40 021 décisions disponibles — page 134/2002
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour étudiant. La juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. En conséquence, la condition tenant à l'urgence n'a pas été examinée, et l'ensemble des demandes, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice, ont été rejetées.
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté les requêtes de M. D... et Mme F..., ressortissants comoriens, qui demandaient qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de leur remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur leurs demandes initiales de premier titre de séjour avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la demande de récépissé était mal fondée, car la délivrance d'un récépissé ne peut faire obstacle à cette décision implicite de refus.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B... E... et son fils M. A... C... d’une demande d’indemnisation des préjudices résultant d’une prise en charge défaillante lors d’une opération chirurgicale subie par ce dernier le 23 juin 2006 à l’hôpital Nord (AP-HM). L’AP-HM ne contestant pas sa responsabilité, le tribunal a statué sur le montant des réparations dues, en application des principes de la responsabilité hospitalière et du code de la santé publique. La solution retenue consiste à fixer les indemnités allouées à M. C... et à Mme E..., après déduction des provisions déjà versées, en tenant compte des préjudices tels que le déficit fonctionnel permanent, les souffrances endurées et les besoins en tierce personne.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. C... d’une demande d’indemnisation, sur le fondement de la solidarité nationale, des préjudices résultant d’un accident médical non fautif survenu le 14 mars 2016 lors d’une opération du ménisque. Le tribunal a jugé que l’accident médical non fautif ouvrait droit à réparation au titre de la solidarité nationale, en application des articles L. 1142-1 et D. 1142-1 du code de la santé publique. Il a toutefois limité l’indemnisation aux seuls préjudices non couverts par le protocole transactionnel partiel du 3 janvier 2021, rejetant les demandes relatives aux postes déjà indemnisés. La solution retenue est une condamnation partielle de l’ONIAM à verser une somme, après déduction des provisions déjà perçues.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B..., militaire, qui contestait la décision du ministre des armées de réclamer le remboursement d’un trop-perçu d’indemnités pour service en campagne (1 235,69 €) perçues lors de sa mission Covid-19 à Mulhouse. Le tribunal a jugé que le cumul de la prime exceptionnelle Covid-19 et de l’indemnité pour service en campagne était exclu par le décret n°2020-568 du 14 mai 2020, et que la décision de régularisation n’était entachée ni d’erreur de droit ni de discrimination. Les conclusions à fin d’injonction ont également été rejetées comme irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la demande de M. C... visant à obtenir réparation de l'aggravation de son état de santé, liée à une faute commise en 2004 par le service des urgences de l'AP-HM (fracture du scaphoïde non diagnostiquée). La juridiction a reconnu l'aggravation des séquelles depuis 2020, imputable à cette faute initiale, et a appliqué le taux de perte de chance de 40 % fixé par un précédent arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille. Concernant la perte de gains professionnels futurs, le tribunal a rejeté la demande, estimant que l'expertise ne concluait pas à une inaptitude totale à toute activité professionnelle, mais seulement à une gêne pour les métiers sollicitant le poignet gauche. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité hospitalière et les dispositions du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C... qui demandait l’annulation de la délibération du 28 mars 2023 par laquelle le conseil municipal de Saint-Rémy-de-Provence a prescrit la modification n°2 du plan local d’urbanisme (PLU), en tant qu’elle permet l’extension des exploitations agricoles en zone Npnc. Le tribunal a jugé que l’obligation d’information préalable des conseillers municipaux, prévue à l’article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales, avait été respectée, et que la participation d’un conseiller municipal intéressé n’était pas établie au sens de l’article L. 2131-11 du même code. Les autres moyens, tirés d’un détournement de pouvoir et d’un vice de procédure, ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme A... B... contestant l'opposition de la maire d'Aix-en-Provence à sa déclaration préalable pour le changement de destination de deux lots, d'un usage commercial à un usage d'habitation. Le tribunal a annulé l'arrêté d'opposition du 13 janvier 2023, estimant que les lots en litige, situés dans un immeuble initialement à usage d'habitation selon le règlement de copropriété de 1959, n'avaient pas subi de changement de destination nécessitant une autorisation d'urbanisme. Il a appliqué les articles R. 421-17 et R. 151-29 du code de l'urbanisme, considérant que les locaux accessoires conservent la destination du local principal. La commune a été condamnée à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de MM. B... qui sollicitaient la condamnation solidaire de l’État et de la commune de Gardanne pour le préjudice résultant de l’annulation de la vente de leur parcelle, consécutive au refus de permis de construire opposé à leurs acquéreurs. Le tribunal a jugé que ce refus, fondé sur l’article R. 111-2 du code de l'urbanisme, n'était pas fautif, les parcelles étant situées dans une zone boisée exposée à un risque d’incendie de forêt d’aléa « exceptionnel » selon le porter à connaissance préfectoral. La solution retenue écarte toute responsabilité administrative, le refus étant légalement justifié par la nécessité de préserver la sécurité publique.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. et Mme A... demandant l'annulation de la décision du 31 mars 2023 par laquelle le maire d'Aubagne a opposé un sursis à statuer à leur déclaration préalable de division foncière. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'une insuffisance de motivation de l'arrêté, estimant qu'il comportait les circonstances de fait et de droit nécessaires. Il a également écarté le moyen fondé sur l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme, jugeant que ces dispositions ne s'appliquent pas à une nouvelle déclaration préalable de division. Enfin, le tribunal a annulé la décision de sursis à statuer au motif que la commune n'a pas démontré, par la production de pièces, que le terrain était classé en zone rouge « risque feu de forêt » dans le projet de plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) à la date de la décision.