40 021 décisions disponibles — page 137/2002
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante kenyane, contestant les arrêtés du préfet des Bouches-du-Rhône ordonnant son transfert aux autorités italiennes (responsables de sa demande d'asile) et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée au regard des articles L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du règlement (UE) n° 604/2013, et que les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 17 du règlement (UE) n° 603/2013 n'étaient pas fondés. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. A..., ressortissant ivoirien, d'un recours en excès de pouvoir contre une décision de l'OFII du 13 janvier 2026 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le refus était motivé par le non-respect du délai de 90 jours pour solliciter l'asile après son entrée en France, en application des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que le requérant n'apportait pas la preuve d'un motif légitime justifiant ce retard. La solution retenue confirme la légalité du refus de l'administration, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens invoqués.
Le Tribunal Administratif de Marseille, saisi en référé par M. B... d’une demande de suspension d’un refus implicite de renouvellement de titre de séjour, a constaté que le préfet des Bouches-du-Rhône avait pris une décision favorable au requérant, le titre étant en cours de fabrication. En conséquence, le juge a estimé que les demandes de M. B... étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par un agent public contestant son maintien en disponibilité d’office par la métropole Aix-Marseille-Provence. En cours d’instance, la métropole a retiré l’arrêté attaqué et placé l’agent en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) à compter du 9 décembre 2020. Le tribunal constate que les conclusions en annulation sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il condamne la métropole à verser 1 000 euros à l’avocate du requérant.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en référé de M. B..., ressortissant tunisien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet le 25 juin 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il en déduit qu'il ne peut ordonner à l'autorité administrative de statuer sans faire obstacle à cette décision implicite, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête est donc manifestement mal fondée et rejetée sans instruction ni audience.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui demandait d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône d'instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction retient que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet le 18 juin 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge des référés ne peut ordonner une mesure qui ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en référé de M. B..., ressortissant comorien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet le 29 mars 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il en déduit qu'il ne peut ordonner une mesure utile sans faire obstacle à cette décision administrative, rendant la requête manifestement mal fondée. La demande est donc rejetée sans instruction ni audience en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet des Bouches-du-Rhône d’autoriser un regroupement familial. En cours d’instance, le préfet a finalement accordé cette autorisation le 21 octobre 2025. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 200 euros à M. A... au titre des frais de l’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir relatif à l’absence de versement d’indemnités journalières par sa caisse primaire d’assurance maladie suite à un arrêt de travail. L’ordonnance rejette la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal estime que ce litige, portant sur l’application des législations de sécurité sociale, relève de la compétence du juge judiciaire conformément aux articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ghanéenne, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour née du silence du préfet des Bouches-du-Rhône. Le juge a d’abord rappelé qu’il ne peut annuler une décision administrative, rendant irrecevables les conclusions en annulation. Sur le fond, il a estimé que le refus implicite, né quatre mois après le dépôt de la demande en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’était pas manifestement illégal, même si l’intéressée avait obtenu une attestation de prolongation d’instruction. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de la CPAM des Bouches-du-Rhône de reconnaître le caractère professionnel de son accident. Statuant par ordonnance, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a rappelé qu’en vertu des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, le contentieux de la sécurité sociale relève du juge judiciaire. La solution retenue est fondée sur le 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. La décision attaquée, notifiée le 21 novembre 2024, indiquait un délai de recours d'un mois, conformément à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête, enregistrée le 3 février 2026, était tardive. Le tribunal a donc appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. A..., agent contractuel licencié à l’issue de son stage par l’établissement public départemental Louis Philibert pour insuffisance professionnelle. Le requérant contestait la légalité de ce licenciement, invoquant une erreur manifeste d’appréciation et une discrimination liée à son état de santé, et demandait réparation de ses préjudices. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par l’administration, jugeant le recours recevable. Sur le fond, il a annulé la décision de licenciement du 4 juillet 2023, estimant que les faits reprochés ne caractérisaient pas une insuffisance professionnelle justifiant un licenciement en fin de stage. En conséquence, il a enjoint à l’établissement de réintégrer M. A... et de le titulariser, et a condamné l’administration à lui verser 5 000 euros en réparation de son préjudice moral, sur le fondement du code général de la fonction publique et du décret n° 2021-1825 du 24 décembre 2021.
