40 021 décisions disponibles — page 22/2002
**Sujet principal** : Demande de provision en référé pour préjudice lié à l'absence de relogement après une décision de la commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Le tribunal accorde partiellement la demande en condamnant l'État à verser une provision de 3 200 euros à la requérante pour la période du 6 décembre 2024 au 31 mars 2026, mais rejette la demande initiale de 15 000 euros. Il admet également la requérante au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions d'octroi d'une provision), les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation (obligation de relogement et délais), et l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 (aide juridictionnelle).
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête d'un ressortissant turc demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers la Croatie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait aucun élément probant à l'appui de ses allégations concernant l'existence de liens familiaux en France justifiant l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral prolongeant l'assignation à résidence d'un ressortissant étranger. Le tribunal a annulé l'arrêté du 4 mars 2026, considérant que le préfet des Hautes-Alpes avait méconnu les dispositions des articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne démontrant pas que l'éloignement demeurait une perspective raisonnable. Il a également admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance le recours en excès de pouvoir d'un détenu contre le refus de son transfert vers un autre établissement pénitentiaire. Le tribunal qualifie cette décision de mesure d'ordre intérieur, estimant qu'elle ne porte pas atteinte à un droit ou une liberté fondamentale du requérant. La requête est donc jugée irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Sujet principal : Recours contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la requête comme étant manifestement irrecevable. Textes appliqués : Articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, car la requête, présentée comme un recours gracieux direct au tribunal, ne constitue pas un recours contentieux valable et ne contient pas d'exposé de moyens.
Sujet principal : Incompétence territoriale du tribunal saisi pour un litige relatif à un refus d'aménagement d'une suspension administrative du permis de conduire. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (formation d'ordonnance). Solution retenue : Transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris, compétent car le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée. Textes appliqués : Articles R. 351-3, R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance un recours en excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le juge estime que ce classement, motivé par le défaut de production d'un acte de naissance original demandé par la préfecture, ne constitue pas une décision faisant grief, car le dossier était incomplet. La requête est donc jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administratif et de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré la situation professionnelle de la requérante, au regard notamment de son passé récent d'infractions routières. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 224-2 du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'astreinte et d'aide juridictionnelle provisoire. Le juge estime que la demande de modification de l'ordonnance de référé (article L. 521-4 du code de justice administrative) est devenue sans objet suite à l'annulation, par un jugement antérieur, de la décision préfectorale rejetant la demande de titre de séjour. Concernant l'aide juridictionnelle (loi du 10 juillet 1991), il considère qu'il n'y a pas lieu de l'accorder.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., suite à son absence de réponse à une demande de maintien de sa requête. Le juge applique les dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, qui prévoit qu'un requérant est réputé s'être désisté s'il ne confirme pas le maintien de ses conclusions dans le délai imparti. En conséquence, la procédure est éteinte sans examen du fond de la demande, qui portait sur l'indemnisation d'un préjudice lié à une indemnité de fidélisation.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Cette solution est retenue car l'administration a réouvert l'instruction de la demande en cours d'instance, faisant ainsi disparaître l'objet du litige. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative et condamne néanmoins l'État à verser 700 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le rejet implicite d'une demande de titre de séjour. Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, notamment l'absence de décision expresse et la demande d'un document inexistant, sont inopérants. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes fondées sur des moyens manifestement inopérants.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance un recours en excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le juge estime que ce classement, intervenu après que le requérant n'a pas produit les documents complémentaires demandés dans le délai imparti, ne constitue pas une décision faisant grief. La requête est donc jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le juge estime que ce classement, intervenu car le requérant ne s'est pas présenté à l'entretien muni de son acte de naissance original comme demandé, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours. La requête est donc jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d’injonction faite au département des Bouches-du-Rhône de trouver un hébergement d’urgence à la requérante et à son enfant. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas caractérisée, la requérante ayant quitté volontairement son hébergement stable et bénéficiant encore d’une solution temporaire au moment de l’audience. La décision s’appuie sur les conditions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, tout en accordant l’aide juridictionnelle provisoire à la requérante.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de suspension du permis de conduire. Le juge a estimé que le tribunal était incompétent territorialement, car le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée. L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour décliner sa compétence au profit du Tribunal administratif de Paris, et rejette la requête en application des articles L. 522-3 et R. 522-8-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la requête d'un ressortissant libanais demandant l'injonction au préfet d'enregistrer et d'instruire sa demande de changement de statut de séjour. Le juge estime que, la demande ayant été adressée le 14 novembre 2025, un rejet implicite est intervenu au plus tard le 14 mars 2026 par l'effet du silence gardé par l'administration, conformément aux articles R. 432-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête est jugée irrecevable en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, le juge n'ayant pas à ordonner une mesure devenue sans objet.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire concernant des désordres (infiltrations d'eau) affectant le centre social Saint Just-Corot à Marseille, à la demande de la commune. La juridiction a admis l'intervention de l'assureur Areas dommages et a fixé une mission d'expertise contradictoire impliquant la commune, l'entreprise de construction, les architectes, les sous-traitants et leurs assureurs respectifs. Cette mesure a été prise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'instruction.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande en référé précontractuel formée par plusieurs associations contestant l'attribution d'un marché public de médiation sociale à l'association Pops. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment concernant la régularité de la candidature et de l'offre de l'attributaire, ainsi que l'analyse des offres, n'étaient pas de nature à caractériser un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence. La décision s'appuie sur les articles L. 551-1 du code de justice administrative et les dispositions pertinentes du code de la commande publique relatives à la capacité des candidats et à la régularité des offres.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à un ressortissant étranger un récépissé l'autorisant à travailler pendant l'instruction de sa demande de changement de statut. La juridiction a constaté la non-exécution d'une précédente injonction et a appliqué l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour enjoindre l'administration, sous astreinte, de remettre le récépissé prévu à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Elle a également condamné l'État à verser une somme au requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.