40 021 décisions disponibles — page 24/2002
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant gabonais visant à enjoindre au préfet d'examiner sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un document provisoire. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA, et que l'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision. La requête est donc jugée irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un ressortissant tunisien visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un duplicata de sa carte de résident. Le juge a estimé que le requérant, bien que confronté à des difficultés pour renouveler ses certificats professionnels (CACES) et justifier de son séjour, n'avait pas caractérisé l'urgence extrême requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été jugée irrecevable au titre de cette procédure d'urgence.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui sollicitait initialement une injonction d'hébergement d'urgence pour elle-même et son enfant. Par conséquent, il n'y a plus lieu de statuer sur le fond de sa demande, qui était fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une atteinte à une liberté fondamentale. La procédure est close sans examen des mesures sollicitées contre le conseil départemental et le préfet.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'hébergement d'urgence d'une famille dont la demande d'asile a été définitivement rejetée. Le juge des référés estime que la requérante, qui invoque la vulnérabilité de ses trois jeunes enfants et ses problèmes de santé, ne démontre pas de circonstances exceptionnelles, au sens de l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, justifiant une prise en charge malgré son obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est le rejet de la demande d'injonction au préfet, l'ordonnance considérant que l'administration n'a pas commis de carence constitutive d'une atteinte grave et illégale à une liberté fondamentale.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, rejette la demande de remise en liberté d'un étranger placé en rétention administrative. Le juge estime que la contestation d'une décision de placement en rétention relève de la compétence exclusive du juge judiciaire (juge des libertés et de la détention), conformément à l'article L. 741-10 du CESEDA. Par conséquent, la juridiction administrative se déclare incompétente pour connaître de cette requête, appliquant les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé-liberté pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ou d'un titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le juge estime que le rejet implicite de la demande de titre de séjour par l'administration (au terme du délai de 4 mois) n'est pas manifestement illégal, et que la situation de la requérante ne caractérise pas l'urgence requise pour une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale. **Textes appliqués** : Articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative (référé-liberté et procédure de rejet), ainsi que les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (rejet implicite des demandes de titre).
**Sujet principal** : Demande de suspension en urgence d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête comme irrecevable. Il estime que la procédure de recours spéciale prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) contre une OQTF est exclusive et offre des garanties équivalentes au référé-liberté, interdisant ainsi le recours à cette dernière voie. **Textes appliqués** : Articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative (CJA), ainsi que les articles L. 614-1, L. 911-1 du CESEDA et L. 722-7 du CJA, qui organisent la procédure spéciale de contestation des OQTF.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par la commune de Miramas concernant des désordres (infiltrations, défauts de fixation, affaissement de toiture) affectant l'école Jean Moulin suite à des travaux. Le juge a ordonné une expertise contradictoire sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, la jugeant utile pour une future action au fond. En revanche, il a rejeté la demande de provision de 31 914,29 euros, estimant que l'existence et le montant de la créance n'étaient pas établis avec un degré de certitude suffisant au sens de l'article R. 541-1 du même code.
**Sujet principal** : Recours en référé contractuel visant à contester l'attribution d'un marché public d'exploitation de déchèteries par la métropole Aix-Marseille-Provence. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête de la société LVD environnement. Il estime qu'aucun des moyens soulevés (inexistence de la société attributaire, cause d'exclusion, offre anormalement basse) n'établit un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative (conditions du référé contractuel) et sur les articles L. 2141-1, L. 2152-5 et L. 2152-6 du code de la commande publique (exclusion des candidats et offre anormalement basse).
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A... E... visant à annuler un arrêté de transfert aux autorités espagnoles et un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent, que la motivation était suffisante et que les moyens soulevés, fondés sur le règlement Dublin III (UE n°604/2013), n'étaient pas établis. Il a toutefois accordé à la requérante l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a modifié une précédente injonction en raison de son inexécution par le préfet. Le juge a ordonné la délivrance d'une carte de séjour provisoire sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Il a également alloué une provision sur frais d'avocat à la charge de l'État, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté comme manifestement irrecevable un recours pour excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le juge a estimé que cette décision préfectorale, motivée par l'absence de production d'un acte de mariage original demandé, ne constituait pas un acte faisant grief, car elle intervenait sur un dossier incomplet. La solution s'appuie sur les dispositions de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
**Sujet principal** : Demande d'hébergement d'urgence pour une ressortissante étrangère et ses deux enfants mineurs, fondée sur une atteinte à une liberté fondamentale. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande d'injonction d'hébergement d'urgence. Il estime que la carence alléguée de l'administration dans la mise en œuvre du droit à l'hébergement n'est pas, en l'espèce, constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : L'article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté), l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles (droit à l'hébergement d'urgence), et l'article L. 522-3 du même code (rejet de la demande lorsque l'atteinte n'est pas manifestement établie).
Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance une requête visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Il estime que la demande est manifestement irrecevable, car le juge administratif ne peut, en principe, adresser d'injonction à l'administration ni se substituer à elle. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui définissent les conditions de recevabilité des recours.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant ses deux demandes d'injonction au préfet des Bouches-du-Rhône pour l'exécution d'une précédente ordonnance. La juridiction a joint les deux requêtes en raison de leur identité. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'association requérante dans le cadre d'un recours en plein contentieux. Le litige portait initialement sur l'annulation et la réformation d'un arrêté départemental fixant le budget d'un service expérimental, pour défaut de financement d'une revalorisation salariale. La décision est prise en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le premier vice-président à constater un désistement.
Le Tribunal administratif de Marseille donne acte du désistement pur et simple de l'association requérante, mettant ainsi fin à la procédure. Le litige portait sur le refus du conseil départemental de financer, dans le prix de journée d'un établissement social, la revalorisation salariale dite « Oubliés du Ségur ». La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour valider ce désistement.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir formé contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. Cette décision est prise en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, au motif que le requérant, libéré de rétention, n'a laissé aucune adresse permettant la conduite de la procédure. La juridiction ne se prononce donc pas sur le fond de la demande d'annulation.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... dirigée contre le refus du département des Bouches-du-Rhône de lui accorder une aide du fonds de solidarité logement. La juridiction estime que la requête est manifestement irrecevable car elle ne contient pas d'exposé des moyens ni de conclusions, en méconnaissance des exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administratif. Le rejet est prononcé en application de la procédure de l'article R. 222-1 4° du même code, la requérante n'ayant pas régularisé sa demande après mise en demeure.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. Le juge constate que la requérante s'est bornée à transmettre des décisions administratives sans formuler de conclusions ni exposer ses moyens, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code, après que la requérante n'a pas régularisé sa demande suite à une invitation du greffe.