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. E..., militaire, contestant la décision du 17 février 2023 prolongeant son congé de longue durée pour maladie non imputable au service, ainsi que le rejet implicite de son recours préalable. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet de la commission des recours des militaires s'était substituée à la décision initiale, seule susceptible d'être attaquée. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, considérant que la décision implicite n'avait pas à être motivée en application de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Enfin, le tribunal a estimé que M. E... n'apportait pas la preuve d'un lien direct et certain entre sa pathologie et le service, et a donc rejeté l'ensemble de ses conclusions, y compris la demande d'expertise.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B..., détenu à la maison centrale d'Arles, qui demandait réparation pour 17 fouilles intégrales subies entre 2019 et 2023. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur trois fouilles, déjà indemnisées à hauteur de 300 euros par l'administration. Pour les 14 autres fouilles, le tribunal a jugé que l'administration pénitentiaire n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité, en application des articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête de M. B... a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... contestant son placement à l'isolement au centre pénitentiaire de Marseille. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire, qui bénéficiait d'une délégation régulière. Sur le fond, il a estimé que la décision, fondée sur des motifs de sécurité et de précaution (risques de règlements de comptes, d'évasion et de trafics), n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, et ne constituait pas une sanction déguisée. La solution s'appuie sur les articles L. 213-8, R. 213-18 et R. 213-30 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme D... d’une demande d’indemnisation complémentaire dirigée contre l’ONIAM, en raison de l’aggravation de son état de santé après une colectomie subie en 2012, ayant entraîné des séquelles graves déjà partiellement indemnisées au titre de la solidarité nationale. La requérante sollicitait notamment des provisions et une indemnisation définitive pour des préjudices physiologiques et psychologiques, ainsi qu’une nouvelle expertise. Le tribunal, appliquant les dispositions du code de la santé publique relatives à la solidarité nationale, a partiellement fait droit à ses demandes en condamnant l’ONIAM à verser une somme provisionnelle de 16 000 euros pour les souffrances endurées et le déficit fonctionnel temporaire, tout en rejetant le surplus des conclusions, notamment celles relatives à l’aggravation psychologique et à l’offre insuffisante.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B..., militaire, contestant le rejet implicite de sa demande d'agrément pour un détachement dans la fonction publique civile, fondée sur les articles L. 4139-2 et L. 4139-3 du code de la défense. Le tribunal a précisé que la décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire devant la commission des recours des militaires s'était substituée à la décision initiale, et a donc statué sur cette seule décision. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code de la défense et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B... épouse C..., agent de la fonction publique hospitalière, qui contestait un courrier du 13 novembre 2023 du centre gérontologique départemental lui notifiant l'avis de la commission de réforme sur son inaptitude définitive. Le tribunal a jugé que ce courrier, qui se bornait à informer l'agent de l'avis du comité médical et à l'inviter à constituer son dossier de retraite, ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d'être attaquée par un recours pour excès de pouvoir. En conséquence, les conclusions en annulation et en injonction ont été déclarées irrecevables, et les demandes de frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B..., détenu à la maison centrale d'Arles, contestant le refus de l'administration de lui remettre en cellule son téléviseur personnel, placé au vestiaire en raison de sa taille. Le tribunal a relevé d'office que cette décision constitue une mesure d'ordre intérieur, insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En application de la jurisprudence relative aux actes administratifs en milieu pénitentiaire, il a jugé que le refus de mise à disposition d'un téléviseur de grande taille ne cause que des désagréments mineurs et ne porte pas atteinte aux libertés et droits fondamentaux du détenu. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme B... contestant la décision de la CAF des Bouches-du-Rhône du 5 avril 2024, qui lui accordait une remise partielle de sa dette d'aide personnelle au logement (1 746,25 €), laissant 873,13 € à sa charge. La requérante sollicitait l'annulation de cette décision et une remise totale de sa dette, invoquant une erreur de la CAF, des promesses d'effacement, ses problèmes de santé et sa situation financière précaire. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la CAF, jugeant que le remboursement intégral de la dette en cours d'instance ne privait pas le recours d'objet. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision attaquée et accordé une remise totale de la dette, en application des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, considérant la précarité de la situation du débiteur en l'absence de manœuvre frauduleuse.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme A... contestant le refus de remise gracieuse de deux indus d'aide personnelle au logement (604,12 € et 1 173 €). Le tribunal a d'abord écarté la demande de non-lieu à statuer de la CAF, jugeant que le remboursement intégral de la dette en cours d'instance ne privait pas le recours d'objet. Sur le fond, il a rappelé que la remise de dette peut être accordée en cas de précarité du débiteur, sauf en cas de fraude, conformément aux articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la base de ces textes.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de M. B..., brigadier-chef, qui contestait la décision du ministre des armées le plaçant en cinquième période de congé de longue durée pour maladie non imputable au service. Le juge rappelle que le recours préalable obligatoire devant la commission des recours des militaires a donné lieu à une décision implicite de rejet, qui se substitue à la décision initiale et est seule susceptible d’être contestée. La demande de récusation d’un magistrat est écartée comme sans objet, ce magistrat ne siégeant pas dans la formation de jugement. La solution est fondée sur les articles R. 4125-1 et R. 4125-10 du code de la défense, ainsi que sur l’article L. 721-1 du code de justice administrative.