40 021 décisions disponibles — page 34/2002
Le Tribunal administratif de Marseille, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, annule l'arrêté municipal d'Aubagne du 11 mars 2022 qui avait retiré une autorisation préalable pour l'installation d'un pylône de téléphonie mobile. Le tribunal juge que ce retrait est illégal car il méconnaît l'article 222 de la loi du 23 novembre 2018 (dite loi ELAN), qui interdisait expérimentalement, jusqu'au 31 décembre 2022, le retrait des décisions autorisant l'implantation d'antennes relais. La demande de la société Hivory est donc accueillie sur ce fondement.
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation d'une fonctionnaire victime d'un accident de service reconnu imputable au service. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet, considérant que le recours a pris le caractère d'un plein contentieux. Il est saisi pour statuer sur le fond de la demande d'indemnisation, l'accident étant reconnu imputable au service. **Textes appliqués** : Le jugement se réfère au cadre juridique de la réparation des accidents de service des fonctionnaires (allocation temporaire d'invalidité, rente viagère) et à l'article L. 761-1 du code de justice administrative concernant les frais irrépétibles.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la Fédération départementale des chasseurs des Bouches-du-Rhône. Le juge a considéré que la proposition de convention modifiée par le préfet constituait une simple mesure préparatoire et non un acte faisant grief, rendant le recours irrecevable. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit administratif relatifs à la recevabilité des recours pour excès de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur deux requêtes d'un militaire concernant le refus d'agréer la résiliation de son contrat d'engagement. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation, celle-ci ayant été satisfaite par une décision ultérieure du ministre, et a rejeté la demande d'indemnisation pour défaut de recours administratif préalable obligatoire. La juridiction a appliqué les dispositions du code de la défense et du code de justice administrative, notamment concernant la procédure de recours préalable.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B... contestant un forfait d'arrosage. La juridiction a jugé la demande irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions précises soumises au juge, comme l'exige l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La requête a été qualifiée de recours gracieux, qui doit être adressé à l'ASA des digues et conquêtes de Tallard, et non d'un recours contentieux valable.
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé un permis d'aménager délivré par le maire de Pélissanne pour un lotissement. Le juge a retenu que le projet nécessitait une autorisation de défrichement préalable, conformément aux articles L. 341-7 du code forestier et L. 425-6 du code de l'urbanisme, et que cette pièce obligatoire faisait défaut dans le dossier. Le permis a donc été annulé pour vice de procédure.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de maintien en rétention. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, mais a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur l'annulation de l'arrêté, celui-ci étant devenu sans objet suite à la libération de l'intéressé. Les conclusions demandant la condamnation de l'État aux frais irrépétibles ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant contestait la récupération d'un indu de rémunération, mais le document produit n'était qu'un acte préparatoire et non une décision faisant grief susceptible de recours. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête par ordonnance.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral retirant son permis de conduire pour usage de stupéfiants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, en relevant que la mesure de suspension répondait à des exigences impératives de sécurité routière. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et de l'article L. 224-2 du code de la route.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence justifiant la suspension, malgré ses allégations sur les difficultés liées à l'emploi et au logement. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet d'une carte de séjour. Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant gambien anciennement confié à l'aide sociale à l'enfance, n'établissait pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité du refus du préfet des Bouches-du-Rhône. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment concernant les conditions de délivrance des titres de séjour "vie privée et familiale" ou "salarié".
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. C... A... B... visant à annuler le procès-verbal du premier tour des élections municipales d'Aix-en-Provence. La juridiction estime que la protestation électorale est manifestement irrecevable car elle est dirigée contre des opérations (premier tour) qui n'ont abouti à l'élection d'aucun candidat, et qu'elle est donc sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté départemental ayant abrogé l'autorisation d'un lieu de vie et d'accueil. Le juge estime que les requérants n'ont pas démontré l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, c'est-à-dire une atteinte suffisamment grave et immédiate à leurs intérêts. Par conséquent, il n'a pas eu à examiner le sérieux des moyens invoqués contre la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande d'abrogation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal estime que la requête, fondée sur l'illégalité originelle de l'arrêté, est irrecevable, car la procédure d'abrogation (visée par l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration) ne peut être utilisée pour contester la légalité initiale de l'acte, mais seulement son illégalité survenue postérieurement en raison de circonstances nouvelles.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de M. B... visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de séjour autorisant le travail. Le juge estime que la condition d'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'est pas remplie, la situation invoquée perdurant depuis plus d'un mois et demi. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans préjudice d'autres voies de recours.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... visant à enjoindre au président du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône de lui verser immédiatement le RSA. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas remplie, la situation de privation de ressources invoquée perdurant depuis plusieurs mois. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension du rejet implicite d'une demande de titre de séjour. Le requérant, un ressortissant algérien, n'a pas démontré l'urgence caractérisée par une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment concernant son emploi et sa vie privée. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Sujet principal : Recours contre les résultats d'une élection municipale pour irrecevabilité due au non-respect d'un délai de recours. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (formation de jugement non précisée). Solution retenue : Rejet de la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable, car sa protestation a été déposée après l'expiration du délai légal. Textes appliqués : Article R. 119 du code électoral (délai de recours) et 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables par ordonnance).
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale de suspension du permis de conduire. Le juge estime que la requête ne relève pas de sa compétence territoriale, car le requérant résidait dans le Var à la date de la décision attaquée. L'ordonnance applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour décliner compétence au profit du tribunal administratif de Toulon.
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande de suspension d'urgence d'un refus implicite de délivrance d'une carte de résident "longue durée-UE". Le juge des référés estime que le requérant, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'en 2028, ne démontre pas l'existence d'une urgence caractérisée par une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.