40 021 décisions disponibles — page 21/2002
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d’un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement avait fait naître une décision implicite de rejet, à laquelle une mesure d’injonction ne pouvait faire obstacle. La solution s’appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-15-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en référé d'une ressortissante algérienne demandant l'injonction au préfet de statuer sur son renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu'un silence de quatre mois de l'administration sur une telle demande vaut décision implicite de rejet, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne peut ordonner la mesure sollicitée sans méconnaître l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme A... visant à suspendre l'exécution de la décision invalidant son permis de conduire. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas caractérisée, malgré les allégations de la requérante concernant sa situation professionnelle et familiale. La juridiction relève notamment que les infractions reprochées sur une période récente révèlent un comportement répétitif justifiant, au regard des exigences de sécurité routière, le maintien de la mesure contestée.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus de permis de construire pour un projet agricole. La juridiction a jugé que l'avis conforme défavorable du préfet, fondé sur les articles L. 111-3 et L. 111-4 du code de l'urbanisme, était légal et que le projet n'était pas nécessaire à l'exploitation agricole au sens de la loi. Elle a également écarté les moyens soulevés contre la régularité de la procédure d'avis.
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'arrêtés municipaux s'opposant à une déclaration préalable pour l'installation de panneaux photovoltaïques. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le maire était fondé à refuser l'autorisation au motif que le bâtiment concerné faisait l'objet d'une construction illégale non régularisée. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives à l'irrecevabilité des demandes d'autorisation en cas d'infraction non résorbée.
**Sujet principal** : Recours d'une agente contractuelle de l'État contre le non-renouvellement de son CDD et le rejet de sa demande indemnitaire pour rupture abusive, harcèlement moral et discrimination. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (4ème Chambre). **Solution retenue** : 1. Les conclusions visant à annuler la décision rejetant la demande indemnitaire préalable sont déclarées irrecevables, car cet acte de rejet a seulement pour effet de lier le contentieux (application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative). 2. Concernant la décision de non-renouvellement du contrat, le tribunal rejette les moyens soulevés par la requérante. Il estime notamment que le délai de prévenance de huit jours (article 45 du décret du 17 janvier 1986) a été respecté, le bilan de fin de contrat ayant été réalisé le 17 mai pour un terme le 31 mai. **Textes appliqués** : Article R. 421-1 du code de justice administrative ; article 45 du décret n°86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux agents contractuels de l'État.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en premier ressort, a annulé deux décisions de la commission de recours amiable d'une caisse d'allocations familiales confirmant la mise à charge d'indus de prime d'activité. Le juge a estimé que ces créances, effacées par une décision antérieure de la commission de surendettement des particuliers, n'étaient plus exigibles. La solution s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale relatives au recouvrement des indus et sur celles du code de la consommation concernant les procédures de rétablissement personnel.
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi d'une opposition à une contrainte émise pour récupérer un indu d'aide personnelle au logement. La juridiction constate que la caisse d'allocations familiales a retiré la contrainte et remboursé la somme avant le jugement. Elle prononce donc un non-lieu à statuer, les conclusions de la requête ayant perdu leur objet.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B... formant opposition à une contrainte pour recouvrement d'un indu de prime d'activité. Le juge a jugé la requête irrecevable car elle a été adressée après l'expiration du délai légal de quinze jours prévu à l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale. La décision s'appuie également sur les principes généraux du code de justice administrative relatifs aux délais de recours.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par la commune de Bouc-Bel-Air. Le tribunal a jugé que le requérant, un tiers, ne pouvait contester la décision au motif que l'administration n'aurait pas vérifié la qualité du pétitionnaire, sauf en cas de fraude avérée ou d'absence manifeste de droit. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme concernant la recevabilité des demandes de permis.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C... D... visant à annuler un arrêté préfectoral de février 2025 refusant son admission au séjour et ordonnant son éloignement. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation régulière et que la motivation de la décision, qui s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers, était suffisante. La juridiction a ainsi estimé que les moyens soulevés, y compris la méconnaissance alléguée de l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral du 8 juillet 2025 refusant la délivrance d'un certificat de résidence et imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à un ressortissant algérien. La juridiction a estimé que le préfet des Bouches-du-Rhône avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, en ne tenant pas suffisamment compte des liens personnels et familiaux du requérant en France (mariage avec une ressortissante française, projet de famille et insertion professionnelle stable). Le tribunal a enjoint à l'administration de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d'un mois.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que le rejet définitif de sa demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA justifie légalement la mesure d'éloignement prise par le préfet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision municipale refusant le renouvellement d'une autorisation d'occupation du domaine public pour une terrasse de restaurant. Le juge a déclaré la requête irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la copie de la requête au fond, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La décision a donc été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du fond de l'affaire.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision municipale refusant le renouvellement d'une autorisation d'occupation du domaine public pour une terrasse de restaurant. Le juge constate que la requête en référé n'est pas accompagnée de la copie de la requête au fond, ce qui la rend irrecevable au regard des articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative. Par conséquent, il n'est pas procédé à l'examen des conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité.
Sujet principal : Demande d'annulation d'une décision de mise à charge d'un indu d'aide personnelle au logement. Juridiction : Tribunal administratif de Marseille (formation de jugement non précisée). Solution retenue : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable, car la requérante n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation, et la notification de cette demande est jugée régulière. Textes appliqués : Articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, relatifs au rejet des requêtes irrecevables et à l'obligation de joindre la décision attaquée.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a jugé qu'il n'était pas compétent pour connaître de ce litige, relevant du contentieux général de la sécurité sociale. La compétence appartient au tribunal judiciaire, conformément aux articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre la CAF des Bouches-du-Rhône. Le litige porte sur le recouvrement d'une pension alimentaire par l'ARIPA, un sujet qui relève exclusivement de la compétence de l'autorité judiciaire. La juridiction administrative se déclare donc incompétente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les articles L. 582-1 du code de la sécurité sociale et 373-2-2 du code civil confirmant la compétence du juge aux affaires familiales.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. E... B... visant à annuler son arrêté de reconduite à la frontière. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral du 20 mars 2026 était légal, notamment car il était suffisamment motivé et signé par une autorité compétente en vertu d'une délégation. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'accord franco-algérien.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution d'une décision implicite de rejet du renouvellement d'un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a retenu l'urgence en raison du préjudice grave et immédiat pour la requérante et a estimé qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision au regard de l'article 8 de la CEDH et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La suspension est ordonnée en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.