40 021 décisions disponibles — page 100/2002
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait à son bailleur social, la société 3F SUD, la réalisation d’un diagnostic de performance énergétique, des travaux de mise en conformité et un relogement. Le tribunal a estimé que ce litige, né de l’exécution d’un contrat de bail de droit privé, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle de l’ordre judiciaire. La requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille a constaté le désistement d'office de la requête de Mme A... contre l'arrêté du maire de Marseille rejetant sa demande de changement d'usage d'un logement en meublé de courte durée. Ce désistement est fondé sur l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, car la requérante n'a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. La solution retenue est donc le donné acte du désistement pur et simple, sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Marseille a liquidé une astreinte de 8 200 euros à l'encontre de l'État pour inexécution d'une précédente ordonnance de référé. Cette ordonnance du 24 octobre 2025 enjoignait au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer provisoirement une carte de résident à M. B..., suspension d'un refus préfectoral. Constatant que le préfet avait implicitement refusé d'exécuter cette injonction en expulsant l'intéressé, le juge a appliqué l'article L. 911-7 du code de justice administrative. L'astreinte a été liquidée au taux de 100 euros par jour pour la période du 1er décembre 2025 au 20 février 2026.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A... épouse B... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l’article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 en raison du dossier incomplet (absence de l’original de l’acte de naissance), ne constitue pas une décision faisant grief et n’est donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 en raison du dossier incomplet du requérant, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. La solution retenue est le rejet de la requête en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant une sanction disciplinaire infligée en maison centrale. Le requérant avait introduit son recours plus de deux mois après la notification de la décision de rejet de son recours administratif préalable, qui mentionnait pourtant les voies et délais de recours. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, le juge a constaté la tardiveté de la requête, sans procéder à un examen au fond.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... comme portée devant une juridiction incompétente. Le requérant contestait le refus du consul général de France à Dakar de transcrire son acte de naissance sénégalais sur les registres de l'état civil français. Le tribunal a jugé que ce litige, relatif au fonctionnement des services de l'état civil, relève exclusivement de la compétence de l'autorité judiciaire, et non de la juridiction administrative. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et le décret n°2008-521 du 2 juin 2008.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... qui demandait la délivrance d'une attestation provisoire de séjour ou d'une prolongation d'instruction. Le juge constate que le silence gardé par le préfet des Bouches-du-Rhône pendant quatre mois sur la demande de renouvellement de titre de séjour a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il estime que le juge des référés ne peut faire obstacle à cette décision implicite et que la demande est manifestement mal fondée. La requête est donc rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou l'atteinte aux libertés fondamentales invoquées.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet des Bouches-du-Rhône refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant algérien. La condition d'urgence a été présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement, et le préfet n'a pas apporté d'élément contraire. Les moyens soulevés, tirés d'une inexacte application de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été jugés de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de l’arrêté du maire de Berre-l’Étang du 4 juillet 2025 qui s’opposait au remplacement d’un pylône de téléphonie mobile. La condition d’urgence a été présumée satisfaite en application de l’article L. 600-3-1 du code de l’urbanisme, issu de la loi du 26 novembre 2025, la commune n’ayant pas renversé cette présomption. Le juge a estimé que le moyen unique, tiré de l’erreur de droit commise par l’application de la règle de hauteur de l’article UD 10 du PLU à un pylône, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a enjoint au maire de réexaminer la demande.
Le Tribunal Administratif de Marseille a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet des Bouches-du-Rhône refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant gambien. La condition d'urgence a été présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, notamment en raison d'un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle et d'une application erronée des articles L. 435-3 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande sous deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous cinq jours, sous astreinte.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante guinéenne, pour suspendre la décision du préfet des Bouches-du-Rhône refusant son admission au séjour en tant que parent d'enfant réfugié. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 424-3 4° et L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était plus remplie, Mme A... ayant reçu une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 19 mai 2026, régularisant ainsi sa situation provisoire. Par conséquent, la demande de suspension a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer M. A..., ressortissant algérien, et de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a constaté l'urgence, caractérisée par la suspension du contrat de travail de l'intéressé suite à l'expiration de son certificat de résidence, et l'absence de réponse de l'administration à sa demande de renouvellement. La solution retenue applique les articles L. 431-3, R. 431-12, R. 431-13 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de séjour opposée à M. B..., ressortissant brésilien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée et caractérisée, et que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 431-3 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à l'intéressé une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de sept jours.
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 29 janvier 2026 par lequel le préfet des Hautes-Alpes prolongeait de quarante-cinq jours l'assignation à résidence de Mme A..., ressortissante algérienne. La solution retenue repose sur l'absence de base légale de cette décision, dès lors que l'obligation de quitter le territoire français et l'assignation initiale avaient été annulées par un jugement du 10 février 2026. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 29 janvier 2026 par lequel le préfet des Hautes-Alpes prolongeait l'assignation à résidence de M. A..., un ressortissant algérien. La solution retenue est fondée sur le fait que les décisions initiales d'éloignement et d'assignation à résidence, prises en octobre et décembre 2025, avaient déjà été annulées par un jugement du 10 février 2026. Par conséquent, la prolongation de l'assignation à résidence, qui visait à exécuter une mesure d'éloignement devenue illégale, était dépourvue de base légale. Le tribunal a ainsi fait application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B..., ressortissant irakien, contestant un arrêté préfectoral du 7 février 2026 l'assignent à résidence dans les Bouches-du-Rhône pour 45 jours. Le requérant invoquait notamment une irrégularité de notification, une erreur de fait sur sa nationalité et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que l'assignation était fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), dès lors que l'obligation de quitter le territoire français dont M. B. faisait l'objet datait de moins de trois ans et que son éloignement restait une perspective raisonnable. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en référé de M. A..., ressortissant ivoirien, qui demandait une injonction de délivrance d’un récépissé de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par le préfet pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement de titre de séjour avait fait naître une décision implicite de rejet le 1er février 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Il a estimé que la demande était mal fondée car elle tendait à faire obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sans audience sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant gambien, contestant un arrêté préfectoral du 11 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur la base des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. E..., ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet de Haute-Corse du 12 février 2026 fixant l'Égypte comme pays de destination pour l'exécution de sa peine d'interdiction du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, d'incompétence du signataire et de violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la décision était légalement fondée sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.