40 021 décisions disponibles — page 30/2002
Sujet principal : Recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par la mairie de Marseille. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (formation d'ordonnance). Solution retenue : Rejet de la requête, car elle est jugée manifestement irrecevable en raison de l'absence de moyens de droit intelligibles et suffisamment précis. Textes appliqués : Article R. 222-1, 4° et article R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a prononcé un non-lieu à statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a constaté l'absence d'adresse ou de moyen de notification du requérant, rendant la procédure impossible. Cette décision s'appuie sur l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, permettant de constater qu'il n'y a pas lieu de statuer.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Gap. Le juge estime que les moyens soulevés par la requérante (irrégularité d'affichage, atteinte à la sécurité publique, dysfonctionnements des réseaux) sont inopérants ou insuffisamment précis. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables ou aux moyens manifestement infondés.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant comorien. Le tribunal a annulé la décision, estimant que le préfet avait méconnu l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en ne procédant pas à un examen suffisant des liens personnels et familiaux du requérant en France. La juridiction a également jugé que l'autorité administrative avait violé l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en portant une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale.
Le Tribunal administratif de Marseille, saisi d'une demande de décharge de responsabilité solidaire au paiement d'impôts, a décidé de surseoir à statuer. La juridiction a transmis le dossier au Conseil d'État pour avis, estimant que l'affaire soulève des questions de droit nouvelles et sérieuses sur l'interprétation de l'article 1691 bis du code général des impôts. Ces questions portent notamment sur la période et le cadre d'appréciation de la condition de fraude pouvant faire obstacle à la décharge.
**Sujet principal** : Demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour et d'injonction de délivrer une attestation de prolongation d'instruction. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête, car l'administration a déjà délivré l'attestation de prolongation d'instruction sollicitée avant le jugement, rendant la demande sans objet. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (pouvoir du juge de constater l'absence de lieu à statuer).
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant une décision implicite de refus de titre de séjour. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, malgré la situation personnelle précaire de la requérante. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a examiné une demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une carte de séjour. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en raison de l'urgence de sa situation. Cependant, il a rejeté la demande de suspension, considérant que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision administrative contestée, condition exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement d'une carte de résident opposée à la requérante. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, notamment en raison de la suspension du versement de ses allocations, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard d'un défaut d'examen de sa situation et de l'article L. 424-1 du CESEDA. La requérante a également été admise au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'un étranger visant à obtenir une injonction contre le préfet pour la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge a relevé que l'administration avait, postérieurement à la requête, délivré le titre sollicité, rendant la demande sans objet. L'ordonnance, fondée sur les articles L. 521-4 et L. 522-3 du code de justice administrative, a également alloué une somme de 600 euros à l'avocate du requérant au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal administratif de Marseille a annulé la mise en demeure du maire de Sausset-les-Pins du 29 mars 2021, qui enjoignait à un riverain de retirer des obstacles sur un chemin. La juridiction a retenu que l'acte municipal était entaché d'une erreur de fait, le tribunal judiciaire ayant préalablement établi que le chemin litigieux n'appartenait pas au domaine communal. Les conclusions des parties sur les frais de procédure ont été rejetées.
**Sujet principal** : La requérante conteste des rehaussements d'impôt sur le revenu et des pénalités pour manquement délibéré, suite à un contrôle fiscal ayant remis en cause la déduction de certains amortissements et charges liés à ses revenus locatifs. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Marseille (6ème Chambre), statuant en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge des impositions et pénalités. Il estime que les amortissements contestés, notamment ceux d'une maisonnette, ne sont pas déductibles car ils n'ont pas été "réellement effectués", c'est-à-dire correctement comptabilisés dans les écritures de l'entreprise de la requérante, conformément aux usages. **Textes appliqués** : L'article 39 du code général des impôts, qui régit la détermination du bénéfice imposable et les conditions de déduction des amortissements.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de l'association de la Boule de l'Arc de Triomphe, qui demandait l'annulation d'une convention d'occupation domaniale. Le tribunal a jugé que l'association requérante n'avait pas démontré un intérêt à agir suffisamment direct et certain pour contester ce contrat. Il a également considéré que les vices allégués, notamment concernant la personnalité morale du bénéficiaire à la date de signature, n'étaient pas établis ou étaient couverts par la régularisation ultérieure de la situation de l'association. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et de la loi du 1er juillet 1901.
**Sujet principal** : Demande en indemnisation d'une victime d'une chute sur la voie publique due à une excavation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (5ème Chambre). **Solution retenue** : La responsabilité de la métropole d'Aix-Marseille-Provence est engagée pour défaut d'entretien normal de la voie publique. Elle est condamnée à indemniser la requérante pour ses préjudices, y compris les frais d'assistance à expertise et l'aide humaine fournie par un membre de sa famille. **Textes appliqués** : Article R. 612-6 du code de justice administrative (acquiescement aux faits par défaut de mémoire en défense) et principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la SASU DMMS, qui contestait le refus d'une subvention au titre du bonus écologique. Le tribunal a jugé que l'administration avait légalement rejeté la demande, celle-ci étant restée incomplète malgré une mise en demeure de régularisation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'arrêté du 29 décembre 2017 relatif aux aides pour les véhicules peu polluants.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des pénalités suite à un contrôle fiscal sur pièces de sa société. Le tribunal a jugé la procédure régulière (contrôle sur pièces ne nécessitant pas d'avis de vérification) et a estimé que les rehaussements des résultats de la société, fondés sur le code général des impôts (notamment l'article 39), étaient justifiés, notamment quant au refus de déduire certaines charges et amortissements. La demande de sursis de paiement a été déclarée sans objet et la demande de condamnation de l'État aux dépens rejetée.
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision de l'Agence de services et de paiement refusant l'octroi d'une prime à la conversion au requérant. Le juge a estimé que l'administration avait commis une erreur de droit en ne tenant pas compte des autres moyens de preuve (déclaration de cession, facture, attestation d'assurance) produits pour établir la propriété du véhicule, alors que l'article 1 de l'arrêté du 29 décembre 2017 ne fait pas du certificat d'immatriculation la preuve exclusive. Le tribunal a enjoint à l'agence de verser la prime de 7 000 euros, mais a rejeté les demandes indemnitaires complémentaires pour défaut de preuve du préjudice allégué.
La décision concerne un recours en plein contentieux devant le **Tribunal Administratif de Marseille** portant sur la contestation par une société de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2021 et 2022. Le tribunal **rejette la demande** de la société Carmila Vitrolles, qui réclamait un abattement de 30% sur la valeur locative de ses locaux professionnels. Il applique principalement les **articles 1518 A quinquies, 1518 E et 1498 du code général des impôts**, en rappelant que la valeur locative non révisée au 1er janvier 2017 doit être déterminée selon les règles en vigueur au 31 décembre 2016, sans que la situation défavorable des locaux par rapport au local-type ne justifie l'abattement invoqué.
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande de M. et Mme C... visant à obtenir la reconnaissance d'une réduction d'impôt au titre de dons effectués en 2017. La juridiction estime que les requérants ne rapportent pas la preuve que les versements litigieux ont été effectués au profit d'organismes éligibles, les reçus fiscaux produits étant jugés non probants. La décision s'appuie sur les conditions de justification prévues à l'article 200 du code général des impôts et par l'arrêté du 26 juin 2008.
**Sujet principal** : Recours d'une SCI contre un titre de recette émis par la commune de Marseille pour le recouvrement des frais d'hébergement d'urgence d'un locataire évacué. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette le recours en annulation. Il estime que le titre de recette est régulier, notamment car il est correctement signé par une personne dûment habilitée et qu'il indique suffisamment les bases de la liquidation de la créance. **Textes appliqués** : L'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales (règles de forme du titre de recette) et l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique (obligation de motivation sur les bases de la liquidation).