40 021 décisions disponibles — page 20/2002
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le préfet des Bouches-du-Rhône avait légalement refusé le titre de séjour au motif que l'intéressée n'avait pas justifié d'une entrée régulière en France, condition exigée par l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 pour délivrer un certificat de résidence au titre de la vie privée et familiale. Les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme, n'ont pas été retenus.
Le Tribunal Administratif de Marseille, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, annule l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B... et prononçant son obligation de quitter le territoire. La juridiction estime que la condamnation pour usage de stupéfiants invoquée par le préfet, compte tenu de son caractère isolé et peu grave, ne constitue pas une menace pour l'ordre public au regard de l'intégration socio-professionnelle et familiale de l'intéressé, résidant en France depuis 34 ans. La décision est donc illégale au regard des dispositions de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille statue sur une demande de référé visant à obtenir la liquidation d'une astreinte et une nouvelle injonction pour l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Bouches-du-Rhône de réexaminer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que l'administration a, entre-temps, délivré un récépissé à l'intéressé et décidé de procéder au renouvellement, ce qui constitue un élément nouveau. Par conséquent, il rejette la demande de nouvelle injonction et de modification de l'astreinte, mais liquide partiellement l'astreinte provisoire déjà prononcée pour la période d'inexécution constatée, en application des articles L. 521-4 et L. 911-7 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du renouvellement du certificat de résidence d'un ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'un doute sérieux existait quant à la légalité de la décision, notamment au regard des stipulations de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de titre de séjour "talent-salarié qualifié". Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la suspension du contrat de travail du requérant et de l'atteinte grave à sa situation. Il a également relevé un doute sérieux sur la légalité de la décision, fondé sur une possible méconnaissance des dispositions de l'article L. 421-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a ordonné la suspension de la décision contestée.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le rejet d'une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par la perte d'emploi et la situation irrégulière du requérant, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de l'arrêté préfectoral, notamment quant à l'examen de sa situation familiale. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de l'arrêté contesté, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. C... visant l'annulation de son assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, écartant le moyen d'incompétence et estimant que l'absence de risque de fuite n'affectait pas la légalité de la mesure. La décision s'appuie sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne subordonne pas l'assignation à résidence à l'existence d'un tel risque.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, en raison des graves conséquences immédiates pour le requérant, notamment sur son emploi et ses ressources. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a accordé une provision à un demandeur pour préjudice lié à l'absence de relogement par l'État, malgré une décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire. Le juge a estimé que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable pour la période postérieure à une précédente provision, en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative et des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Toutefois, le montant alloué a été fixé à 800 euros, bien inférieur aux 10 000 euros demandés, en considération de la durée de la carence et de la composition du foyer.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a suspendu la décision implicite de rejet du renouvellement de la carte de résident d'un ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'un doute sérieux existait sur la légalité du refus, au regard notamment de l'article 10 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'administration n'ayant pas présenté de défense.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour « salarié ». Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, en raison de la présomption applicable aux refus de renouvellement et des graves conséquences sur la situation professionnelle et sociale du requérant. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en lien avec les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension du rejet de son renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le litige relevait du tribunal administratif de Montreuil, lieu de résidence du requérant à la date de la décision attaquée. Cette solution est fondée sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, appliqués en vertu de l'article R. 522-8-1.
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant la Tunisie comme pays de renvoi pour l'exécution de son interdiction judiciaire du territoire. La juridiction écarte tous les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation et de la méconnaissance du droit d'être entendu, considérant que la décision est régulière. Elle applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 721-3 à L. 721-5) et rejette également la demande d'aide juridictionnelle provisoire comme superfétatoire.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension et d'injonction présentée par une mère concernant le refus d'accueil de sa fille à l'école et à la cantine le vendredi. Le juge a estimé, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, qu'aucun des moyens soulevés ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision de la directrice d'école. Par conséquent, sans avoir à examiner la condition d'urgence, la requête a été jugée mal fondée.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à contester le rejet de sa demande d'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a jugé qu'il n'était pas compétent pour connaître de ce litige, relevant du contentieux général de la sécurité sociale. La compétence appartient exclusivement au tribunal judiciaire, en application des articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête en excès de pouvoir dirigée contre le refus d'accorder une aide humaine (AESH) et l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH). Le tribunal a jugé qu'il n'était pas compétent pour connaître de ces litiges, relevant que les décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) sur ces matières sont, en vertu des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, contestables devant le tribunal judiciaire. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a donc été rejetée pour incompétence manifeste du juge administratif.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant brésilien visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, ayant déposé sa demande tardivement et étant sans titre depuis plus de deux mois, ne justifiait pas de l'urgence extrême requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une sauvegarde de liberté fondamentale. La requête a été rejetée par application de la procédure de l'article L. 522-3 du même code, le juge considérant que d'autres voies procédurales étaient plus adaptées.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante algérienne visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la requête est mal fondée car une décision implicite de rejet de sa demande est née au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Ordonner la délivrance du récépissé ferait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante algérienne visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un document provisoire de régularisation. Le juge estime que sa demande de renouvellement de titre de séjour a fait l'objet d'une décision implicite de rejet de l'administration, née au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA. La mesure sollicitée faisant obstacle à l'exécution de cette décision, la requête est jugée mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la requête de l'épouse d'un ressortissant tunisien demandant une injonction au préfet pour accélérer le traitement d'une demande de titre de séjour. La juridiction retient d'abord l'irrecevabilité de la requête, présentée par une personne non habilitée à représenter le demandeur devant la justice administrative (articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative). Au surplus, elle estime que la demande est mal fondée, une décision implicite de rejet étant née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.