40 021 décisions disponibles — page 33/2002
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral ordonnant la remise aux autorités italiennes et l'interdiction de circulation du requérant. Le juge estime que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la méconnaissance des garanties procédurales prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la directive « retour », ne sont pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande d'injonction et de provision pour frais d'avocat est également rejetée.
Sujet principal : Recours contre une demande de pièces complémentaires dans le cadre d'une procédure de reconnaissance d'un accident de service. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (formation d'ordonnance). Solution retenue : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, le courrier sollicitant des pièces n'étant pas une décision faisant grief. Textes appliqués : Articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, relatifs aux requêtes manifestement irrecevables et aux conditions de saisine de la juridiction.
La société Planet conteste devant le Tribunal Administratif de Marseille les retenues à la source appliquées par l'administration fiscale sur des versements effectués à une société maltaise au titre des années 2017 et 2018. Le tribunal rejette sa demande, considérant que les sommes versées en contrepartie de la sous-distribution exclusive de programmes de fitness sous la marque « Les Mills » constituent des redevances pour l'exploitation d'un droit de propriété intellectuelle. Par conséquent, elles relèvent bien du régime de la retenue à la source prévu par l'article 182 B du code général des impôts et ne peuvent être qualifiées de simples rémunérations pour prestations de services.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à engager la responsabilité de la commune d'Allauch pour les dommages causés par l'effondrement d'un mur. La juridiction a jugé que le mur, situé entre deux propriétés privées, était présumé mitoyen en application de l'article 653 du code civil et ne constituait donc pas un ouvrage public. Par conséquent, le régime de responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics n'était pas applicable, et le requérant a été condamné à verser 3 000 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande d'un contribuable visant à obtenir la décharge d'une pénalité pour manquement délibéré. Le requérant contestait l'application de cette pénalité, prévue à l'article 1729 a) du code général des impôts, suite à l'omission de déclarer une plus-value sur cession de parts sociales. La juridiction estime que l'administration a rapporté la preuve du caractère délibéré du manquement, notamment au vu de l'expérience professionnelle du contribuable en matière de gestion d'entreprise, ce qui rendait l'omission inexcusable.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. B..., demandant l'annulation de son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le préfet des Alpes-de-Haute-Provence avait légalement pris sa décision, fondée sur le rejet définitif de la demande d'asile, et que les moyens soulevés (vice de procédure et erreur d'appréciation) n'étaient pas établis. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
Le Tribunal Administratif de Marseille statue sur un recours en référé-suspension (article L. 521-1 du CJA) concernant le refus de renouvellement d'un titre de séjour. Le juge rejette la demande de suspension, estimant que le requérant n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence justifiant une mesure provisoire. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'un référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de carte de séjour pluriannuelle "vie privée et familiale". Le juge a suspendu l'exécution de cette décision, estimant qu'il existait un doute sérieux sur sa légalité, notamment quant au respect de la vie privée et familiale du requérant et à l'intérêt supérieur de ses enfants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 423-7 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de loger Mme B... dans un délai de quatre mois. Le juge a constaté que la requérante, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, n'avait pas reçu d'offre adaptée dans le délai légal. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme C... A... qui contestait le rejet implicite de sa demande de régularisation du dossier de son défunt époux par la Caisse nationale d’assurance vieillesse. Le tribunal a considéré que les moyens invoqués (défaut d’examen sérieux, erreur de droit) n’étaient assortis d’aucune pièce ou précision permettant d’en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été jugée irrecevable en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet le rejet sommaire des requêtes manifestement infondées ou insuffisamment motivées.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, se prononce sur une requête en excès de pouvoir visant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Il constate que le requérant résidait dans le département de la Seine-Saint-Denis à la date de la décision contestée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il déclare incompétent et transmet le dossier au Tribunal administratif de Montreuil, juridiction territorialement compétente.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, avec interdiction de retour et fixation du pays de renvoi. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne révélait ni erreur manifeste d'appréciation ni défaut d'examen. Le tribunal a notamment relevé que le requérant, en situation irrégulière, ne justifiait pas de son entrée régulière, de son séjour, ni d'attaches personnelles ou professionnelles en France.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que le préfet des Bouches-du-Rhône n'avait pas méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni commis d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu du séjour irrégulier prolongé du requérant malgré des mesures d'éloignement antérieures et de l'absence d'attaches familiales établies en Algérie. La décision s'appuie sur le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la Convention EDH.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C... A..., un ressortissant algérien, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le refus de titre de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, au regard des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La décision s'appuie également sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C... B..., un ressortissant serbe, visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation de pouvoir et a estimé que le refus, fondé sur l'absence de liens familiaux suffisamment stables en France, ne constituait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne révélait ni défaut d'examen sérieux ni erreur manifeste d'appréciation. Elle s'est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 613-1) et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal estime que la décision, prise par une autorité compétente, est suffisamment motivée et ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. Il applique principalement les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en excès de pouvoir de M. B... visant à annuler le rejet de sa demande de pension militaire d'invalidité. Le tribunal retient l'irrecevabilité du recours pour tardiveté, celui-ci ayant été introduit après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administratif. La demande d'expertise est également rejetée, l'article R. 532-1 du même code ne permettant pas d'interrompre le délai de recours contentieux.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté le recours pour excès de pouvoir du SNICS contre une circulaire du recteur d'Aix-Marseille fixant les modalités d'attribution d'une bonification indiciaire pour les infirmiers scolaires. Le tribunal a jugé le syndicat irrecevable, estimant qu'un syndicat national ne pouvait pas défendre un intérêt collectif contre une décision administrative à portée strictement locale. La décision s'appuie sur les articles L. 2131-1 et L. 2132-3 du code du travail définissant l'intérêt à agir des syndicats.
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation d'un transfert pénitentiaire. Il juge que la décision, concernant un transfert entre établissements de même nature, constitue une mesure d'ordre intérieur, car elle ne porte pas une atteinte excessive au droit au respect de la vie privée et familiale du détenu (article 8 de la CEDH). La requête est donc déclarée irrecevable.