà rejetée par une ordonnance du 2 août 2022, sans apporter d'élément nouveau. En application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité de la décision.