40 021 décisions disponibles — page 18/2002
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... pour incompétence. Le litige portait sur une demande d'indemnisation liée à l'interprétation des règles de l'allocation aux adultes handicapés. Le tribunal a jugé que ce contentieux, relevant de la commission des droits et de l'autonomie, est de la compétence exclusive du juge judiciaire en application des articles L. 241-6 du code de l'action sociale et L. 142-1 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'une décision de mise à charge d'un indu de RSA. La juridiction constate que le requérant n'a pas produit la décision attaquée malgré une mise en demeure, rendant sa demande manifestement irrecevable. La solution s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un rejet implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La demande est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté d'exclusion définitive d'un lycéen. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car l'élève est désormais scolarisé dans un autre établissement, ce qui ne caractérise pas une atteinte grave et immédiate à son droit à l'éducation. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour autorisant le travail à un ressortissant étranger. Le juge a considéré que le refus de délivrance, malgré une demande complète et non abusive, portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de travailler. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la délivrance de plein droit du récépissé.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension et l'annulation du transfert scolaire de ses enfants. Le juge a jugé la demande irrecevable car elle ne respectait pas la procédure de l'article R. 522-1 du code de justice administrative, qui exige que la demande de suspension soit présentée dans une requête distincte de celle visant l'annulation. La décision a donc été rejetée sans examen du fond, sur le seul vice de procédure.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'une ressortissante tunisienne visant à enjoindre au préfet de statuer sur son renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, rendant l'injonction impossible. La décision s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un étudiant étranger visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de titre de séjour. Le juge a estimé que le délai de près de deux mois entre l'expiration du titre et la saisine du tribunal était contradictoire avec l'urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête a donc été jugée irrecevable au titre de la procédure d'urgence, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Vitrolles. Le tribunal a jugé que les irrégularités alléguées dans le dossier de demande, notamment concernant la notice architecturale (article R. 431-8 du code de l'urbanisme), n'étaient pas de nature à fausser l'appréciation de la légalité du projet. Il a également considéré que les autres moyens, relatifs à la conformité au PLU et à d'autres articles du code de l'urbanisme, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler le refus de permis de construire pour une maison et des chenils. La juridiction a jugé que le maire était compétent pour signer l'arrêté et que le délai d'instruction n'était pas expiré, empêchant ainsi la naissance d'un permis tacite. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives à l'instruction des demandes d'autorisation.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la SCI Butavand Schreiner visant à annuler l'arrêté municipal d'opposition à une déclaration préalable de travaux. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment car les travaux de couverture d'une terrasse, réalisés il y a moins de dix ans, méconnaissaient les règles de profondeur des constructions du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de l'insuffisance de motivation ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation de l'arrêté municipal s'opposant à la création d'une piscine. Il juge que le règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune, qui restreint en zone agricole (A) les constructions aux seules annexes nécessaires à l'activité agricole, est conforme au code de l'urbanisme (article L. 151-12). Le projet, qui ne démontre pas cette nécessité agricole, est donc irrégulier, et le moyen tiré d'une inégalité de traitement est écarté.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir visant l'annulation du refus de permis de construire. Le tribunal a jugé que l'arrêté municipal était légal, notamment en raison de la méconnaissance par le projet des prescriptions patrimoniales du PLUi protégeant la villa Plasse (élément EV 137) et de l'article L. 113-2 du code de l'urbanisme concernant l'impact sur un espace boisé classé. Les moyens tirés de l'incompétence de l'autorité signataire et de l'insuffisance de motivation ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté le recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire et un permis modificatif délivrés pour la reconstruction d'une maison à Salon-de-Provence. Le tribunal a jugé que le projet de reconstruction à l'identique était autorisé par l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme, la requérante n'ayant pas démontré que le plan local d'urbanisme contenait une interdiction expresse contraire. Le moyen tiré de l'absence d'attestation d'architecte a également été écarté, faute de preuve que le plan de prévention des risques l'exigeait.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant sur deux requêtes en excès de pouvoir, a rejeté les demandes de la société BVI visant à annuler deux arrêtés municipaux de retrait d'un permis de construire. Le tribunal a jugé que le maire de Mimet était compétent pour retirer les permis, l'un tacite et l'autre délivré suite à une injonction juridictionnelle, en raison d'une fraude caractérisée par la dissimulation d'une servitude de passage dans le dossier de demande. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives au retrait pour fraude et sur la jurisprudence administrative en la matière.
La décision concerne le refus du bénéfice du RSA à une ressortissante algérienne titulaire d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en premier ressort, annule la décision implicite de rejet et enjoint au département des Bouches-du-Rhône d'accorder le RSA à la requérante. Le tribunal applique l'article 7 de la déclaration de principes franco-algérienne du 19 mars 1962, qui garantit l'égalité de traitement avec les nationaux français, ainsi que les articles L. 262-2 et L. 262-4 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de bénéficiaires du RSA demandant l'annulation du refus de remise d'un indu de 14 065,11 €. Le juge a estimé que les requérants, bénéficiaires depuis 2009, ne pouvaient invoquer leur bonne foi pour justifier l'absence de déclaration de ressources, et que leur situation financière ne justifiait pas une remise au titre de la précarité. La décision s'appuie sur les articles L. 262-46 et L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles qui régissent la récupération et la remise des indus de RSA.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté le recours en excès de pouvoir de Mme A... visant l'annulation du refus de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a estimé que la requérante, bien qu'invoquant sa précarité, n'avait pas produit d'éléments suffisants sur l'intégralité de ses charges et ressources pour permettre d'apprécier si sa situation justifiait une remise de dette. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui encadre la remise d'un indu de RSA en cas de précarité ou de bonne foi du débiteur.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A... contestant des décisions de la CAF concernant une remise partielle d'indu d'APL, le refus du RSA et le rejet d'une demande de complémentaire santé solidaire. Le juge a relevé d'office que la contestation sur le RSA avait perdu son objet suite à une régularisation par le département, et qu'il était incompétent pour connaître du litige relatif à la complémentaire santé solidaire, ce contentieux relevant de la juridiction judiciaire en application des articles L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire et L. 142-1 du code de la sécurité sociale. Seul le recours contre la décision de remise partielle de l'indu d'APL restait à examiner au fond.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme B... visant à annuler le refus de remise d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). La juridiction constate que la requérante, bien que de bonne foi, n'a pas apporté d'éléments probants démontrant une situation de précarité justifiant une remise gracieuse. La décision s'appuie sur l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui conditionne une telle remise à la précarité ou à la bonne foi du débiteur.