Le Tribunal administratif de Marseille annule l'arrêté du 4 septembre 2023 par lequel le maire d'Aurons s'est opposé à la déclaration préalable de M. A... et Mme D... pour l'installation de capteurs solaires thermiques sur leur toiture. La décision est annulée pour deux motifs : d'une part, elle est insuffisamment motivée en fait, ne permettant pas aux requérants de comprendre en quoi le projet méconnaît les règles d'urbanisme ; d'autre part, le maire a commis une erreur d'appréciation en appliquant l'article UA 11 du PLU, alors que les capteurs solaires thermiques, assimilés à des panneaux solaires, sont exclus de son champ d'interdiction et encouragés par l'article UA 15 du même PLU. La solution retenue s'appuie sur les articles UA 11 et UA 15 du plan local d'urbanisme de la commune.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B..., inspecteur du travail, contestant le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2022, fixé à 460,97 euros par la directrice départementale de l'emploi, du travail et des solidarités des Bouches-du-Rhône. Le requérant invoquait une insuffisance de motivation, une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance du principe d'égalité. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que le montant attribué, basé sur l'appréciation de la manière de servir dans le cadre de l'entretien professionnel annuel, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Il a également écarté le moyen tiré de la violation du principe d'égalité, estimant que le critère d'« implication dans les priorités du service » était objectif et applicable. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret n°2014-513 du 20 mai 2014 et du décret n°2010-888 du 28 juillet 2010.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B... d’une demande d’indemnisation de 200 377,15 euros contre l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) pour une infection nosocomiale contractée lors d’une intervention chirurgicale à l’hôpital Sainte-Marguerite le 5 avril 2018. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l’AP-HM, considérant que la saisine préalable de la commission de conciliation et d’indemnisation (CCI) valait demande indemnitaire préalable au sens de l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le fond, il a jugé que l’infection nosocomiale engageait la responsabilité de l’AP-HM sur le fondement des articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique, et a condamné l’établissement à verser à Mme B... une somme totale de 65 061,62 euros en réparation de ses préjudices (incluant tierce personne temporaire, déficit fonctionnel temporaire et permanent, souffrances endurées, préjudices esthétiques). Il a également condamné l’AP-HM à rembourser à la caisse d’assurance maladie
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. A..., détenu, d'une demande d'indemnisation pour la détérioration de ses biens personnels (radiateur, robot mixeur, fauteuil de bureau) lors de son transfert entre deux établissements pénitentiaires. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'État était engagée pour faute, l'administration pénitentiaire ayant manqué à son obligation de protection des biens du détenu, et ce malgré le recours à un prestataire de transport privé. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 332-38 et R. 332-39 du code pénitentiaire, qui imposent un inventaire contradictoire et une prise en charge des objets lors d'un transfert.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la demande d'indemnisation de M. A..., détenu, qui contestait la sanction de déclassement d'emploi prononcée par la commission de discipline de la maison centrale d'Arles pour insultes envers un membre du personnel. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision d'engager les poursuites, estimant que ce vice de procédure n'avait pas influencé la sanction finale. Il a également jugé que le déclassement d'emploi était une sanction prévue par le code pénitentiaire pour ce type de faute, et que la décision de la commission de discipline n'était pas entachée d'erreur de droit. La solution retenue est le rejet de la requête de M. A..., les textes appliqués étant les articles R. 234-14, R. 233-2 et R. 232-4 du code pénitentiaire.
Le Tribunal administratif de Marseille annule l'arrêté du maire d'Eguilles du 17 mai 2024 qui s'opposait à la déclaration préalable pour l'installation d'un relais de radiotéléphonie de 12 mètres. La requête des sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France est jugée recevable. Le tribunal estime que le projet, bien que situé en dehors des parties urbanisées, constitue un équipement collectif nécessaire au sens de l'article L. 111-4 du code de l'urbanisme, et que sa faible emprise au sol (5,50 m² sur une parcelle de 3 011 m²) ne fait pas obstacle à l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière. La solution retenue est donc l'annulation de l'arrêté d'opposition.
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 8 octobre 2024 par lequel la maire d'Aix-en-Provence avait refusé à la société Free Mobile un permis de construire un pylône de radiotéléphonie de 18 mètres en zone agricole. La juridiction a jugé que le projet, conçu comme un faux arbre et implanté en bordure d'une zone boisée, ne méconnaissait pas les dispositions de l'article A11 du règlement du PLUi relatives à l'insertion paysagère et à la transparence des pylônes. En conséquence, le motif de refus tiré d'une violation de ces règles a été écarté comme entaché d'une erreur d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les articles A2 et A11 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal.