Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille
40 138 décisions disponibles — page 18/2007
N° TA13-2604305(TA13-2604305)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre effectivement un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour à un ressortissant marocain, ou à défaut la carte de séjour sollicitée, dans un délai de dix jours. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée, notamment en raison de la suspension du contrat de travail du requérant, et que la mesure était utile. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2604828(TA13-2604828)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par une ressortissante marocaine demandant l'injonction au préfet des Bouches-du-Rhône de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour (type "passeport talent") ou de lui délivrer un document provisoire autorisant le travail. Le juge a constaté l'urgence, notamment au regard des risques de suspension de son contrat de travail, et a jugé la mesure utile. Il a en conséquence ordonné au préfet de statuer dans un délai de deux mois sur la demande de la requérante, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux procédures dématérialisées.
N° TA13-2603634(TA13-2603634)
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le recours en annulation contre l'arrêté préfectoral de 2023 prononçant une interdiction de retour est tardif, car déposé hors du délai de 48 heures prévu par le code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par ailleurs, la demande d'annulation d'un prétendu rejet implicite d'un recours gracieux est prématurée, l'administration n'ayant pas encore pu se prononcer dans le délai légal. L'ordonnance est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 614-6 du CESEDA.
N° TA13-2605280(TA13-2605280)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de Mme B... visant à obtenir la délivrance forcée d'une attestation employeur par la Métropole d’Aix-Marseille. Le juge estime que la requérante n'a pas démontré le caractère d'urgence de sa situation, condition nécessaire pour obtenir une mesure de suspension, au sens des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative. La demande est donc rejetée en application de la procédure prévue à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA13-2605378(TA13-2605378)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, demandeur d'un premier titre, n'apporte pas la preuve de circonstances particulières caractérisant une urgence suffisamment grave et immédiate, au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande est donc rejetée pour défaut d'urgence, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale.
N° TA13-2605606(TA13-2605606)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction visant à contraindre le préfet des Bouches-du-Rhône à examiner sans délai une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la situation invoquée (risque de suspension du contrat de travail et délai d’instruction jugé long) ne caractérisait pas l’extrême urgence requise par l’article L. 521-2 du code de justice administrative pour une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été jugée irrecevable au titre de cette procédure d’urgence.
N° TA13-2605618(TA13-2605618)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension et d'injonction formulée par un étranger contestant le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne caractérisait pas l'**urgence extrême** requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une intervention dans un délai de quarante-huit heures, notamment en saisissant la juridiction plus de deux mois après la suspension de son contrat de travail. La requête a donc été jugée irrecevable au titre de cette procédure d'urgence.
N° TA13-2603495(TA13-2603495)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une ancienne étudiante occupant sans titre un logement universitaire géré par le CROUS. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'occupation illégale privait le service public de répondre à la demande d'autres étudiants. La demande a été jugée sérieuse et non sérieusement contestée, justifiant une injonction immédiate de libérer les lieux.
N° TA13-2603503(TA13-2603503)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un occupant sans titre d'un logement universitaire géré par le CROUS d'Aix-Marseille-Avignon. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'occupation illégale privait le service public de répondre à la demande étudiante. La demande a été jugée sérieuse et non sérieusement contestée, justifiant une injonction à libérer les lieux sans astreinte.
N° TA13-2603517(TA13-2603517)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une ancienne étudiante occupant sans titre un logement du CROUS d'Aix-Marseille-Avignon. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'occupation illégale privait le service public de répondre à la demande étudiante. La demande du CROUS a été jugée sérieuse et non sérieusement contestée, justifiant l'injonction de libérer les lieux sans astreinte.
N° TA13-2603519(TA13-2603519)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un occupant sans titre d'un logement universitaire géré par le CROUS d'Aix-Marseille-Avignon. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'occupation illicite portait atteinte au bon fonctionnement du service public en privant d'autres étudiants d'un logement. La demande du CROUS a été jugée sérieuse et non sérieusement contestable, justifiant l'injonction de libérer les lieux sans délai.
N° TA13-2603524(TA13-2603524)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un occupant sans titre d'un logement universitaire géré par le CROUS d'Aix-Marseille-Avignon. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'occupation illégale privait le service public de répondre à la demande étudiante. La demande a été jugée sérieuse et non sérieusement contestée, justifiant l'injonction de libérer les lieux sans délai.
N° TA13-2501138(TA13-2501138)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la métropole Aix-Marseille-Provence pour constater une contravention de grande voirie. Le tribunal a retenu la responsabilité de M. A..., propriétaire du navire "Mariclo", pour occupation sans autorisation d'un poste à flot dans le port du Frioul. Cette occupation irrégulière, constitutive d'une atteinte au domaine public portuaire, a été constatée sur le fondement des articles L. 5335-4 et L. 5337-1 du code des transports et L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA13-2510307(TA13-2510307)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que le préfet des Bouches-du-Rhône était compétent pour signer l'arrêté et que la mesure, fondée sur l'article L. 611-1 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale après le rejet définitif de sa demande d'asile. La demande d'injonction de délivrer un titre de séjour a également été rejetée.
N° TA13-2510318(TA13-2510318)
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête d'un ressortissant marocain demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal estime que la décision, prise par une autorité compétente en vertu d'une délégation, est suffisamment motivée et ne révèle pas d'erreur manifeste d'appréciation dans l'examen de la situation personnelle du requérant. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et de la Convention européenne des droits de l'homme sont écartés.
N° TA13-2510321(TA13-2510321)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant guinéen contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour de deux ans. La juridiction a jugé que la décision était suffisamment motivée, procédait d'un examen particulier de la situation du requérant et ne portait pas d'atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a notamment relevé que le requérant, débouté de l'asile et sans attaches familiales ou insertion en France, n'était pas fondé à contester la mesure d'éloignement.
N° TA13-2510323(TA13-2510323)
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. D... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction écarte les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'autorité signataire, à l'insuffisance de motivation et à la méconnaissance de l'article L. 311-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle estime que l'arrêté est régulier en droit et que le préfet n'était pas tenu de procéder à un examen particulier de la situation personnelle du requérant au stade de cette procédure d'éloignement.
N° TA13-2510325(TA13-2510325)
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante russe. La juridiction a estimé que le refus méconnaissait le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'intégration scolaire prolongée et des attaches familiales de l'intéressée en France. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de quinze jours.
N° TA13-2511629(TA13-2511629)
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal estime que l'arrêté, pris sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est légal, notamment car le signataire était compétent par délégation et la motivation est suffisante. Il écarte également les griefs tirés d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), considérant que l'autorité administrative a procédé à l'examen individuel requis par la loi.
N° TA13-2511630(TA13-2511630)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral rejetant sa demande de titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que le requérant, dont la présence régulière en France n'était établie qu'à partir de 2020 et qui avait conclu un PACS en 2023, ne démontrait pas que le refus de titre portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.