Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille
40 138 décisions disponibles — page 35/2007
N° TA13-2604028(TA13-2604028)
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile afghan. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée du délai, estimant que le recours était régulier, et a admis le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire. La décision s'appuie sur les articles L. 555-1 et R. 921-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA13-2604526(TA13-2604526)
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête d'un ressortissant israélien visant à annuler un arrêté préfectoral fixant la Palestine comme pays de reconduite suite à une interdiction judiciaire définitive du territoire français. La juridiction estime que la motivation de l'arrêté est suffisante et qu'il ne révèle pas de défaut d'examen de la situation personnelle du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénal (article 131-30) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 641-1 et L. 721-4) relatives à l'exécution des interdictions du territoire.
N° TA13-2604365(TA13-2604365)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé à un ressortissant marocain demandant le renouvellement et le changement de statut de son titre de séjour. Le juge a considéré que le dossier du requérant était complet et que l'urgence était caractérisée, car l'absence de récépissé pouvait porter atteinte à son droit au séjour et au travail. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2604337(TA13-2604337)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a suspendu le rejet implicite du renouvellement du titre de séjour de M. B... et enjoint au préfet de réexaminer sa demande. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité du refus, notamment quant au respect des articles L. 425-9 et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA13-2604375(TA13-2604375)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français. Le juge constate que le recours, formé le 13 mars 2026 contre un arrêté notifié le 3 mars, est manifestement irrecevable pour tardiveté, ayant été introduit après l'expiration du délai contentieux spécial de sept jours prévu par l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête est donc rejetée en application de l'article R. 922-17 du code de justice administrative.
N° TA13-2604854(TA13-2604854)
Sujet principal : Demande d'injonction de délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction pour une demande de renouvellement de carte de résident. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête. Le juge estime que la demande ne relève pas de sa compétence en référé car elle ferait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet déjà née du silence de l'administration. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative (CJA), et articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le délai de quatre mois pour une décision implicite de rejet était écoulé.
N° TA13-2605087(TA13-2605087)
Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance la requête de M. Rasuli visant à obtenir un titre de voyage. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable, car elle ne constitue pas un recours contre une décision administrative, mais une injonction à agir. Elle fonde sa décision sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui définissent les conditions de saisine du juge administratif.
N° TA13-2602815(TA13-2602815)
**Sujet principal** : Recours en référé d'une société (Abo-Erg géotechnique) contestant son éviction d'une procédure de marché public pour offre anormalement basse et alléguant un manquement à l'obligation de définition précise des besoins. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête. Il estime que l'acheteur public (SOLIDEO Alpes 2030) n'a pas méconnu son obligation de définition précise des besoins et que la procédure de rejet pour offre anormalement basse, encadrée par le code de la commande publique, a été respectée. **Textes appliqués** : Articles L. 551-1 du code de justice administrative (compétence du juge des référés), et L. 2111-1, R. 2132-1, L. 2152-5, L. 2152-6 du code de la commande publique (obligation de définition des besoins et régime des offres anormalement basses).
N° TA13-2603920(TA13-2603920)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir d'un ressortissant afghan visant l'annulation d'un arrêté de transfert vers la Bulgarie et d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas méconnu le règlement Dublin (UE n°604/2013) en refusant d'appliquer la clause discrétionnaire de l'article 17 pour examiner la demande d'asile en France, malgré la présence d'un cousin sur le territoire. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et le règlement Dublin.
N° TA13-2604002(TA13-2604002)
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire français et assignation à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant nigérian. Le tribunal a annulé l'arrêté d'obligation de quitter le territoire (OQTF) du 14 janvier 2026, considérant qu'il méconnaissait l'autorité de la chose jugée, un jugement antérieur ayant déjà annulé une précédente OQTF. En revanche, il a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté d'assignation à résidence du 27 février 2026, estimant que cette mesure était justifiée et proportionnée au regard de la situation. Les décisions s'appuient sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA13-2604221(TA13-2604221)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé autorisant le travail à un ressortissant malien ayant demandé le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie et a prononcé une astreinte en cas de non-exécution. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
N° TA13-2604606(TA13-2604606)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté une requête en excès de pouvoir visant à obtenir la rectification d'une date erronée sur un arrêté municipal publié en ligne. Le juge a estimé que cette demande, qualifiée de demande de rectification d'un acte antidaté, relevait d'une mission d'administration active et non du contrôle juridictionnel. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable au titre de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge rappelant qu'il ne peut se substituer à l'administration pour modifier ses actes.
N° TA13-2604969(TA13-2604969)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un étudiant étranger visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge a considéré que la demande n'était pas urgente et était mal fondée, car un rejet implicite de sa demande de renouvellement était né du silence de la préfecture au terme du délai légal de 90 jours. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2604972(TA13-2604972)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension du déréférencement de la société Efia de la plateforme "mon Compte Formation". Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée et que l'urgence n'est pas établie. La demande est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA13-2605056(TA13-2605056)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'autorisation de licenciement. Le juge estime que le salarié n'a pas démontré le caractère d'urgence de sa situation, condition nécessaire pour obtenir une suspension en vertu de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du sérieux des moyens au fond.
N° TA13-2605062(TA13-2605062)
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en référé d'un ressortissant syrien demandant l'injonction au préfet de statuer sur son renouvellement de titre de séjour et de délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge constate qu'un silence de quatre mois de l'administration sur la demande initiale a fait naître une décision implicite de rejet le 15 novembre 2025. La requête est jugée irrecevable, le juge des référés ne pouvant faire obstacle à cette décision implicite, conformément aux articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative et aux articles R. 431-15-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
N° TA13-2604937(TA13-2604937)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la requête d'un justiciable demandant l'injonction de désigner un avocat commis d'office. Le juge estime que la demande, qui concerne le fonctionnement d'une procédure devant les prud'hommes ou le tribunal de commerce, relève de la compétence de l'ordre judiciaire et non de la juridiction administrative. La requête est donc déclarée irrecevable pour incompétence, conformément aux articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA13-2604699(TA13-2604699)
Sujet principal : Recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par la mairie de Marseille. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (formation d'ordonnance). Solution retenue : Rejet de la requête, car elle est jugée manifestement irrecevable en raison de l'absence de moyens de droit intelligibles et suffisamment précis. Textes appliqués : Article R. 222-1, 4° et article R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA13-2603915(TA13-2603915)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a prononcé un non-lieu à statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a constaté l'absence d'adresse ou de moyen de notification du requérant, rendant la procédure impossible. Cette décision s'appuie sur l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, permettant de constater qu'il n'y a pas lieu de statuer.
N° TA13-2603773(TA13-2603773)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Gap. Le juge estime que les moyens soulevés par la requérante (irrégularité d'affichage, atteinte à la sécurité publique, dysfonctionnements des réseaux) sont inopérants ou insuffisamment précis. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables ou aux moyens manifestement infondés.